Mouillage de culotte
Bayreuth Année 0 (Final episode)
Il apparait très vite que pénétrer dans le Saint des Saint de l’univers Wagnérien répond à un protocole bien établi. Hors de question de s’assoir dès qu’on a trouvé sa place. Non, car l’exiguïté des lieux en terme d’espace entre les siège fait qu’il y a toujours quelqu’un à laisser passer (ce qui permet au passage de juger du bon goût teuton. Chanel & Co ont de beaux jours devant eux). Limite je me suis insurgé contre l’organisation allemande qui a pourtant une réputation qui n’est plus à faire. D’ailleurs on reste debout parce que voilà, c’est comme ça, on reste debout. C’est der protokol.
Petite note en passant, Wagnerland c’est très beau et l’acoustique du lieu est sublime car tout -ou presque- est en bois. Y compris les sièges. C’est à mon avis un des rares endroits où avoir un cul de poney peut servir (je ne citerai pas de nom mais à l’issue de la représentation j’en connais un qui m’a avoué ne pas avoir eu mal au cul du tout et avoir passé un bon moment avec juste un petit coussin. J’étais grave vexé). Nous avions certes emmené nos coussins made in England mais mon petit cul (moulé à la louche ET de porn-star) de mec pas trop épais (mais néanmoins admirablement proportionné) et mon dos ont réellement souffert. C’est ça aussi d’être un mélomane passionné!
Pendant que l’on était debout et qu’avec Parker on se regardait avec un sourire d’une niaiserie amoureuse navrante il m’est apparu que l’orchestre était invisible car niché dans une fosse autour de la scène (“je te dis qu’ils sont tous à poil et en charentaises avec leurs instrument respectifs dans la fosse, je connais l’Allemagne, moi!” ai-je suggéré à mon mari hilare). Et tout d’un coup, toujours debout, le silence s’est fait. Les petites Walkyries avec leurs clefs se tenaient debout avec nous devant leurs portes respectives. Puis elles on reculé pour repasser à l’extérieur du théâtre, on fermé leur porte et l’ont verrouillée. Nous nous sommes enfin assis. Avec Parker on était enfermé chez Wagner et on a senti comme un frisson parcourir l’assemblée et notre dos, c’était vraiment bizarre de sembler aussi seuls ensemble et simultanément part d’un moment privilégié collectif. Nous étions seul avec Wagner, chez lui, avec sa musique et ses héros mythologiques.
Je ne suis pas au sens propre un Wagnérien. J’aime, j’adore l’opéra mais Wagner ça m’a pris du temps, 20 ans en fait.. Wagner c’est du long et c’est du lourd, du technique, voire de l’expérimental, choses que l’on pourrait opposer à l’opéra français ou italien plus léger, plus décoré, plus émotionnel et sensuel. Parker, lui, il a la musique dans le sang, et il a une oreille que j’envie car elle sait décoder les nuances, saisir le sens et embrasser la teneur d’un son (et accessoirement qui arrive à m’entendre quand je marmonne dans ma barbe à son sujet quand on s’engueule: “tu m’as appelé comment, là?…” mais bon il a commencé le piano à trois ans et demi et a une formation de soliste gagnée à Oxford, resistance is futile).
Non, franchement je ne suis pas un Wagnérien. Je suis un Ravelien moi. Mais quand le prélude de Lohengrin a commencé je crois que Wagner et moi on s’est comme qui dirait vraiment rencontré et on a passé un moment vraiment divin. Je crois que je l’ai enfin compris et j’ai réussi à l’aimer. Sincèrement. J’ai même un peu pleuré. Moi, Fabrice. M. Sur du Wagner. Un truc de malade… la production était très moderne et je ne cacherai pas qu’elle ne m’a pas vraiment plue, sauf peut-être les costumes de rat et quelques trouvailles post-modernistes mais pas vraiment avant-gardistes. Les critiques me suivent sur ce coup-là. Mais la musique mes enfants, la musique… c’était indescriptible de sensation et de beauté.
Et avec trois actes d’une heure chacun entrecoupés d’interludes d’une heure mon fessier a survécu alors que mon oreille connaissait l’orgasme sonore par vagues successives. J’ai joui de l’oreille comme la dernière des gourgandines. Avec en sus une opportunité de se jeter sur les saucisses, les bretzels et le Riesling! Je disais dans mon billet précédent qu’il a fait un temps épouvantable et ce fut une chance. Car le théâtre n’a pas la clim’ et par périodes de grandes chaleurs les évanouissements et suées collectives peuvent gâcher l’expérience. Franchement je n’ose pas imaginer ce que ça peut être mais le peu que j’ai entendu me suffisent à apprécier que cette première fois fut magistrale.
Donc voilà c’était mon Bayreuth à moi et c’était über bien. C’était very special. Avec une personne qui me voulait là, après 18 ans à espérer vivre cette expérience, avec sa petite crevette französich. J’espère qu’il y en aura d’autres, avec lui (on se met tous à postuler dorénavant). Mais sans CD de Wagner dans la caisse et un peu plus de Madonna car on est pas des chiens non plus. D’ailleurs depuis qu’on est rentré mon jules fait une dérive: 3 bios de Richard achetées et toute sa zique chargé dans l’iPod. Mais Bayreuth vaut bien une messe… (private joke!)
