Boucle ta ceinture

La Dernière Image (2/2)

Wednesday, June 29th, 2011 | Fabriché Mansion, Parkerama, Rosbif life | 15 Comments

(suite de l’Épisode 1, donc)

Vers 19:45, dans le taxi qui ramenait mon jules et notre pote vers la maison histoire de se péter la panse pendant que moi j’allais me faire opérer de la mienne (de panse) l’iPhone de Parker sonne. “Allô? C’est St Thomas’ Hospital, oui c’est au sujet de Fabrice, sa condition vient de se détériorer de manière subite et dramatique…

Car le méchant ulcère dans un acte de bravoure malsaine a décidé de lâcher plutôt que de se rendre. D’où perforation de l’intestin, fluides digestifs et caca qui se répandent dans l’abdomen en plus du sang vicié qui s’y trouve déjà. L’estomac  répond en provoquant des vomissements par spasmes dont une bonne partie va se loger dans les poumons. Et Septicémie, et péritonite. Enfin, le plus important, mon cœur, encore lui, s’arrête. On passe sur ce qu’ont pris les reins, le foie et le cerveau (plus la crise cardiaque quelques heures avant, don’t forget).
Le reste je ne m’en souviens plus, je me suis évanoui sous l’intensité de la douleur. C’est Parker qui m’a raconté ce que l’équipe soignante lui a rapporté à son arrivée:  On m’a réanimé, stabilisé, opéré puis plongé dans le coma en baissant ma température à 33 degrés Celsius pour limiter tout dommage neurologique (déjà que j’étais pas aidé dans la vie à ce niveau!).

Le pronostic est réservé, en chiffres on lui dit que ça tourne autour du 25% de chance de survie, 15-20% avec un cerveau intact. Nos amis partout dans le monde et ma famille sont prévenus par Parker. On dit à ma mère que “ce serait mieux qu’elle vienne”. Les amis proches localement se dévouent pour aider, traduire, donner un coup de main pour la logistique. On attend que le verdict de mon décès tombe, puisque c’est le scénario le plus probable.

Le Lundi matin on décide d’arrêter Hibernatus pour ramener ma température au confortable 37 degrés. La sédation est stoppée en soirée, vers 23:00. S’il reste de l’espoir, dans les deux heures suivant l’arrêt du coma mon corps peut reprendre une partie du relai des machines et de là je me réveille. Ou pas.
Toujours vers 23:15 ce Lundi soir je suis dans l’obscurité la plus totale, et j’entends du bruit. J’ai l’impression d’arriver de très très loin. Un peu comme un atterrissage en douceur tout de suite après une zone d’épais nuages, mais porté par une incroyable énergie (Anne c’est de ça dont je pourrais parler pendant des heures, cette sensation d’avoir été “déposé” par l’énergie de toutes ces bonnes vibrations). Au lieu des deux heures réglementaires je me réveille au bout de 2 minutes 15 secondes chrono (admiration et respect total de l’équipe soignante: “on a jamais vu ça!”). Je réussi enfin à ouvrir les yeux, en “poussant” mes paupières. En guise de premier réflexe j’arrache le tube à oxygène de ma trachée, brusquement.

Il y a plein de gentilles madames au-dessus de ma tête qui me mettent un masque à oxygène qui couvre mon nez et ma bouche. J’ai peur. J’ai froid. Une d’entre elle me tient la main et me demande mon nom: “Fabrice Michel” que je réponds (dans une petite voix murmurée, rauque et faible), ma date de naissance? “20th April 1973” (yes, en anglais), et est-ce que je sais où je suis? Je réfléchis et fonds en larmes, non je ne sais pas où je suis et j’ai encore plus peur car je n’ai pas la réponse. On me dit que “Parker va venir” et je pleure de plus belle, à gros sanglots (je dois vous l’avouer que je pleure un petit peu aussi en tapant ma note là, y a plein de trucs qui me reviennent…). J’entends aussi quelqu’un me dire “you have been sleeping for two days, luv!…” avec un accent un peu cockney délicieusement rassurant. C’est bien ma planète, c’est déjà ça.
J’ai dû me rendormir quelques instants car en rouvrant les yeux il était là, Parker le magnifique. On pleurait (moi je hoquetais comme un môme tellement j’étais épuisé et je pleurais, et avec un masque à oxygène c’est vraiment pas facile de chialer!), il m’embrassait il n’arrêtait pas de me caresser le visage et les cheveux, sa tête près de la mienne. Moi je lui répétais “I am sure of you” (je venais de relire le bouquin de Maupin en Floride, je voulais juste lui dire que c’est l’homme de ma vie). C’était parait-il la teuf dans l’unité de soins intensifs, les infirmiers et infirmières en larmes devant tant de romantisme. Les médecins susurrèrent le mot “miracle”…

