Pochetronnage
De l’utilité du Maquerellage
Car être une connasse c’est un art de vivre…
Je suis en train de tourner autour de mon mec et de son ordi ces derniers temps car il me semblait que quelquechose se tramait. Déjà Parker va s’acheter un iMac (bon j’admet j’ai un peu fait le forcing mais ça lui plait et c’est beau)(en passant Marcel Dugomier, sur mes précieux conseils va aussi sauter le pas et investir dans le précieux verger) (promis j’arrête avec les parenthèses après mais je trouve qu’Apple pourrait bien me faire un petit cadeau avec tous les clients que je leur rabats…), et ensuite je le vois à consulter des trucs avec des piscines, des machins qui flottent en bord de mer… bref je maquerelle: un bisous par-ci pendant qu’il tapote sur son clavier, et que je te ramène une petite tassounette de thé, oh et pis je vais faire un peu de ménage sur ton bureau, là.. sans oublier le petit coup d’œil sur l’écran miniscule de sa bécane (vivement son iMac 24 pouces!).
C’était dur mais j’ai percé la clef du mystère. Il est en fait en train d’organiser son anniversaire (cette année son âge se termine par un zéro, donc on fait dans le festival de Cannes). Et mon mec ce soir m’a invité à une bouffe -en discount certes mais je m’en fous- dans un très grand hôtel londonien pour fêter le fait qu’il a enfin trouvé quoi faire pour le “moment A”: une grande villa sur une île dans la Méditerranée (pour nous, les keupines et les keupins) avec un petit tour en yacht avec roteux à volonté à bord… je n’ai pas encore tous les détails mais j’y retourne! Et il semblerait que le prix n’est pas aussi épouvantable que ça, et je vous assure que j’ai un mec qui ne balance pas son blé comme ça, pas comme moi! Chez les Parker on a compris le sens du mot “comparer”, “faire jouer la conccurence” et “value for money” ce qui explique pourquoi il est retranché derrière sa merde de pc son portable à compiler et comparer pour avoir la meilleure mouture au meilleur prix.
Princesse Fabrice: toujours dans les meilleurs coups! Même que ma White Party fait figure de pause-clope à côté!
(et si Parker voit que j’ai déjà ramené ma gueule je risque la lobotomie pure et simple…)
Parlons peu, mais parlons couille
Rencontre surprenante il y a quelques jours lors d’une soirée informelle et arrosée dans le petit duplex des A-Gays comme nous les appelons avec Parker. Les A-Gays sont un couple homo de notre voisinage, très sympathique, formé d’un sujet de Sa Gracieuse Majesté et d’un citoyen américain. Ils sont devenus nos amis suite à une invitation au cocktail hebdomadaire du Mercredi que donne Parker… et récemment ils recevaient leurs amis sensibles et leurs admiratrices pour un petit moment ma foi fort sympathique, nous devions être un bonne quarantaine d’invités. Ambiance champagne et canapés, “Sunrise” des Simply-Red en fond musical et brouhaha des gens qui passent un bon moment meublé de quelques éclats de rire.
Je me promenais ma coupette en main et j’ai fait une rencontre très intéressante et fortuite. Un monsieur très agréable, le teint hâlé, sourire ultra-brite, la bonne quarantaine, pas un athlète mais un homme qui s’entretient à l’évidence, bref ze californien dans toute sa splendeur. Très timide il logeait chez les A-Gays qu’il s’honore d’avoir pour amis et se trouvait bien content que quelqu’un vienne lui faire la conversation, “je suis plus à l’aise aux USA où je connais plus de monde dans ce genre de party…”
Curieusement il a eu l’air très interessé par mon job que même moi à un moment j’étais un peu saoûlé de ne parler que de moi (et pourtant j’ai pas trop besoins de me forcer, hein!). Je coupe au court et lui demande ce que lui fait dans la vie. “I am a movie producer” me répond-il. Et ok j’admets que j’ai brièvement vu Hollywood et me demandais bien ce que j’allais porter pour aller chercher mon Oscar après qu’il m’ait découvert et proposé un contrat pour être le prochain Brad Pitt…
“I am a gay hard-core movie producer” précise-t-il timidement. Et ok j’admets que je me suis vu brièvement chafouiner dans un jacuzzi avec des mecs du genre Bel-amis et me demandais bien ce que j’allais porter pour aller chercher mon Hot-d’Or à Cannes. Mais finalement c’est pas aussi glamour et paillettes qu’Hollywood… quoiqu’il y a tout autant de champagne!
