Moi la fashionista
Fierté bien Placée
C’est London Pride aujourd’hui! Et pour la première fois en 5 ans depuis qu’on a déménagé dans le West End je ne travaille pas. L’occasion en or d’organiser un petit déjeuner tardif au champagne à la maison avec les copaings avant d’aller faire les cons en pleine rue avec un tas d’autres copains et copines.
J’en profite pour citer et adapter (juste changer la conjugaison) un tweet que j’avais vu passer la semaine dernière pour la Gay Pride parisienne et que j’avais beaucoup apprécié. Si quelqu’un sait qui est son auteur ou si ce dernier passe par ici il va s’en dire que je me ferais un plaisir de le ou la nommer:
“A ceux qui refusent d’être fiers de ce qu’ils sont, pensez donc à ceux qui sont contraints d’en avoir honte. C’est pour eux que l’on va marcher.”
“To the ones who deny themselves on purpose the pride of being who they are, then think of the ones who are forced to be ashamed of it. They are the ones for whom we are marching.”
(bon, je viens de fouiller dans les arcanes de mon Twitter et je peux donc vous donner la source de cette phrase pleine de bon sens et de sensibilité, à savoir Brizzio d’Anjou. Avec mes remerciements et mon admiration.)
Je vous laisse je vais danser dans la rue avec mes potes-la-compote après un peu de roteux et quelques croissants pur beurre (so “Last tango in Paris”…)
Back in the Game!!!!

Je l'admets j'étais un peu bourré mais j'étais avec mon chéri, mes potes et mes co-étudiants et ce document coûte la bagatelle de £7000!
Alors dans l’ordre absolument pas chronologique:
- J’avais cassé mon blog (genre tout était lô mais j’arrivais plus à y accéder que même j’ai eu hyper peur)
- Mon blog il est réparé (que même que j’ai tout réinstallé tout seul que j’ai eu hyper peur)
- Apparemment mon blog servait à vendre des substances qui rendent le phallus plus dur et plus longtemps (c’est mon hébergeur qui me l’a dit et m’a même menacé de suspendre ce blog que j’ai envoyé un mail bien pommé tu peux me croire!… mais je dois admettre que sur le coup j’ai eu hyper peur)
- Je ne vais plus à l’école depuis Jeudi dernier. Ma graduation était trop de la balle de sa mère je suis arrivé 5ème, t’y crois toi? Avec en plus la mention spéciale du jury “étudiant qui donnait tous les signes de trop se planter et ben que nenni non point il se les a sorti et il a bossé comme une brute! (n’empêche que j’ai passé toute la journée à psychoter même que je me suis engueulé avec Parker alors que c’était son anniversaire. J’ai eu hyper peur)
- Je pense renommer ce blog “Absolut Raspberries and Tonic” car je viens de découvrir ce mélange et mine de rien l’addiction me guette et j’ai trop hyper peur (un peu)…
- Ma libido est dans une passe intense qui me faire hyper peur (et à Parker aussi mais il a l’air de bien tiendre le coup)
- Je suis donc un Graphic Designer (que même que j’ai un certificat pour le prouver. T’as hyper peur là, hein?)
Je suis reviendu!!!!!!!
Je suis un Graphic Designer!!!!!!
World peace!!!!!
…et bientôt mon site de graphic design qui nique sa race!!!!! (teaser)
France vs Bon goût Nippon
Là-bas chez les nippons on aime la France. La tenue d’adolescente branchée correspond peut-être à un goût de putasse mais le bon goût chez nos amis Tokyoïtes c’est d’abord la France, patrie du parfum qui aide à cacher nos odeurs de porcasses, de la Haute-Couture et du bagage haut de gamme.
Si tu veux vendre un produit au Japon il suffit de rajouter quelques mots avec des accents graves ou aigus, quelques mots à consonances françaises et hop! vogue la galère c’est tout d’un coup super branchouille… il ne faut pas hésiter non plus à faire un packaging qui fait limite mal aux yeux, c’est vendeur, ça, coco!
Des grandes marques comme Shiseido à l’hôtel -à-l’heure dans des quartiers un peu salaces en passant par la fasheun pour être dans le ton faut prendre l’accent français et mettre du bling. La France c’est le consensus mou fait branchouille-attitude!… je vous laisse avec ces clichés forts et parlant et comme vous pouvez le voir l’aurtografe n’est pas toujours au top… mais qui le saura, on sait lire “Paris” alors qu’est-ce qui compte après ça?