Je passe sur la semaine en soins intensifs, mes attouchements le lendemain sur moi-même pour découvrir toutes ces perfusions, ces sondes, ces cathéters (surtout celui dans la zizouille, mein Gott quelle horreur…), ces tuyaux, et la balâfre de 15cm agrafée sur mon ventre. Le délirium tremens phénoménal -surtout la nuit- provoqué par la morphine (moins drôle ceci-dit quand on l’arrête et qu’il faut vaincre l’addiction), les hallucinations non-stop (genre tu veux aller à Cannes? Mais regardes-moi que je claque les doigts ça y est on y est que c’est grave trop réel quoi!). C’est aussi le pays où un tout petit pet discret se transforme en tragédie. Bref 2 semaines de travail parfois acharné de ma part pour sauver ma peau. Il n’y a rien à admirer, c’est une question toute simple de survie. J’ai aussi compris qu’en me réveillant j’avais eu le choix: celui de vivre (et se battre) ou de repartir dans le noir.

Enfin, je revois le visage de ma mère le Mardi soir (le 8 Mars donc), avec mon frère, à mon chevet, tout frais descendus de l’Eurostar. Qui prenaient sur eux pour masquer leur peur et leur chagrin de me voir aussi amoché, aussi pitoyable et encore en danger (ce que je ne savais pas). Je suis allé dire bonjour et merci aux soins intensifs il y a 3 semaines à St Thomas, et c’est aussi à elle que j’ai pensé en parcourant ce long couloir, et comme elle a dû se demander “dans quel état vais-je le trouver?”
Je revois aussi le visage de Dominique, Hervé et Jorge. Je disais parfois pour plaisanter en parlant d’eux que nous  c’était “à la vie à la mort” avec mes partners in crime. Je ne croyais pas si bien dire. Ils ont soulagé Parker, organisé la venue de ma famille, aidé, expliqué, traduit, guidé, distrait, accompagné… ils sont mes héros, pour toujours.
Je revois bien sûr Anne et Tidou, et mes larmes à leur vue, et mon admiration pour leur détermination à tout lâcher pour être là. Je crois pouvoir encore sentir leurs mains respective et leurs baisers sur mon front. De la gonzesse authentique du meilleur calibre, mes copines de lycée.

J’arrête ici, abruptement. Ce blog peut reprendre son cours normal, fin de l’invendable scénario.

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La Dernière Image (1/2)

Monday, June 27th, 2011 | Fabriché Mansion, Rosbif life | 16 Comments

Le retour après une courte absence (si, si, c’était court!) bloguesque. Cela me titillait depuis pas mal de temps mais finalement je crois que l’envie d’écrire des conneries est en train de revenir tout doucement. Qui plus est ma vie a récemment changé: certains ne trouveront peut-être pas ce premier jet de billets très joyeux, mais je vous jure que d’ores et déjà nous avons réussi à plaisanter et rire à gorge déployée sur ce sinistre épisode que je vous livre aujourd’hui (et demain peut-être pour la suite). C’est aussi une manière d’évacuer (mais je n’y crois pas trop) mais surtout de remercier publiquement certains et certaines qui sont depuis devenus dans mon petit Panthéon mes héros personnels. Merci également d’éviter les commentaires graveleux, c’est du passé et tout est bien qui finit bien.