On s’est sourit, il a bien vu que j’étais en train de m’amuser comme une folle un fou. Sans le saoûler à mon tour je lui ai posé plein de questions, et il m’a filé plein d’anecdotes. Finalement le petit monde du porno est assez drôle. “Et rempli de vrais professionnels” dixit mon producteur de films de boules. Par contre j’étais un peu déçu (et lui aussi d’une certaine manière, le métier a changé, c’est plus ce que c’était ma bonne dame, tout fout le camp!) d’apprendre que la plupart des acteurs utilisent du viagra ou du cialis pour garder la gaule. Et à Hollywood ils utilisent des gels chauffants et anésthésiant pour les rondelles un peu fragiles, si c’est pas mimi et attentionné tout ça! Il m’a même permit de le questionner concernant l’exploitation humaine dans certaines sphères ce son corp de métier et il a répondu très franchement et honnêtement je pense.
Non, vraiment, un homme charmant et selon mon cœur… mais je vois mes A-Gays sous un autre jour maintenant, malgré leurs coté anally-retentive et leurs bonnes manières!
Barfly*
Soirée improvisée chez un collaborateur proche (sur la base du volontariat) et néanmoins ami de Parker hier soir. J’y étais ainsi qu’avec les parents de mon bien aimé et l’épouse de notre hôte dans leur charmant appartement au cœur du vieux Mayfair, juste à coté (genre 3 mètres) du “Punchbowl”, le pub de Guy Ritchie. Notre hôte et son épouse (tous deux dans la partie supérieure de la quarantaine) ont tous les deux des jobs très prenant et à hautes responsabilités et l’idée d’une petite fête improvisée chez eux en dit long sur l’affection qu’ils nous portent, que ce soit moi, Parker, Parker et moi, Parker moi et ses parents… recevoir chez soi en milieu de semaine c’est fatigant donc on apprécie la gentillesse de ce genre d’invitation spontanée (moi ça me faisait tellement plaisir que j’ai du dépenser le prix du diner en fleurs pour madame the hostess with the mostess).
Ce sont également de bon vivants et de bons viveurs1 et leur table est généreuse et bien garnie, ce sont deux personnes d’excellente compagnie et je me suis toujours senti très privilégié de les connaitre et d’être digne de leur amitié et de leur gentillesse. L’épouse de notre hôte est aussi une femme qui force mon admiration car elle bosse comme une dingue, comme je l’ai déjà dit, et elle souffre de sclérose en plaque: à son emploi du temps de ministre s’ajoute les séances de physio et autres joyeusetés en hôpital. Cependant hier soir, autour de leur petite table de cuisine (ces appartements du vieux Mayfair ne sont pas toujours de ces penthouse où la place est en abondance, ou un logement de fonction comme celui de mon mari…) je les observais et des choses me sont revenus en mémoire, sans être sollicitées. Il faut dire que j’étais levé depuis 5h du mat et j’étais un peu crevé, d’autant plus qu’à un moment la conversation a viré un peu “homophobie ordinaire sans méchanceté mais homophobie quand même” à cause du papa de Parker et de belle-maman au sujet d’une personne de notre connaissance et je me suis permis de remettre les choses à plat avec diplomatie et de rappeler calmement (et très gentillement de surcroît) à l’assistance qu’en parlant de pédés il y en avait justement deux à cette table. Et fatigue oblige je n’ai plus trop parlé, préférant rire et me laisser aller à l’ambiance grandissante et authentique de la tablée. Tout ça pour dire que j’observais nos hôtes et je me suis dit qu’il ne faut décidément jamais sous-estimer le don de l’esprit humain à pouvoir s’enterrer la tête dans le sable.