Back in the Game!!!!

Je l'admets j'étais un peu bourré mais j'étais avec mon chéri, mes potes et mes co-étudiants et ce document coûte la bagatelle de £7000!
Alors dans l’ordre absolument pas chronologique:
- J’avais cassé mon blog (genre tout était lô mais j’arrivais plus à y accéder que même j’ai eu hyper peur)
- Mon blog il est réparé (que même que j’ai tout réinstallé tout seul que j’ai eu hyper peur)
- Apparemment mon blog servait à vendre des substances qui rendent le phallus plus dur et plus longtemps (c’est mon hébergeur qui me l’a dit et m’a même menacé de suspendre ce blog que j’ai envoyé un mail bien pommé tu peux me croire!… mais je dois admettre que sur le coup j’ai eu hyper peur)
- Je ne vais plus à l’école depuis Jeudi dernier. Ma graduation était trop de la balle de sa mère je suis arrivé 5ème, t’y crois toi? Avec en plus la mention spéciale du jury “étudiant qui donnait tous les signes de trop se planter et ben que nenni non point il se les a sorti et il a bossé comme une brute! (n’empêche que j’ai passé toute la journée à psychoter même que je me suis engueulé avec Parker alors que c’était son anniversaire. J’ai eu hyper peur)
- Je pense renommer ce blog “Absolut Raspberries and Tonic” car je viens de découvrir ce mélange et mine de rien l’addiction me guette et j’ai trop hyper peur (un peu)…
- Ma libido est dans une passe intense qui me faire hyper peur (et à Parker aussi mais il a l’air de bien tiendre le coup)
- Je suis donc un Graphic Designer (que même que j’ai un certificat pour le prouver. T’as hyper peur là, hein?)
Je suis reviendu!!!!!!!
Je suis un Graphic Designer!!!!!!
World peace!!!!!
…et bientôt mon site de graphic design qui nique sa race!!!!! (teaser)
Hou-ah! Hou-ah!
Je viens officiellement de terminer ce soir mon premier trimestre de fac (avec un brief que j’ai trop produit du caca enfin bref…).
C’est les ouacances!!! Holidays!! À moi cocktails et autres fêtes pré-Nawelliennes avec alcool, débauche, chorégraphies d’enfer et marivaudages… allez c’est vidéos! (vous savez que je suis probablement dans le public sur cette vid’? Je vous raconterai un jour comment je suis allé voir le Blond Ambition World Tour à l’insu de mes parents alors que je n’avais que 17 ans -j’étais beau comme un enfant, fort comme un homme… 300 bornes pour y aller, 300 pour revenir le tout dans la même nuit, ah jeunesse, jeunesse!)
(j’ai pas encore fini le travail par contre, mais j’ai le week-end pour faire mon Christmas shopping!)
De l’utilité du Maquerellage
Car être une connasse c’est un art de vivre…
Je suis en train de tourner autour de mon mec et de son ordi ces derniers temps car il me semblait que quelquechose se tramait. Déjà Parker va s’acheter un iMac (bon j’admet j’ai un peu fait le forcing mais ça lui plait et c’est beau)(en passant Marcel Dugomier, sur mes précieux conseils va aussi sauter le pas et investir dans le précieux verger) (promis j’arrête avec les parenthèses après mais je trouve qu’Apple pourrait bien me faire un petit cadeau avec tous les clients que je leur rabats…), et ensuite je le vois à consulter des trucs avec des piscines, des machins qui flottent en bord de mer… bref je maquerelle: un bisous par-ci pendant qu’il tapote sur son clavier, et que je te ramène une petite tassounette de thé, oh et pis je vais faire un peu de ménage sur ton bureau, là.. sans oublier le petit coup d’œil sur l’écran miniscule de sa bécane (vivement son iMac 24 pouces!).
C’était dur mais j’ai percé la clef du mystère. Il est en fait en train d’organiser son anniversaire (cette année son âge se termine par un zéro, donc on fait dans le festival de Cannes). Et mon mec ce soir m’a invité à une bouffe -en discount certes mais je m’en fous- dans un très grand hôtel londonien pour fêter le fait qu’il a enfin trouvé quoi faire pour le “moment A”: une grande villa sur une île dans la Méditerranée (pour nous, les keupines et les keupins) avec un petit tour en yacht avec roteux à volonté à bord… je n’ai pas encore tous les détails mais j’y retourne! Et il semblerait que le prix n’est pas aussi épouvantable que ça, et je vous assure que j’ai un mec qui ne balance pas son blé comme ça, pas comme moi! Chez les Parker on a compris le sens du mot “comparer”, “faire jouer la conccurence” et “value for money” ce qui explique pourquoi il est retranché derrière sa merde de pc son portable à compiler et comparer pour avoir la meilleure mouture au meilleur prix.
Princesse Fabrice: toujours dans les meilleurs coups! Même que ma White Party fait figure de pause-clope à côté!