Avec Parker on se réfère à l’image qui illustre ce billet comme “la dernière photo“. Je l’avais mise sur Facebook avec la cosmopolite légende “Joie de vivre!” le 26 Février dernier, juste après qu’elle fut prise depuis mon téléphone. Avec Parker on était à Miami pour 4 jours, on prenait des cocktails, on arrivait de Contadora et Panama-City, probablement les grave plus belles vacances qu’on aie jamais passées tous les deux. On l’appelle “the last picture” car c’est la dernière photo de moi prise avant le 5 Mars 2011. La date est devenue une frontière, on sait toujours maintenant quand on raconte ou se souvient d’un truc si c’est avant ou après le 5 Mars 2011…

Car le 5 Mars 2011 -promis j’essaie de ne pas tomber dans le pathos- c’est le jour où Parker, après que Fabrice ait quasiment passé 24 heures à agoniser avec une douleur aiguë dans l’abdomen (et je veux pas me vanter mais je suis pas une chochotte avec la douleur), un teint verdâtre et une nuit blanche, a dit “on arrête les frais j’appelle une ambulance…” il était midi et demie.

C’est le jour où le paramedics, dans l’ambulance qui -nous le pensions- m’emmenait à St Mary’s Hospital sur Paddington (“Plus pratique pour les visites” dixit Parker avec son pragmatisme tout britannique) m’a déclaré sur un ton étonné par sa découverte “Vous êtes en train de faire une crise cardiaque, demi-tour on vous emmène sur St Thomas’ Hospital qui a la meilleure Coronary Unit.” J’étais déjà sous morphine et oxygène et j’ai gardé mon calme. En plus une news comme ça c’est tellement gros je crois que je n’ai franchement trop pas saisi la gravité de la situation… c’est aussi depuis ce jour que j’ai le cœur qui se serre (sans jeu de mot) chaque fois que je vois une ambulance foncer au mileu des voitures, signal sonore à donf’.

C’est le jour où en arrivant à l’hosto façon “Urgence” (inclue l’option “portes qui s’ouvrent avec fracas quand le brancard fonce dedans!”) on m’a dit “on va opérer tout de suite, on va vous insérer un stent au cœur via l’artère fémorale, par la cuisse quoi!“. Une dame s’affairait déjà à découper mon pull… je m’en rappelle  -c’était sous anésthésie locale- par bribes (je pense faire un billet dédié entièrement à la morphine-mon-amour un de ces quatres). Surtout la gentille Madame qui m’a montré sur un moniteur mon cœur “avant” (moche et surmené) et “après” (régénéré et souriant du ventricule) avec une jolie petite bague façon piercing dans une artère sur le ventricule gauche. J’ai le ventricule qui passe grave bien à la télé.

C’est également le jour où un scanner (dont je ne me rappelle absolument pas) a ensuite montré un saignement de l’intestin dans l’abdomen (qui aurait amené à un épaississement du sang de taré, dixit les docteurs, et provoqué l’épisode cardiaque). Et que j’ai rencontré mon chirurgien-du-bidon indien qui m’a dit que tout ça c’était la faute d’un vilain ulcère du duodénum au stade adulte et au maximum de ses capacités pas gentil du tout, et passé depuis quelques heures du coté obscur de la force après avoir aplati la rébellion. De la gentillesse et de la compassion à l’état brut le chirurgien, vraiment une belle personne. J’étais dans le cirage mais je n’oublierai jamais quand il m’a pris la main et m’a dit “tout va bien se passer” (quoique nous le verrons, il a méchamment raté une opportunité de la fermer). L’idée étant de faire deux petits trous de rien du tout, colmater la fuite à l’intérieur en recousant, et refermer. Plus une bonne cure d’antibios pour lacérer la méchante bactérie qui accouche des ulcères qui passent du coté obscur. Tout bénèf’ et pas de cicatrices. Easy!