Rhaaaaaaaa!!!
…mais promis, comme me l’a conseillé Tatie Chondre (qui se débat en ce moment avec Windows 7, trop la te-hon), on achète qu’à la 2ème release!
(je bave, même Parker en veut un nan mais vous vous rendez compte?)
Hou-ah! Hou-ah!
Je viens officiellement de terminer ce soir mon premier trimestre de fac (avec un brief que j’ai trop produit du caca enfin bref…).
C’est les ouacances!!! Holidays!! À moi cocktails et autres fêtes pré-Nawelliennes avec alcool, débauche, chorégraphies d’enfer et marivaudages… allez c’est vidéos! (vous savez que je suis probablement dans le public sur cette vid’? Je vous raconterai un jour comment je suis allé voir le Blond Ambition World Tour à l’insu de mes parents alors que je n’avais que 17 ans -j’étais beau comme un enfant, fort comme un homme… 300 bornes pour y aller, 300 pour revenir le tout dans la même nuit, ah jeunesse, jeunesse!)
(j’ai pas encore fini le travail par contre, mais j’ai le week-end pour faire mon Christmas shopping!)
DTK! (Dans Ton Kindle)
Je suis assigné à résidence dans la Fabrice-Mansion pour cause d’angine blanche que je savais pas qu’elle était aussi sévère et qu’ensuite ça s’est infecté et même que là elle est maintenant blanche ET surinfectée (tout ça à cause d’une dent de sagesse qui poussait normalement, sans douleur et rien demander à personne). Coté positif de l’affaire: j’ai un nouveau docteur-very-British-très-Hugh-Grant avec lequel je n’ai pas hésité à flirter outrageusement afin qu’il me fasse une ordonnance qui tienne la route. Finalement ce n’était même pas nécessaire en voyant ma gorge il a compris tout de suite et m’a prescris 80 cachetons de pénicilline!
Comme je suis tout pas bien et donc enfermé dans ma maison entre deux révisions et autres lectures je commence à regarder ce qui me ferait plaisir pour Nawel (d’ailleurs vous avez remarqué que j’ai remis la neige! Moi j’aime bien la neige. C’est beau.)
Y a pas mal de trucs sur lequel j’ai déjà aiguillé qui de droit (principalement Parker pour être franc). Et là je regardais tout un tas d’articles, de blogs, toussa sur le Kindle mis au point et développé par Amazon. J’ai eu la chance d’en avoir un très très brièvement entre les mains au mois d’Août lors de la visite de mon américain mais sans pouvoir vraiment jouer avec1. Mais la lisibilité de ce bidule m’avait assez impressionné.
En bon bobo qui aime les gadgets et grand lecteur devant l’éternel je me dis que cet apparatus a des avantages qui se fondent bien dans mon laïfestyle: ultra-fin, il pèse 300g et peut contenir jusqu’à 1500 bouquins (genre qui a besoins d’en avoir autant d’un coup, franchement? Mais essayez de mettre 1500 bouquin dans une valise!), il permet une utilisation dans l’obscurité (ex: avion ou au lit après engueulade avec Parker) ou en pleine lumière (ex: plage, piscine ) grâce à un écran d’une grande lisibilité. Les livres -et même les grands quotidiens mondiaux- sont disponibles à la commande via une connection sans fil partout dans le monde (Wifi / EDGE / 3G…) genre j’ai très envie d’un Flaubert là tout de suite maintenant à Tokyo je le dis au Kindle et paf, vogue la galère, le titre sélectionné est dans la bestiole en 60 secondes! En plus il n’est pas très cher, finalement, le Kindle. Et amené à évoluer, certainement.
