Vautre

Mon Plan de Retraite

Saturday, August 29th, 2009 | Parkerama | 19 Comments

Gay CakeLe 20 Avril 2038 est une date qui fera figure d’événement. En plus d’être mon anniversaire ce jour béni sonnera mon départ à la retraite. Le date en question m’a été notifiée il y a de cela quelques temps, sur un rapport de mon pension-plan (car oui je pense à mes vieux jours)… ce fût un jour de grande déprime noyée une fois de plus dans l’alcool.

Depuis qu’on est ensemble avec Parker nous en sommes venus à élaborer un scénario génial et d’une vulgarité sans équivalent au sujet de nos vieux jours. Je ne résiste pas à l’envie de nous présenter le projet R et d’en garder à peu de chose près la tournure poétique:

On va s’acheter une petite maison près de la mer. Et quand on sera vraiment croulant on louera les services de deux petits jeunes super sexy et en shorty-débardeur (genre Bel-Ami) pour pousser nos chaises roulantes. On ne pourra plus se rouler dans la fange et la luxure car notre tuyauterie sera hors-service depuis quelques temps déjà (nous n’excluons pas des récents problèmes de prostate), mais on fourrera quelques biftons dans le slips de nos deux employés pour les voir se faire des trucs un peu salace devant nous. Et on les regardera en se souriant.

On demandera aussi à nos deux employés de nous faire des super cocktails et de nous emmener ensuite à la plage pédé. Pendant qu’ils bronzeront leur corps sublimes nous on sera sur nos petites voiturettes, à moitié bourrés, un plaid négligemment posé sur nos genoux cagneux et squelettiques, gentiment parqués dans les dunes, coiffés de bérets ridicules et de lunettes de soleil vintage horripilantes achetées en 2008. Et avec Parker on épiera comme les deux vieilles tapioles qu’on est devenues les ébats en plein air de la faune locale avec de ridicules jumelles, en se marrant comme des bossus et en comparant les mérites des participants du jours. On sera vieux mais on se laissera aller quand même dans les bras du stupre, pas physiquement car avec notre sciatique il faudrait appeler les urgences car c’est trop clair qu’on va rester coincés à un moment ou à un autre, mais car ça nourri le cerveau et réanime de vieux souvenirs alors que l’on était beau et capables des plus coquines fantaisies.

On sera connu de toute la communauté locale comme les deux vieilles follasses et leurs gigolos, et de la communauté gay comme des progressistes libertaires. On poussera même le vice à aller à la messe tous les dimanches avec nos antiques loques couture et communier, sans oublier de faire de l’œil ensuite aux beau messieurs dans le pub local où on ira se jeter un deux cinq quelques godets. On se regardera ensemble des vieux films main dans la main en se remémorant du jour où on les avait vu à leur sortie en salle, on traitera feue Madonna comme une héroïne et ce désormais déchêt de Brad Pitt comme un vieux beau déjà à son 34ème lifting. On ressortira une fois par an à l’occasion du grand nettoyage de printemps de notre petite maison (effectué nu par nos deux employés) des anciens magazines gay pornos en se disant que finalement c’est vrai: les pornos il suffit de les laisser dormir quelques temps et ils retrouvent tout leur fraîcheur. On sera devenu sage mais sans avoir perdu notre personnalité. Et on se marrera tellement à raconter des conneries qu’on s’en décollera la plèvre, et qu’on toussera comme des tuberculeux.

On aura aucune honte aucune à embrasser les fesses rebondies et à fossettes de nos serviteurs mais on ne se montrera plus à poil depuis pas mal d’années déjà. Parce que notre plastique n’est définitivement plus ce qu’elle était et les plis c’est pô très beau, surtout quand on a le cul effondré. On dormira dans la même chambre mais pas dans le même lit ce qui ne nous empêchera pas de nous faire des gros câlins et de nous souhaiter bonne nuit comme aujourd’hui à coups de gros bisous retentissant et à se dire qu’on s’aime et que la vie ensemble c’est trop drôle et agréable (surtout pour Parker depuis qu’Apple a fait faillite et que j’en suis devenu quasiment paraplégique de la zizouille).