Parker -qui n’avait pas pu venir dans l’ambulance du fait d’une obligation professionnelle- est arrivé à ce moment là. Vers 17:30. Je lui ai dit fièrement “on vient de m’opérer du cœur, on repart pour  une opération du bidon en soirée. I love my life…” Il a souri, il m’a embrassé. J’étais vraiment content de voir enfin un visage familier, depuis 12:30 que je gérais tout seul. Il est ensuite allé voir le personnel soignant histoire d’être un peu mieux briefé que par sa junkie de french sauterelle sous morphine…

Vers 19:30 Parker est revenu à mon chevet avec un de nos amis. On s’est embrassés. J’étais grave crâmé du cerveau à cause de la morphine, ma vision était passée en noir et blanc. Ils m’ont souhaité bonne chance pour l’opération et une bonne nuit. Parker serait là pour le réveil post-opératoire. Et ils sont sorti prendre un taxi pour aller dîner dans le petit bar à tapas en face de la Fabriché-Mansion.

(…to be continued )

 

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À bicycletteu!! (air connu)

Saturday, July 31st, 2010 | Gin and the City | 7 Comments

Ce petit air de Montand pour parler de mes premiers coups de pédale avec l’équivalent du Vélib parisien qui, ce soir, me doit de la cuisse drue et ferme mais un tantinet douloureuse ainsi qu’un léger mal au fondement (j’ai changé de selle toutes les demies-heures pour éviter de raquer!).

J’attendais de voir un projet comme celui-là à Londres depuis longtemps donc je ne cache pas mon enthousiasme. Je n’ai pas voté pour lui -et ne voterai jamais pour lui ou un de ces damn conservateurs- mais notre maire actuel Boris Johnson est un adepte de la petite reine (ce qui ne se voit vraiment pas à sa tronche entre nous) et a lourdement insisté en vue des JO de 2012 pour que notre belle capitale albionne embrasse le vélo et sur ce coup-là je dois admettre qu’il a grave assuré (£140 millions quand même).

Par contre les marketeux de la London Assembly ne sont vraiment pas sortis les doigts du cul pour trouver un nom original à ce projet d’envergure: Barclays Cycle Hire (ou BCH, du nom du sponsor principal de l’opération en question). On a pourtant les Vélib’, le Vélov, le Bixi (le système de ce dernier -en place à Montréal et Minneapolis- est celui choisi pour le BHC), enfin bref un nom qui associe un projet distinct à une ville distincte mais là franchement non c’est trop nase comme nom. En fait c’est un non-nom. On espère un peu plus d’imagination quand Barclays se retirera du truc. Je suis prêt à attendre (comme je le fais pour l’iPad 2ème génération) mais là sortez-nous un truc un peu plus recherché, quoi. Ou consultez les autochtones! Donc pour le moment tout le monde appelle les biclous les “Boris Bike“. C’est de bonne guerre.

Les vélos sont ouverts à la location depuis hier 30 Juillet, uniquement aux membres qui se sont inscrit sur le site du BCH. Dans un mois la location sera ouverte à tous via carte de payement, on est dans la période de rôdage. J’ai donc reçu ma clef (£3, raquez bonnes gens), le doux sésame pour accéder au Saint Graal du guidon rosbif et ai décidé que dorénavant dès que je le pourrais j’irais de mon domicile (et la docking station la plus proche) à la gare qui m’emmène au taf (et sa docking station attenante). Objectif de la décison: me faire des jambes de trainée et économiser 2 stations de métro surchauffé et puant (On est d’accord dès que ça caille ou à 5h du mat’ je prends le métro).
Hier je commençais le bureau à 10h et vas-y que je vais de ma docking station à la gare de Londres-Marylebone (qui est au passage très jolie, de style victorien, petite et charmante et nantie d’une boulangerie Paul). La location comme à Paris est gratuite les 30 premières minutes et comme il est hors de question de lâcher de la thune à Boris le trajet fût donc chronométré pour garantir son efficacité financière (finalement ça m’a pris 17min… plutôt un bon début quand on sait que je ne conduis pas, qu’on roule à gauche chez nous et que j’avais un peu peur. Je compte d’ailleurs m’acheter un casque on est jamais trop prudent).