Je me suis souvenu de cette journée passée à Calais l’an dernier pour acheter le champagne de la White Party avec notre hôte et Parker. J’aime bien boire un coup mais deux ginto à 11h plus deux bouteilles de pinard à trois au déjeuner ce n’est pas trop mon truc. Moi je picole en réunion (bon, ok, des fois un apéro seul) et de préférence en soirée. Nous avons fait nos courses et en attendant notre navette Eurotunnel et ben notre hôte est parti au bar s’envoyer un double ginto pour la route. En arrivant à Londres on était invité chez lui et sa femme et hop! re-double tournée de double ginto (là j’étais plus dans mon élément: on était après 19h!) plus du pinard à gogo au dîner.
Même chose pour elle. J’ai eu un flashback de l’anniversaire de Parker l’an dernier dans le petit resto à tapas en face de chez moi. Je n’avais pas pu assister au diner et je les avais rejoint en fin de repas en rentrant du taf. Elle était dans un état lamentable, déchirée comme pas possible, elle pouvait à peine parler (les autres invités étaient bien pompettes aussi remarquez bien mais pas déchirés). Et en fait chaque fois que je la vois elle a un verre dans la main. Préférablement du champagne. So chic.
En arrivant chez eux hier soir et les fois d’avant j’ai eu l’impression qu’ils étaient déjà pétés quand j’y repense, et toute une série de souvenirs s’est enchainée. Je crois qu’ils se pochetronnent tous les deux. En amoureux. En les observant je détaillais leur visage et j’y découvrais une vérité un peu inconfortable. “D’un autre coté peut-être que je me trompe et que j’ai l’imagination qui vadrouille” me disais-je en goûtant le délicieux vin rouge couleur de rubis qu’on me servait. Et là il s’est passé un truc…
J’ai demandé quelle était cette délicieuse ambroisie. On m’a répondu. Et j’ai demandé quel était son degré d’alcool2. Un bon 12.5% vol…. “ce qui est parfait rétorquai-je, je reproche un peu aux vins du Nouveau Monde d’être un peu trop rustre de ce coté-là, mais 12.5% vol. c’est idéal. ”
“- Oui, me répondit notre hôtesse, et 12.5% vol ça se boit très bien le matin…”
Elle a certainement compris qu’elle venait de lâcher un truc un peu gênant, là (ce qui m’a déçu pour dire vrai c’est que connaissant son attachement pour le champagne j’aurais préféré imaginer qu’elle se débouchait de bonnes bouteilles pleines de bulles le matin!). Mais nous sommes en Angleterre et l’embarras en bonne compagnie n’est pas de rigueur. Nous avons donc continué la conversation comme si de rien n’était… c’est aussi un truc que j’aime assez chez notre hôte et notre hôtesse d’ailleurs: chez eux on n’aime pas les gros mots et l’exhaltation (mais on adore le politically uncorrect tant qu’il est spirituel et/ou drôle… je m’en donne à cœur joie à chaque fois). On peu se déchirer la tête au bon rouge ou à ce qu’on veut mais péter à table ou sortir du cadre formel est très mal perçu. Pire: voire unforgivable!
(*) Film mettant en scène Mickey Rourke et Faye Dunaway dans le rôle de deux ivrognes dont la relation amoureuse fluctue en fonction du degré de cuite de chacun des protagonistes (je résume, et c’est un très beau film)
- Pensez Jean Marie Proslier dans la pub pour Norwich Union au siècle dernier: “bon vivant rime avec prévoyant!” ↩
- je dois dire que quand je vais chez eux je me méfie ils nous font vraiment trop boire (en toute gentillesse, hein!). La première fois que j’y suis allé avec Parker on a été très malade en rentrant et toute la nuit. Quand je dis malade je fais dans le politiquement correct, on est d’accord. C’était effroyable…. et on partait sur un vol long-courrier le lendemain! ↩
Une Vie De Chien Je Vous Dis…
… le titre de ce billets se veut un résumé bref mais précis de ce week-end passé à se lever aux aurores pour aller gagner mes sous:
J’ai trouvé un bouquin sublime et -at last- pas gnan-gnan ou trop subjectif consacré à l’influence de Madonna du point de vue du style vestimentaire tout au long de sa carrière. Beaucoup de photos, un bon travail de fond et de recherche, des commentaires de Madge herself: un joyau!