Je suis impatient de vieillir avec Parker et de mettre notre projet de retraite à exécution!…

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Les joies des sports cools et nautiques, by Fabrice. M

Thursday, July 23rd, 2009 | Gin and Tonic World Tour© | 16 Comments

J’en suis revenu épuisé mais j’ai tenu le coup après (au moins) 15 essais infructueux -sachant que je progressais à chaque fois, naturellement… enjoy!


15 essais pour 3 secondes de bonheur…
J’allais oublier: c’est moi sur les skis!

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Mon Karma et Moi

Saturday, April 5th, 2008 | Rosbif life | 6 Comments

Comme je le suggérais dans le billet précédent, c’était mine de rien une période un peu difficile ces 15 derniers jours: épée de Damoclès au bureau (issue réglé), nouvelle engueulade avec Parker (issue réglée), légère déprime et vision de la vie super en noir (issue quasiment réglée) et je vous le fous en mille, c’est une nouvelle vautre qui a ouvert les festivités.

C’était donc il y a deux semaines, le Jeudi juste avant Pâques. Je sortais de chez moi et à l’angle de ma rue je téléscope plutôt violemment un type format armoire à glace (genre Koubiac, vous voyez le genre…) et je tombe comme une pauvresse sur le trottoir mouillé, souillant dans la foulée mon joli petit imperméable (issue réglée depuis).

Pas une excuse, pas une main tendue de la part du Koubiac, juste un “next time you will watch where you are going!” (que l’on traduirait par “La prochaine fois tu regarderas où tu mets les pieds!”) et de se casser tout pimpant. J’étais estomaqué, mutisme complet devant une attitude pareille.
C’est une petite vieille qui est venue me demander si ça allait, et à laquelle j’ai juste dit que ce connard qui venait de me renverser n’était qu’un motherfucker. Elle m’a répondu très gentillement, un peu choquée par mon langage peu châtié, “You are probably right, dear…

Je m’en suis sorti avec un méga-bleu sur le haut de la fesse droite, aujourd’hui résorbé. Dieu merci je serai pristine au bord de la piscine à Miami dès Mercredi… après ma séance shopping à New York avec Parker. Le karma est bel est bien sur le retour!

Et vous savez quoi? Dans exactement 2 semaines c’est ma white-party d’anniversaire!!! Fabrice Powaaaaaa!!!!!

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Tchin et à la Bonne Vautre!

Friday, December 7th, 2007 | Le travail, hélas, Rosbif life | 10 Comments

Ma collègue et amie Vitoria (une superbe créature du Cap Vert, en passant) va sacrifier sa journée de Nawel pour faire du volontariat au sein de l’association “Crisis” qui aide les sans-abris à croire en eux et se réinsérer dans la société. Crisis pendant une quinzaine de jours durant la période festive fait également profiter à ces personnes du réseau étendu qu’elle a tissé ces dernières années: des cinémas, des églises, des théâtres ouvrent leur porte gratuitement pour réchauffer, nourrir, héberger, ranimer des passions et des aptitudes.
C’est aussi une assoce qui vit sur les dons donc ni une ni deux Vitoria hier avait organisé un charity lunch pour récolter de la thune. Good on her. Certains collègues d’origines diverses ont donc cuisiné des spécialités de leur pays qu’il nous revendaient à la portion à la cantoche de la boîte. Pour résumer: une très bonne idée (surtout quand on sait que facile trentes nationalités sont représentées au taf… l’effet London!)