Le fait d’être abonné et d’avoir sa clef est un avantage incontournable -bien que j’aimerais bien trouver le couillon qui a mis une pièce dans l’interstice réservé à la dite clef sur la docking station de Panton Street, y a vraiment des imbéciles patentés.
Le vélo est putainement lourd (23 Kg) et les trois vitesses sont plutôt mal harmonisées, en gros soit tu pédales dans le vide ou tu a l’impression de tenter de grimper au mur à l’horizontale mais c’est plutôt confortable et sur du plat c’est gérable. Le vélo n’a pas de panier mais plutôt une espèce de reposoir avec un élastique qu’il faut faire de la muscu pour sécuriser tes courses et ton sac à main avec que j’ai vraiment cru que mon sac Dunhill allait morfler et qu’on allait direct au procès. Vraiment pas cool. Mais pour le reste c’est du bonheur.
Pour l’anecdote je me suis déjà pris une vautre -en sortant un boris bike qui est resté debout dans son dock mais pô moi… enfin bon. Il est clair que vu le poid de l’engin c’est pas conçu pour faire de la longue distance et il me semble que dans certains coins ça manque un peu de docking stations (Dieu dans sa grande bonté en a placé une quasi-devant l’Apple Store)… on est à 315 docking stations (sur 400 prévues dans la phase I) et 4500 vélos dans le (grand) centre de Londres donc va falloir que ça grandisse pour être valable et pratique (6000 boris bikes devraient être déployés dans les prochains jours au total). Le logiciel qui gère le bouzin a un peu merdé aussi, hier j’ai reçu un mail disant que j’ai utililisé un vélo durant 11 heures (j’ai juré comme un charretier). Au finish personne n’a payé hier car plusieurs bugs on été reportés (j’ai jubilé en jurant comme un charretier), et tous corrigés ce jour (j’étais un peu vénère car j’aurais pu donc utiliser un vélo pendant 11 heures!). Si vous venez à Londres et comptez pédaler je recommande l’appli iPhone Bixou qui vous donne les infos par stations (nombre de docks libres, nombre de vélos dispos, meilleures routes, etc…).

Plus d’infos ici et

J’imagine que tout parisien qui lira ces lignes pensera “c’est bon on connait” d’un air probablement ennuyé.
Je vous promets cependant que traverser le Westminster Bridge sur son vélo et se retrouver planté devant Big Ben c’est magique. Je suis un converti. Et j’ai mal au cul.

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Back in the Game!!!!

Je l'admets j'étais un peu bourré mais j'étais avec mon chéri, mes potes et mes co-étudiants et ce document coûte la bagatelle de £7000!

Alors dans l’ordre absolument pas chronologique:

- J’avais cassé mon blog (genre tout était lô mais j’arrivais plus à y accéder que même j’ai eu hyper peur)
- Mon blog il est réparé (que même que j’ai tout réinstallé tout seul que j’ai eu hyper peur)
- Apparemment mon blog servait à vendre des substances qui rendent le phallus plus dur et plus longtemps (c’est mon hébergeur qui me l’a dit et m’a même menacé de suspendre ce blog que j’ai envoyé un mail bien pommé tu peux me croire!… mais je dois admettre que sur le coup j’ai eu hyper peur)
- Je ne vais plus à l’école depuis Jeudi dernier. Ma graduation était trop de la balle de sa mère je suis arrivé 5ème, t’y crois toi? Avec en plus la mention spéciale du jury “étudiant qui donnait tous les signes de trop se planter et ben que nenni non point il se les a sorti et il a bossé comme une brute! (n’empêche que j’ai passé toute la journée à psychoter même que je me suis engueulé avec Parker alors que c’était son anniversaire. J’ai eu hyper peur)
- Je pense renommer ce blog “Absolut Raspberries and Tonic”  car je viens de découvrir ce mélange et mine de rien l’addiction me guette et j’ai trop hyper peur (un peu)…
- Ma libido est dans une passe intense qui me faire hyper peur (et à Parker aussi mais il a l’air de bien tiendre le coup)
- Je suis donc un Graphic Designer (que même que j’ai un certificat pour le prouver. T’as hyper peur là, hein?)

