Boucle ta ceinture
En route pour nos terres, doux Sire!
J’ai eu une semaine de merde, j’en peux plus et rien ne vaut les copains (voir la rubrique “One Big Happy Family” qui ne parle que d’eux sur ce blog) pour décompresser…
Alors on se retrouve dans la capitale de la Franche-Comté, Besançon dans quelques heures ou demain puis à Strasbourg à partir de Mercredi. Grâce à Parker on est déjà à la bourre (valise pô prête as I write!) ce qui me laisse le temps de poster un petit billet… j’en suis presque à souhaiter un petit retard du jet de la Fabrice-Air Ltd pour être sûr de ne pas le rater!
Patsy Stone, Love-Kiné, Mr President, Epony Rae and Ze Duchesse préparez les bouteilles!

Fin du monde!
Je suis allé raccompagner une connaissance à l’aéroport d’Heathrow, je viens de rentrer. Sur les panneaux “Départ” du terminal 2 pratiquement tous les vols Lufthansa étaient en RETARD!!!! Lufthansa. En retard. Non mais vous vous rendez compte?
(les vols de la Fabrice-Air Ltd étaient tous bien à l’heure. Eux.)
Barfly*
Soirée improvisée chez un collaborateur proche (sur la base du volontariat) et néanmoins ami de Parker hier soir. J’y étais ainsi qu’avec les parents de mon bien aimé et l’épouse de notre hôte dans leur charmant appartement au cœur du vieux Mayfair, juste à coté (genre 3 mètres) du “Punchbowl”, le pub de Guy Ritchie. Notre hôte et son épouse (tous deux dans la partie supérieure de la quarantaine) ont tous les deux des jobs très prenant et à hautes responsabilités et l’idée d’une petite fête improvisée chez eux en dit long sur l’affection qu’ils nous portent, que ce soit moi, Parker, Parker et moi, Parker moi et ses parents… recevoir chez soi en milieu de semaine c’est fatigant donc on apprécie la gentillesse de ce genre d’invitation spontanée (moi ça me faisait tellement plaisir que j’ai du dépenser le prix du diner en fleurs pour madame the hostess with the mostess).
Ce sont également de bon vivants et de bons viveurs1 et leur table est généreuse et bien garnie, ce sont deux personnes d’excellente compagnie et je me suis toujours senti très privilégié de les connaitre et d’être digne de leur amitié et de leur gentillesse. L’épouse de notre hôte est aussi une femme qui force mon admiration car elle bosse comme une dingue, comme je l’ai déjà dit, et elle souffre de sclérose en plaque: à son emploi du temps de ministre s’ajoute les séances de physio et autres joyeusetés en hôpital. Cependant hier soir, autour de leur petite table de cuisine (ces appartements du vieux Mayfair ne sont pas toujours de ces penthouse où la place est en abondance, ou un logement de fonction comme celui de mon mari…) je les observais et des choses me sont revenus en mémoire, sans être sollicitées. Il faut dire que j’étais levé depuis 5h du mat et j’étais un peu crevé, d’autant plus qu’à un moment la conversation a viré un peu “homophobie ordinaire sans méchanceté mais homophobie quand même” à cause du papa de Parker et de belle-maman au sujet d’une personne de notre connaissance et je me suis permis de remettre les choses à plat avec diplomatie et de rappeler calmement (et très gentillement de surcroît) à l’assistance qu’en parlant de pédés il y en avait justement deux à cette table. Et fatigue oblige je n’ai plus trop parlé, préférant rire et me laisser aller à l’ambiance grandissante et authentique de la tablée. Tout ça pour dire que j’observais nos hôtes et je me suis dit qu’il ne faut décidément jamais sous-estimer le don de l’esprit humain à pouvoir s’enterrer la tête dans le sable.
Je me suis souvenu de cette journée passée à Calais l’an dernier pour acheter le champagne de la White Party avec notre hôte et Parker. J’aime bien boire un coup mais deux ginto à 11h plus deux bouteilles de pinard à trois au déjeuner ce n’est pas trop mon truc. Moi je picole en réunion (bon, ok, des fois un apéro seul) et de préférence en soirée. Nous avons fait nos courses et en attendant notre navette Eurotunnel et ben notre hôte est parti au bar s’envoyer un double ginto pour la route. En arrivant à Londres on était invité chez lui et sa femme et hop! re-double tournée de double ginto (là j’étais plus dans mon élément: on était après 19h!) plus du pinard à gogo au dîner.
Même chose pour elle. J’ai eu un flashback de l’anniversaire de Parker l’an dernier dans le petit resto à tapas en face de chez moi. Je n’avais pas pu assister au diner et je les avais rejoint en fin de repas en rentrant du taf. Elle était dans un état lamentable, déchirée comme pas possible, elle pouvait à peine parler (les autres invités étaient bien pompettes aussi remarquez bien mais pas déchirés). Et en fait chaque fois que je la vois elle a un verre dans la main. Préférablement du champagne. So chic.