Mais paradoxe: j’aime aussi les belles bibliothèques bien garnies, voire débordantes de bouquins. Encore mieux si c’est bordélique et pas classé: trésors à dénicher! Et puis on dira ce qu’on voudra un vrai livre c’est un cadeau sympa et un achat des plus plaisant. Il n’y a pas encore si longtemps de cela il m’arrivait d’acheter et d’offrir plusieurs copies d’un bouquin (à plusieurs personnes différentes, natürlich…) qui m’avait particulièrement engoué. Même si ce gadget ne remplacera jamais un beau livre avec des belles photographies ou reproductions, un manuel ou encore tout ouvrage avec des illustrations je me dis aussi (Bobo attitude powaaa) que pour simplement lire un bon bouquin cet appareil me parait écologique, ce qui est de plus en plus un critère me concernant. Parce que un livre c’est une œuvre mais aussi des arbres le Kindle n’est pas très gourmand en énergie et il semblerait (à vérifier) que ses matériaux soient recyclables. Et peut-être que nous lecteurs avons à évoluer aussi, d’ailleurs à cette seconde précise je suis en mesure d’affirmer que vous êtes en train de dévorer ce billet sur un écran, après tout…
Je crois que ce qui arriverait à me convaincre (et là je vais prononcer une grosse ineptie bien joufflue qui va complètement mettre à plat ma démo des paragraphes précédents!) c’est que lorsque j’achète un livre sur Amazon je puisse l’avoir physiquement et dans le Kindle! Je sais c’est monstrueux, mais je vous avais préviendu. Ce qui tend à démontrer qu’il faut peut-être se lancer et évoluer vers d’autres supports pour lire. Même si ça fait mal!
Ou alors, un compromis: une bibliothèque de fin ouvrages reliés vachette sur le Graphisme, l’Art et la Culture (et la Mode! Je viens de me rappeler que j’ai des livres physiquement lourds là dessus!) avec des couvertures couleurs de ta race dans le living et une collection de grands auteurs DTK (Dans Ton Kindle!).
Et vous les gars, vous en pensez quoi? Avez-vous eu une de ces machines entre les mains et si oui (ou non, d’ailleurs) ça vous inspire quoi?
Bon ça va je sais, hein!
J’ai un maxi tas de trucs à raconter mais j’ai pas le temps!
J’ai repris l’école (j’en reparle, ainsi qu’une émission de téloche que je viens de découvrir), je suis parti quelques jours en wacances (le “w” est volontaire) à Majorque avec mon mari (il a plu, j’en parlerai peut-être), j’ai du travail et je sors tout le temps (j’t'expliquerai) que même mes proches amis là-bas en France vont bientôt demander le divorce tellement qu’ils arrivent pas à me joindre.
Bon. Ai blogué. Vais dormir.
Où on reparle de la classe et du bon goût
Une des choses qui m’a réellement surprise en arrivant au Royaume Uni il y a de cela quelques années dans une galaxie far, far away c’est l’omniprésence de la moquette. On en trouve partout, ça commence à l’aéroport (Heathrow par exemple en est garnie de kilomètres carrés…) puis ça vous suit à la fac, au bureaux, on en trouve même dans les salles de bain, ce que je trouve particulièrement anti-hygiénique and dégueulasse. Sortir de la douche pour marcher sur de la moquette, désolé moi je trouve pas ça sain et propre…
Pour ceux qui l’on visitée, la Fabrice-Mansion est garnie de moquette, bon là on peut rien faire c’est un logement de fonction mais j’ai tout de même réussi à faire enlever la moquette de la salle de bain, des chiottes (mais ouiiii!) et d’une partie de la cuisine (oui, vous avez bien lu… la cuisine!) mais pour résumer entre le palier et le premier étage où commence l’appartement proprement-dit il y a… si vous me suivez, de la… moquette. Sale, tâchée, une vraie honte.
Cet engouement tout albion et culturel fait donc que le marché de la moquette est plutôt consistant, et le reflet de leur propriétaire. En effet, on est plus dans le clivage moi j’ai de la moquette car j’ai de la thune / toi t’as pas de thune donc t’as du lino mais dans le clivage moquette haut standing versus moquette de pauvre à bon marché.
C’était il y a quelques semaines en rentrant de Strasbourg. J’avais décidé de rentrer le Vendredi soir car je bossais le lendemain. J’aurais pu prendre un vol tôt le matin et aller directement au siège de la Fabrice-Air Ltd mais bon ça me saoûlait, quoi… j’ai donc laissé ma pote Patsy (toujours aussi belle et momentanément enceinte), bientôt rejoint ce soir-là par Love-Kiné et son inséparable Duchesse au brushing immaculé. Le temps d’aller m’acheter quelques bouteilles au Duty-Free (on ne se refait pas) et hop! deux heures plus tard mon jet me déposait à l’aéroport de Londres-City (et son accueillante moquette!).