Je suis reviendu!!!!!!!

Je suis un Graphic Designer!!!!!!

World peace!!!!!

…et bientôt mon site de graphic design qui nique sa race!!!!! (teaser)

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Week-end à Tokyo

Tuesday, April 13th, 2010 | Gin and Tonic World Tour© | 1 Comment

Intense, bon enfant, dans un paysage plein de pétales de fleurs de cerisiers… vous savez jouer au pachinko?

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Demain Dubaï -Prologue

Thursday, February 4th, 2010 | Gin and Tonic World Tour© | 8 Comments

(je kiffe mon titre, ça fait très “Aujourd’hui Madame”…)

Avec Parker on part à Dubaï demain (vous êtes énervés, hein?). Le choix de compagnie aérienne s’est porté sur la grande compagnie de l’Emirat(es) en question plutôt que la Fabrice-Air Ltd pour des raisons pratiques: vols directs à foison depuis Londres, pas besoins de passer par Paris-Capitale-de-la-fashion, bref c’est reparti on vole en stand-by avec les billets à deux balles sur cette compagnie à la réputaion ma foi prestigieuse. Sauf que.
Les employés -et possesseurs comme dans mon cas- de compagnies aériennes lorsqu’ils voyagent en stand-by (comprendre par là que l’on ne monte à bord que s’il reste des sièges libres une fois que l’enregistrement du vol convoité clôture. Risqué mais trop pas cher…) doivent se “faire lister” comme on dit dans le jargon auprès de la compagnie souhaitée pour leur faire part de leur intention de voyager sur un de leur vol.
Ni une ni deux j’appelle donc La Grande compagnie De l’Emirat (ou LGCDLE)

Episode I
“Bonjour Mr LGCDLE, je voudrais me lister sur un vol de Londres pour Dubaï! (sourire en bandoulière et voix très corporate)”. 30 minutes au bas mot, des explications et épellages à n’en plus finir, des mises en attente interminables mais j’ai finalement un dossier de réservation en stand-by supposément aux noms de Fabrice Michel et Parker Mydarlingchouchou.
Merci Mr LGCDLE, looking forward to fly with you!
5 secondes plus tard je me rue sur le site de LGCDLE pour mater le booking. Et merde le booking est au nom de Fabrice Machil et Parker Mydarlingchouchou (heureusement qu’on a inventé l’alphabet international, en passant, et que je m’en suis servi)… j’envoie un mail pour demander la rectification ou au pire de me refaire un listing auquel il m’est rétorqué de plutôt les appeler c’est plus sûr et plus rapide -opinion discutable. Je le sentais arriver mais bon on est entre professionnels on va s’en sortir, je garde mon optimisme à tout épreuve, mon enthousiame est intact. Ça n’allait pas durer.

Episode II
“Re-bonjour Mr LGCDLE y a un problème de nom sur mon booking” (voix neutre et pas de formules sophistiquées). L’agent que j’ai en ligne me dit que ce n’est pas grave ça va passer sans problème le jour du départ en escale, y a pas de lézards dans mon costard. Je lui répond aimablement ET poliment, mais bien fermement, que je ne tente même pas le coup en rêve, je sais comment ça se passe en aéroport, donc je ne raccroche pas tant que le nom correct tel qu’il est imprimé sur mon passeport n’est pas dans la réservation. Palabres, négociations, mises en attentes, déballage de l’attirail de diplomatie renforcée. 40 minutes plus tard j’ai un nouveau booking. Sourire de vainqueur et flamme de joie dans les yeux en raccrochant.
Merci Mr LGCDLE je suis sûr désormais qu’on va faire un voyage inoubliable sur vos lignes.
5 secondes plus tard je me rue sur le site de LGCDLE pour mater le booking. Bordel le booking est au nom de Fabrice Mydarlingchouchou et Parker Michel. Des stances impures commencent à irriguer mon cerveau frustré, je sens une certaine vexation et un agacement léger mais ferme m’envahir. Je rappelle LGCDLE.