En arrivant chez eux hier soir et les fois d’avant j’ai eu l’impression qu’ils étaient déjà pétés quand j’y repense, et toute une série de souvenirs s’est enchainée. Je crois qu’ils se pochetronnent tous les deux. En amoureux. En les observant je détaillais leur visage et j’y découvrais une vérité un peu inconfortable. “D’un autre coté peut-être que je me trompe et que j’ai l’imagination qui vadrouille” me disais-je en goûtant le délicieux vin rouge couleur de rubis qu’on me servait. Et là il s’est passé un truc…
J’ai demandé quelle était cette délicieuse ambroisie. On m’a répondu. Et j’ai demandé quel était son degré d’alcool2. Un bon 12.5% vol…. “ce qui est parfait rétorquai-je, je reproche un peu aux vins du Nouveau Monde d’être un peu trop rustre de ce coté-là, mais 12.5% vol. c’est idéal. ”
“- Oui, me répondit notre hôtesse, et 12.5% vol ça se boit très bien le matin…”
Elle a certainement compris qu’elle venait de lâcher un truc un peu gênant, là (ce qui m’a déçu pour dire vrai c’est que connaissant son attachement pour le champagne j’aurais préféré imaginer qu’elle se débouchait de bonnes bouteilles pleines de bulles le matin!). Mais nous sommes en Angleterre et l’embarras en bonne compagnie n’est pas de rigueur. Nous avons donc continué la conversation comme si de rien n’était… c’est aussi un truc que j’aime assez chez notre hôte et notre hôtesse d’ailleurs: chez eux on n’aime pas les gros mots et l’exhaltation (mais on adore le politically uncorrect tant qu’il est spirituel et/ou drôle… je m’en donne à cœur joie à chaque fois). On peu se déchirer la tête au bon rouge ou à ce qu’on veut mais péter à table ou sortir du cadre formel est très mal perçu. Pire: voire unforgivable!
(*) Film mettant en scène Mickey Rourke et Faye Dunaway dans le rôle de deux ivrognes dont la relation amoureuse fluctue en fonction du degré de cuite de chacun des protagonistes (je résume, et c’est un très beau film)
- Pensez Jean Marie Proslier dans la pub pour Norwich Union au siècle dernier: “bon vivant rime avec prévoyant!” ↩
- je dois dire que quand je vais chez eux je me méfie ils nous font vraiment trop boire (en toute gentillesse, hein!). La première fois que j’y suis allé avec Parker on a été très malade en rentrant et toute la nuit. Quand je dis malade je fais dans le politiquement correct, on est d’accord. C’était effroyable…. et on partait sur un vol long-courrier le lendemain! ↩
Frivolité
J’ai des envies de frivolité. C’est toujours comme ça quand je suis très fatigué. Envie de faire péter la carte pour acheter tout et n’importe quoi sans regarder à la dépense. De longs déjeuners et de bons petits dîners au resto avec les keupines, copieusement arrosés de bon rouge. De bitchages intensifs sur des conneries tranquillement improbables, en lisant son horoscope et tout en matant les beaux mecs qui passent. Envie de flirter grave. De balades et de piques-niques dans les parcs avec un bon petit rosé very chilled, les pieds dans l’herbe fraîche. Envie de nager sur le dos des longueurs infinies en regardant le ciel. De prendre le premier avion pour Chicago ou Hong-Kong. Envie de me marrer comme une connasse à la moindre blague foireuse et crue. De parler en anglais comme un charretier et ponctuer toutes mes phrases de fucking-ci ou fucking-ça. Envie d’être lové dans un grand canapé avec un gin et une bombasse qui me masse les pieds.
Et curieusement quand je suis aussi vanné c’est aussi là que je me sens le plus chaudasse… (C’est Parker qui va être content.)
Je suis de très bonne humeur, mais tellement crevé. J’ai des envies de frivolité…
Et je vais à Paris (France) voir mes blogueurs le week-end du 6 au 8 Juin. L’oracle a parlé.
Mmmmmh… Avril (Enfin!!!)
C’est enfin le mois de mes mid-30s et de ma “White Party” avec mes millions bon ok milliers, quoi non? pardon centaines, rhooo bon d’accord 65 invités à la Fabriché-Mansion! I love my life! J’en peux plus de triper!!!!
Donc thème d’anniversaire blanc, electrique et loungy tout le long du mois d’Avril (avec une “spéciale” le week-end du 19/20 Avril)(le 19 c’est ma teuf et le 20 mon anniversaire), trek à New York ce Dimanche et vol pour Miami dans la foulée le Mercredi suivant et… et… (ça y est je re-tripe) photos et vidéos après toute cette action et la teuf pour clôturer le mois et reprendre le cours normal de ce blog avec son thème original.
Je sens qu’il va y avoir de la fatigue, du jet-lag sans compter de la gueule de bois mais avec du champagne et le minois bronzé (ça cache les rides!)… let’s goooooo!
Je suis prêêêêt!!!!!!
Bouclez la ceinture les filles on décolle. Et c’est moi la chef de cabine ici tu fais ce que je te dis et tu t’écrases, c’est MON mois! Non mais tu la mets ta ceinture, nom de dieu!!!!! T’auras rien à boire si tu mets pas ta saleté de ceinture, non mais attend…. la ceinture j’ai dit! Tu veux un coup de sac à main? T’auras pas à manger si tu continues à t’obstiner… non mais tu veux que je te la boucle moi-même? Oui, c’est ça: la ceinture… ça te branche, une beigne? Non mais t’as rien compris ou quoi je te dis de boucler ta ceinture on décolle, là… oui: cein-ture-re……