Je peux confirmer ici-bas que je suis à Paris (France) pour un second volet de l’International Blogging Convention à partir du 6 Juin. On prend les mêmes et on recommence! J’en peux plus de triper…
Ce même week-end verra le Pushy-Pushy Ambition Tour©, le Girly Chicken Show® et le Gin and Tonic World Tour™ dans le même endroit, Rue Keller pour célébrer le vernissage d’une expo d’un autre blogueur (il écrit ET il photographie, si ça c’est pas du talent!). Le tout pourrait être suivi d’un truithon mais je n’en dis pas plus. Il y a une fée que j’aimerais bien voir aussi (message in a bottle…)
J’ai rencontré l’adorable Steppen Samedi dans ma bonne vieille cité albionne, au premier étage d’un bar de garçons sensibles avec son acolyte Jay pour quelques vodka and soda avant qu’ils ne se déhanchent devant les Girls Aloud live. Steppen avait un polo qui déchire et Jay un très joli sourire; ce petit monde s’est entendu comme cul et polo chemise tout de suite c’était super de se rencontrer même si ce fût bref! Je suis impatient de les revoir à Paris!
Dîner à l’Intercontinental Hotel dans le resto de Theo Randall Vendredi soir, invité par Parker himself qu’on a bien rigolé autour d’un bon Bordeaux rouge de sa race tous les deux en amoureux…
Enfin, week-end enterré hier soir entre amis chez un collègue de Parker autour de 3 ou 4 gin and tonic et de délicieux sandwich fait maison.
Oh et j’ai téléchargé plein de petits logiciels sublimes et pratiques sur mon MacBook et demain Mardi je vais au zoo avec mon jules. Qui plus est mes keupines sont rentrées de vacances le bitchage intensif reprend. I love my life!
Stop-press de dernière minute: Marcel Dugomier n’est pas constipé (je menais une enquête ce Lundi soir…)
35ème Anniversaire: Referendum!
Je vais donner un léger coup de pied au cul aux retardataires invités à ma teuf d’anniversaire par le biais d’un reminder par email ce week-end. Y a une deadline (ndlr: flexible selon mon humeur et l’invité concerné) alors comme dirait une certaine Fée (qui elle même a les gonades de me faire le coup de l’impatiente alors que je n’ai reçu aucune réponse de sa part, genre “je suis une fée mais je suis au dessus de tout ça, moi”… croyez-moi, invitez des connasses, effet boomerang garanti!) (Edit 22 Février: après vérification et incompréhension, coup de sacs à mains et rabibochage à coups de bisous sonores il semble que cette chère Fée n’avait pas reçu le message. All is well…) on se sort les doigts et on maile oui, ou non (just try it, baby!), ou même merde (dont’ even think about it) mais on maile. Qui plus est les FaceBookeurs et FaceBookeuses je vous ai créé un “event” qui vous permet de cliquer au lieu de mailer…
Mais je m’égare. En fait en discutant de cet événement que j’ai eu le bon goût de ne pas prévoir en même temps que les Oscars (je déteste créér des dilemnes auprès de mes amis artistes) on m’a demandé si j’avais prévu un dress-code. Au début j’ai dit non et puis après je me suis dit qu’une floppée d’invités arrivant à la Fabriché-Mansion tout de blanc vêtus ce serait bien, sans compter l’effet de groupe en arrivant en te-boî.
Donc je me permet de vous consulter: dress code “tu t’habilles en blanc pour ma teuf” oui ou non? Et pourquoi?
(Et les gonzesses l’excuse du “le blanc ça grossit” ne sera pas acceptée, car c’est MA teuf pour MES 35 ans et il suffit d’un coup d’UV ou de “Sublime Bronze” de l’Oréal-because am worth it pour être super chic en blanc rien qu’avec un beau patalon et un joli ticheurte.)(À moins que je sois un gros beauf pour avoir des idées pareilles?)(je veux dire de s’habiller en blanc. Pourtant même Puff Daddy l’a fait, sans oublier moi à Miami en Novembre dernier…)
Keskevouszendites? En sus je mets un sondage dans le blog-it express…