Episode III
“Re-re-bonjour Mr LGCDLE, je n’ai rien contre les sourds et les simplets mais vous devriez peut-être contacter votre agence de recrutement, je dis ça je ne dis rien.” (bon j’ai pas dit ça mais le ton était assez sec et direct). Je reprends tout à zéro: je me fais relister depuis le début pour moi et Parker. Mises en attentes, épellages avec invitations exhortations à tout me répéter pour être bieeeen sûûûr, explications, diplomatie et résilience sont mes autres prénoms. 35 minutes plus tard j’ai un nouveau booking et arrive même à demander la faveur d’annuler les deux premiers (je sais, je sais, je suis d’une puissance qui force le respect). Je sors une ou deux méchancetés un peu vulgaires en raccrochant hsitoire d’éventer mon énervement.
5 secondes plus tard je me rue sur le site de LGCDLE pour mater le booking. Yééééé Mr Fabrice Michel et Mr Parker Mydarlingchouchou vont à Dubaï! Ah tiens oui mais le mois prochain…

Comme quoi il doit néanmoins exister une divinité de la providence pour les personnes dans mon genre il n’y a pas eu d’épisode 4, j’ai réussi à modifier mon booking-réservation-listing-de ta mère en ligne pour demain et le retour le 10.

Si c’est comme ça à bord demain on est pas prêt de bouffer ou même de s’assoir…

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Hou-ah! Hou-ah!

Thursday, December 17th, 2009 | Gin and the City | 18 Comments

Je viens officiellement de terminer ce soir mon premier trimestre de fac (avec un brief que j’ai trop produit du caca enfin bref…).
C’est les ouacances!!! Holidays!! À moi cocktails et autres fêtes pré-Nawelliennes avec alcool, débauche, chorégraphies d’enfer et marivaudages… allez c’est vidéos! (vous savez que je suis probablement dans le public sur cette vid’? Je vous raconterai un jour comment je suis allé voir le Blond Ambition World Tour à l’insu de mes parents alors que je n’avais que 17 ans -j’étais beau comme un enfant, fort comme un homme… 300 bornes pour y aller, 300 pour revenir le tout dans la même nuit, ah jeunesse, jeunesse!)

(j’ai pas encore fini le travail par contre, mais j’ai le week-end pour faire mon Christmas shopping!)

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And le Gin and Tonic World Tour® continues!

Wednesday, July 29th, 2009 | Gin and Tonic World Tour© | 11 Comments

HollywoodArrivé à la maison à 2h30 du mat, merci Easyj*t!

Je n’ai donc que 48h pour faire ma lessive, m’épiler, repasser, aller chez mon coiffeur, passer au taf et refaire ma valoche avant de repartir pour la Californie! Los Angeles nous voilà! Matez les news ces prochains jours je vais rejoindre Marcel Dugomier (qui se ballade aux USA depuis plusieurs semaines déjà et se jette probablement dans les bras du stupre!) il se pourrait qu’il y ait du grabuge et de la connassitude sur West Hollywood sous peu…

Et juste un dernier mot sur le merveilleux moment passé avec Parker et les copains ces derniers jours: je suis épuisé, on a beaucoup mangé, beaucoup déconné, pas mal bu et un soir j’ai tellement ri que j’en péta!

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Télégramme

discovermajorca.com coveParti à Majorque célébrer l’anniversaire de mon chéri avec les keupines, une villa pour les mettre dedans, piscine pour s’y baigner et yach pour rigoler. Pas sur d’avoir du wifi. Retour Mardi prochain avant de partir à Los Angeles le 31 Juillet pour la rentrée du Gin and Tonic World Tour®. Vous embrasse. Soyez pas sage.

Bisous
Yours Truly

Fab xxx

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Because y a pas que Paris: an Invitation

Sunday, June 28th, 2009 | Rosbif life | 14 Comments

(Faut que je mate mon agenda, si ça se trouve je bosse!…)

London pride

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