Comme tout le monde dans mon équipe s’est investi là-dedans j’ai donc adopté le rôle de vigie: en gros ce petit monde vendait et servait en bas et moi j’étais au téléphone en haut au cas où y aurait du taf qui se présente. Et de l’obligation de bouffer à mon bureau en conséquence…

Je suis donc descendu vite fait au début du lunch à la cantine et mon appétit s’est porté chronologiquement sur une crêpe sauce chocolat-rhum-vanille (£1.00), un marbré léger mais intense (£1.00), des fairy-cakes les bien nommés (£1.00) et du putain de veijoada, une spécialité du Brésil ou du Cap Vert, je sais plus: du choux, des haricots rouges, des tomates, des épices sensuels, de l’ail et beaucoup de sauce. Sans oublier le riz! (£1.50 -une affaire, pain inclus!)

Je remonte avec mes assiettes (en carton), la bouche salivante à l’idée de dévorer comme une grosse vache à mon bureau bien peinard lorsqu’en ouvrant la porte de mon département avec mon badge je ne sais pas si c’est un de mes genoux qui a accusé un coup de mou, le poid des assiettes dans mes deux mains qui a perturbé mon équilibre ou un de mes talons-aiguilles qui a dérâpé sur la moquette élimée mais je me suis vautré comme… comme… une véritable merde. Il y avait du veijoada partout. Pendant une micro-seconde je me suis dit que c’était incroyable de pouvoir étaler une si petite portion sur une aussi grande surface.
Première réaction: un gros “OHHH FUCK!” bien colérique à 100 000 décibels et je reprends mes esprits (en vérifiant bien que personne ne m’aie vu me viander aussi inélégamment), puis commence à paniquer: à 3 mètre de moi il y a la salle de réunion où Number 1 (notre big boss) est en meeting pour la journée avec du beau monde de la maison-mère parisienne. Et c’est pratiquement l’heure du déjeuner!!!!!!! Au secours! Il vont pas tarder à sortir et à trouver ce merdier!!

Ni une ni deux je me mets à genoux et commence à ramasser à mains pleines le plus gros du foutu veijoada de sa mère. Et avec du riz ET des haricots rouges éparpillés dans un rayon de deux mètres c’est pas facile, et râcler avec des assiettes en carton détrempées c’est franchement pathétique. Finalement vomir c’est plus pratique: ça fait un tas plus ou moins compact.

Inutile de dire qu’entre temps il y a le va-et-vient des collègues: et vas-y que je te marche là-dedans, en me demandant “Fâââââb! Hellooooo! Ben qu’est ce que tu fous là, dââââârling ? Ouh, t’as vu t’as les genoux maculés de… c’est quoi? Tu saignes? Ah ah ah!” et de répondre bien sinistre mais digne “C’est rien je me suis vautré, non pas la peine d’appeler une ambulance c’est de la sauce veijoada sur mes genoux, assortie à la languette de mes Pradas tu remarqueras!” avec un faux sourire bien tendu. Maudit veijoada! Connasses de collègues! Il n’y a plus de respect…

Bref ça a bien glosé bitché là-dessus hier après-midi. J’ai trouvé un de nos agents d’entretien, généralement fainéant comme une couleuvre qui dans mes yeux a probablement vu les deux fléchettes au venin qu’il allait se prendre au cul si par hasard il n’arrivait pas à dénicher un aspirateur. Mais c’est lui qui a proposé. Et j’ai donc pu redescendre racheter ma pitance. Mais j’avais moins d’appétit, et puis les pauvres et ce genre d’opération finalement ça commence par être coûteux! La prochaine fois faites des frites, merde!

Je crois que je suis la Hilary Banks des blogs (ai encore failli sévir ce soir avec une tasse de thé vert en montant au salon…). Mais le charity lunch a rapporté £251.00… y en a qu’on bouffé deux fois, c’est clair!

Last minute: …et Parker vient de me demander alors que je finissais ce billet d’aller redresser les plantes qui se sont renversées sur le balcon (il s’est détruit le dos et on a eu des sales rafales de vent la nuit dernière)… et guess what? Je viens de me péter un ongle! Je me demande ce que le week-end me réserve…

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