(et si Parker voit que j’ai déjà ramené ma gueule je risque la lobotomie pure et simple…)
Frivolité
J’ai des envies de frivolité. C’est toujours comme ça quand je suis très fatigué. Envie de faire péter la carte pour acheter tout et n’importe quoi sans regarder à la dépense. De longs déjeuners et de bons petits dîners au resto avec les keupines, copieusement arrosés de bon rouge. De bitchages intensifs sur des conneries tranquillement improbables, en lisant son horoscope et tout en matant les beaux mecs qui passent. Envie de flirter grave. De balades et de piques-niques dans les parcs avec un bon petit rosé very chilled, les pieds dans l’herbe fraîche. Envie de nager sur le dos des longueurs infinies en regardant le ciel. De prendre le premier avion pour Chicago ou Hong-Kong. Envie de me marrer comme une connasse à la moindre blague foireuse et crue. De parler en anglais comme un charretier et ponctuer toutes mes phrases de fucking-ci ou fucking-ça. Envie d’être lové dans un grand canapé avec un gin et une bombasse qui me masse les pieds.
Et curieusement quand je suis aussi vanné c’est aussi là que je me sens le plus chaudasse… (C’est Parker qui va être content.)
Je suis de très bonne humeur, mais tellement crevé. J’ai des envies de frivolité…
Et je vais à Paris (France) voir mes blogueurs le week-end du 6 au 8 Juin. L’oracle a parlé.
White Party: We Are GOOOOOOOO!
La déco est une merveille, les 4 invités pour une special-preview ont achevé un consensus: lumières parfaites, ambiance réussie, l’appart’ est différent, festif, glamour et méconnaissable tout en gardant son identité.
Et moi je suis comme un môme de 5 ans en voyant enfin pour de vrai ce que j’ai imaginé depuis 10 ans 3 mois… putain comme je suis content.
Et merci DeeDee et Parker! Je ne crois pas que j’aurais réussi tout ça sans vous. Lots of love
Et… don’t just stand there let’s get to it strike a pose there’s nothing to it! Bonne soirée et bon week-end à tous… j’ai 35 ans Dimanche!
Youuuuu Make Me Feeeel!!!
Super moment de gloire éphémère suivie d’un boostage d’ego jetlaggé de sa mère cette aprèm’ en rentrant du taf!!! Je tripe comme une sauvage, là!!!!
J’avais mes écouteurs sur les oreilles, debout dans un wagon de métro. La connerie que j’écoutais venais de se finir et j’avais la flemme de re-déballer l’iPhone ou encore de ranger le téléphone et les écouteurs dans mon sac. J’écoutais donc du rien en regardant en l’air quand 2 français sont montés dans mon wagon: 30/32 ans, bien foutus, belles gueules, typés méditerranéen (mes préférés!), un peu poilus juste c’qui faut, à l’évidence en couple. Verbatim, please maestro:
- Il est pas mal le p’tit là avec son ipod sur les oreilles (Fab: Où ça?)
- Mmh où? Ah ouai… ouai! Mignon (Fab: Nooooooon?)
- Ouai… s’il me disait oui j’dirais pas non (Fab: What? Mmh… moi non plus en fait)
- ON ne dirait pas non! Il a l’air cool… la bonne tête du type qui doit bien se débrouiller au pieu! (rires salaces) (Fab: Connasses! Vous devriez avoir honte! Que c’est bon, la honte… j’adore. Gimme more honte!)
- Il est pas mal sappé en plus… (Fab: Heureusement que j’ai mis des trucs encore potables ce matin..)
Bon là je serais bien resté dans le train -franchement j’ai hésité!- pour en savoir plus mais on était à ma station… j’ai pas pu résister et j’ai balancé un bon vieux “Bonne soirée les garçons, et y a du juste dans ce que vous dites!” en descendant du wagon. Ils ont été un peu surpris, surtout les yeux et puis ils se sont marrés ces jolis loulous. Honnêtement et sans vergogne aucune. D’un bon rire franc, et sincère. Je les ai bien eu!
On s’est salué de la main au travers des vitres, moi sur le quai, eux dans le tube qui redémarrait. Super sourires de toutes parts. Warmest Regards…
Ma première pensée en remontant à la surface: Faut absolument que je blogue ça !!!!!!!
J’ai Peur! (Anti B’day Update)
Un vieux mélange de stress et d’hystérie joyeuse et rigolarde… le trac avant a great show!. Ma teuf d’anniversaire c’est Samedi et je me dis que là on ne peut plus vraiment reculer… est-ce que mes invités d’horizons, bords et sensibilités diverses vont bien se mélanger? Et si tout le monde se faisait chier? Ou que personne ne communique? Qu’ils se fassent la gueule?
Je viens de mettre le blanc à la machine (les étoles qui vont couvrir les tables), d’assembler ces foutues coupes à champâââââgne en plastique, d’envoyer un reminder à tout le monde par mail et maintenant faut que j’arrête de cogiter sinon dans deux minutes je vais décider de repeindre la salle de bain ou faire des bouchées à la reine…
Bon ok, je vais me servir un verre… (ben quoi? J’ai le jet-lag et je me lève à 5h… faut bien que je dorme nan?)