Dans le métro, coup de fil de ma copine D (ndlr: alias Bree!) et une invitation à me rendre séance tenante à son domicile pour un cocktail-barbecue improvisé de sa race. “Ouai mais là bon, je descends d’avion je suis avec armes et bagages, fait chier, quoiiiii….!”
Rien n’y a fait, je me suis donc rendu avec mes bagages chez D qui est du coté ostentatoire de la force, moquettement parlant. Très belle maison,beaucoup de trucs design, beaucoup de blanc et beaucoup de moelleuse moquette… un plaisir de marcher pied-nus chez eux!
Je sors du métro, sonne à la porte… “Hellooooo gorgeous!!!! “, en plus sur ce coup-là j’avais mes bouteilles dans ma valoche. La fête allait pouvoir commencer. “Tiens, mmmhwua, entres, attends suis-moi on va stocker ta valise dans le petit cagibi à coté de la cuisine super design que t’en peux plus“. Pour aller au cagibi il faut traverser la maison, et à coté du cagibi il y a l’open-kitchen avec un bar bien rempli (ce soir-là: margharitas-maison qui déchirent suivi d’un très bon rouge (plusieurs bouteilles) qui tache et pousse au crime!).
C’est sortant du cagibi que D a crié. Plutôt gueulé, en fait. “What the fuck is this?“… suivi de “Fabrice, what (the fuck) have you done ?”
C’est vrai que deux lignes parallèles à la merde de chien, empreintes des roulettes de ma valise, maculaient la fabuleuse moquette -blanche, naturellement- de mes hôtes et permettaient de suivre son cheminement depuis leur entrée jusqu’au petit-cagibi-près-de-la-cuisine. Le seul truc qui m’est venu à l’esprit c’est de regarder sous mes chaussures (j’étais content, entre-nous, de ne pas y trouver de merde car Converses en cuir + étrons canins j’aurais été vénère!) et dans un deuxième temps de demander si la moquette était traitée Scotchguard®
Bon je vous rassure tout s’est arrangé et un nettoyeur pro est venu libérer la moquette des derniers vestiges de mes turpitudes quelques jours plus tard. On a réussi en s’y mettant les six à enlever le plus gros, même qu’on a bien rigolé… Bree aussi, c’est dire! Je n’ai même pas eu à payer le nettoyeur, D m’a appelé après qu’il fût parti. Je lui ai quand même demandé si elle voulait une participation, mais non: “C’est bon je sais que tu l’as pas fait exprès et puis ok c’est vrai que ça a mis de l’ambiance toute cette merde bien liquide et odorante finalement… mais ne recommence pas ou tu es banni de ma baraque pour toujours!”…
Aujourd’hui je vous livre l’anecdote car on ne sait jamais, il y a peut-être une personne à qui vous voulez faire un sale coup. Une personne que vous détestez s’il vous plaît, je ne voudrais pas être taxé de mec à l’humour un peu douteux, voire pipi-caca-boudin!
Foutue Crise…
Je suis reviendu! Je sors de mon état végétatif et contemplatif (je viens de passer 3 semaines dans un Carmel, une ambiance de malade! Sister Act à coté c’est austère…) pour déplorer la nouvelle politique d’Apple qui vient de lancer une nouvelle version de son MacBook Pro (15 longs pouces…) dont je suis un des heureux propriétaires (avec l’écran comme sur l’image, et c’est depuis mon bureau en verre que je commande l’univers à partir de cette phénoménale console, soyez effrayés, pauvres mortels quand je dis que je suis reviendu!).
Moi qui avait attendu que la nouvelle mouture sorte l’automne dernier je m’étais donc résigné à économiser durant plusieurs mois pour enfin taper dans le haut de gamme, dans le fin du fin, bref dans la über-geekerie et conquérir le Saint Graapple. Du bon qui coûte cher -et dont je suis très très content, natürlich. Et il y a deux mois j’ai une fois de plus sauté dans le péché financier pour acheter l’écran LED. Ah ça on peut dire que moi la crise je fais avec, hein! Je m’efforce de relancer la consommation, je fais un effort!
Et voilà pas que 7 mois plus tard j’apprends que toute la gamme vient d’être boostée en mémoire et en disque dur (avec même un lecteur de cartes SD et une batterie de ta mère qui dure trop longtemps) et que ces couillons pour faire mousser un peu les ventes on décidé de… de… BAISSER LES PRIX!!!!! £500.00 que j’aurais pu économiser!!!! Crise de merde! Moi qui croyait qu’Apple était le dernier bastion où on ne négocia point le prix des rêves et du haut de gamme… quelle naïveté touchante.
Tout ça pour dire qu’il faut bien que j’admette que je suis un apple-addicted de haut-vol qui malgré ces turpitudes et déjà retourné dans une de leur officine. Un de leur vendeur a même réussi à m’entourlouper m’expliquer que non je n’avais pas en soi “perdu” £500.00 et pis de toute façon il faut bien se lancer à un moment et acheter car avec ces technologies qui évoluent constamment si on attend “on fini par ne rien acheter, really!“. Il m’a quand même dit que j’étais un de leur très bon client (tout le monde dit “Oh Helloooo Faaaabrice” à l’Apple Store sur Regent Street quand j’arrive! Nan je d’éconne!), ça m’a fait plaisir.
Je suis une gentille petite dinde, voilà la vérité.
(… mais j’adore mon matos!)
(…et bien sûr que je vais me procurer l’iPhone 3G[S] à la seconde où mon forfait iPhone 3G se termine, en Novembre)
C’est grave, docteur?
Foire aux Vanités
Aujourd’hui j’ai décidé que sur Gin and Tonic on allait oublier toute cette morosité sur fond de crise économique et de grippe porcine et qu’on allait se faire plaisir et rêver à de belles choses chères et inatteignables. Parce que c’est simplement trop bon ces derniers temps de se laisser aller à des choses futiles et de faire plaisir à ses yeux -qui ne peuvent plus voir un JT même en peinture- surtout quand on a pas les moyens. Trop bon de voir encore néanmoins des choses belles et de lire des articles décalés sur des trucs apparemment inutiles alors que tout le monde se demande de quoi demain sera fait et n’ose plus lâcher de thune. Aujourd’hui on fait les princesses!
Je suis abonné au magazine Vanity Fair (bon ok j’ai eu un prix de faveur grâce à mon mec qui connait les gens de chez Condé-Nast…). C’est ZE mag’ qui entre un article sur “Qui était Bernard Madoff”, “2 ans chez le Klu-Klux Klan” et “Un tour d’horizon détaillé des pratiques des Hedge-funds” hyper bien documentés et sérieux glisse des images et des réflexions sur la mode ou les parties des friqués et people de ce monde (le dernier numéro avec notamment un inventaire des grands héritiers à harponner était fascinant!). Vanity Fair c’est Vogue, Newsweek, Point de Vue, The Economist et Voici en un seul produit et ce soir je lisais leur dernier-né dans le métro à finir le papier sur cet atterissage en catastrophe d’un vol dans l’Hudson à New York il y a quelques mois lorsqu’en tournant la page: “La Haute Couture: OUI!“, extrait choisi (et traduit grosso modo par mes soins) de ce petit article…
“(…)est-ce que cette extravagance hors de prix va dorénavant être toujours considéreee comme de bon goût? Mauvaise question. Nous devrions plutôt nous demander “Voulons-nous réellement un monde sans Couture? Sommes-nous prêt à jeter ce qu’il nous reste après tout ce qui a été perdu? N’y a-t-il plus de place pour le beau et l’exclusif? Pour l’indulgence hystérique? Pour des objets fabriqués avec finesse et savoir-faire?
Il est impossible de correctement saisir combien un vêtement Couture est sensationnel jusqu’au moment où on l’a simplement touché, ou essayé, à la manière insouciante et victorienne d’Emily Blunt (ndlr: en photo ci-dessous). La dextérité dans le soin, la satisfaction d’un artisanat, la délicatesse des perles et du laçage, la douceur et la solidité, le tombé et la légereté d’une silhouette… c’est la forme la plus pure de la chirurgie plastique temporaire, et détachable!
Les artisans qui fabriquent ces pièces sont les dépositaires de siècles de patientes explorations des possibilités, et de fines et précises observations passées de fil en aiguille par des petites mains artistes. La Couture est une promesse faite par le futur au passé: il y aura un autre jour des grandes entrées et des orchestres, des carrosses et des candélabres, des réceptions grandioses et des Saisons.”
L’art, le talent, la tradition au service du superficiel c’est bien aussi. En tout cas c’est vachement beau, je trouve. Et puis la plupart des créateurs de ces merveilles pour les yeux sont très sensibles. Faut bien s’entraider…
