Rosbif life
Foire aux Vanités
Aujourd’hui j’ai décidé que sur Gin and Tonic on allait oublier toute cette morosité sur fond de crise économique et de grippe porcine et qu’on allait se faire plaisir et rêver à de belles choses chères et inatteignables. Parce que c’est simplement trop bon ces derniers temps de se laisser aller à des choses futiles et de faire plaisir à ses yeux -qui ne peuvent plus voir un JT même en peinture- surtout quand on a pas les moyens. Trop bon de voir encore néanmoins des choses belles et de lire des articles décalés sur des trucs apparemment inutiles alors que tout le monde se demande de quoi demain sera fait et n’ose plus lâcher de thune. Aujourd’hui on fait les princesses!
Je suis abonné au magazine Vanity Fair (bon ok j’ai eu un prix de faveur grâce à mon mec qui connait les gens de chez Condé-Nast…). C’est ZE mag’ qui entre un article sur “Qui était Bernard Madoff”, “2 ans chez le Klu-Klux Klan” et “Un tour d’horizon détaillé des pratiques des Hedge-funds” hyper bien documentés et sérieux glisse des images et des réflexions sur la mode ou les parties des friqués et people de ce monde (le dernier numéro avec notamment un inventaire des grands héritiers à harponner était fascinant!). Vanity Fair c’est Vogue, Newsweek, Point de Vue, The Economist et Voici en un seul produit et ce soir je lisais leur dernier-né dans le métro à finir le papier sur cet atterissage en catastrophe d’un vol dans l’Hudson à New York il y a quelques mois lorsqu’en tournant la page: “La Haute Couture: OUI!“, extrait choisi (et traduit grosso modo par mes soins) de ce petit article…
“(…)est-ce que cette extravagance hors de prix va dorénavant être toujours considéreee comme de bon goût? Mauvaise question. Nous devrions plutôt nous demander “Voulons-nous réellement un monde sans Couture? Sommes-nous prêt à jeter ce qu’il nous reste après tout ce qui a été perdu? N’y a-t-il plus de place pour le beau et l’exclusif? Pour l’indulgence hystérique? Pour des objets fabriqués avec finesse et savoir-faire?
Il est impossible de correctement saisir combien un vêtement Couture est sensationnel jusqu’au moment où on l’a simplement touché, ou essayé, à la manière insouciante et victorienne d’Emily Blunt (ndlr: en photo ci-dessous). La dextérité dans le soin, la satisfaction d’un artisanat, la délicatesse des perles et du laçage, la douceur et la solidité, le tombé et la légereté d’une silhouette… c’est la forme la plus pure de la chirurgie plastique temporaire, et détachable!
Les artisans qui fabriquent ces pièces sont les dépositaires de siècles de patientes explorations des possibilités, et de fines et précises observations passées de fil en aiguille par des petites mains artistes. La Couture est une promesse faite par le futur au passé: il y aura un autre jour des grandes entrées et des orchestres, des carrosses et des candélabres, des réceptions grandioses et des Saisons.”
L’art, le talent, la tradition au service du superficiel c’est bien aussi. En tout cas c’est vachement beau, je trouve. Et puis la plupart des créateurs de ces merveilles pour les yeux sont très sensibles. Faut bien s’entraider…
La vallée des rombières
Instant “punaise hystérique” hier en rentrant du boulot. Je pose mon sac dans MA cuisine, pendant que Parker donne sa petite sauterie hebdomadaire avec des fontaines de champagne dans le salon et la salle à manger que tout ce petit monde a investi (vous remarquerez que je ne suis pas invité à ces petites sauteries, Parker ne sait pas ce qu’il manque, pourtant je sais mettre de l’ambiance dans les cocktails! Avec ma grande culture et mon (bon) goût internationalement connu). Et je décide séance tenante de me servir un verre, après tout y a pas que la petite troupe Parkerienne qu’a le droit de se goberger et moi aussi j’ai eu une dure journée.
Je me sers tranquillement un petit Gin and Tonic® et voilà qu’une rombière bien décrépie et décorée comme un sapin de Nawel à coup de joaillerie de grand prix, dans les 65-70, ans déboule dans ma cuisine, ni bonjour ni merde, et me demande sèchement “Vous êtes qui?” sur un putain de ton que je lui ai répondu du tac au tac “et vous vous êtes qui?”. Cette vieille vache -probablement millionnaire- était soufflée!
Parker est arrivé dans la cuisine et la vieille, en m’ignorant superbement, a déclaré “qu’ il était temps qu’elle parte”, n’écoutant que ma grande gueule et ma vexation je n’ai pas pu réfréner le “oui moi aussi je crois qu’il est temps” (Dieu merci Parker était déjà reparti vers ses invités car je crois que je me serais fait tancer vertement après coup s’il avait entendu…). J’ai cru qu’elle allait se décomposer par tant d’impertinence.
Car sans blagues c’est quoi ces vieille biques qui se permettent de vous parler comme à des domestiques alors qu’elles ne vous connaissent même pas? Si elle m’avait seulement dit bonjour j’aurais laissé passer le truc. La connasse.
…rien que de le sortir ca va mieux, là, tiens! Comme quoi avoir un blog c’est un exutoire de choix. Et tout le monde en profite…
Fin du monde!
Je suis allé raccompagner une connaissance à l’aéroport d’Heathrow, je viens de rentrer. Sur les panneaux “Départ” du terminal 2 pratiquement tous les vols Lufthansa étaient en RETARD!!!! Lufthansa. En retard. Non mais vous vous rendez compte?
(les vols de la Fabrice-Air Ltd étaient tous bien à l’heure. Eux.)
Pute ou soumise?
J’ai rencontré l’amie-d’une fréquentation-d’un très-bon ami-à moi ce soir dans le métro, une jeune femme très belle, dont le prix des fringues qu’elle portait sur elle ce soir dépassait mon salaire mensuel, à l’intellect moyen-moyen, mariée à un homme très beau, séduisant, intelligent et d’une grande gentillesse (sur lequel j’ai je pourrais avoir des vues tellement il est bien. Je n’ai pas encore trouvé ce qui cloche chez lui… il va sans dire qu’il gagne beaucoup d’argent). Le genre de personne qu’on rencontre dans ce qu’on appelle vulgairement le circuit, un petit cercle de gens qu’on croise toujours dans les mêmes types de soirées qui coûtent deux reins et trois pancréas à organiser auxquelles je me joins à Parker parfois. Je ne me plains pas, remarquez, on y débusque des gens vraiment très bien en général!… enfin, juste pour dire que j’ai rencontré un succube de Paris Hilton dans le tube.
En devisant dans le métro je lui parlais de ces vieux beaux décrépis qu’on voit beaucoup en ce moment, genre 65-70 ans avec des jeunes femmes asiatiques à leurs bras. Enfin quand je dis “on” c’est surtout “je”, je ne sais pas pourquoi mais j’en vois plein en ce moment à se promener.
Moi: -” Ça doit être des mecs qui ont achetés leurs copines sur catalogue!… ça se voir un peu d’ailleurs chez certains de ces messieurs: le trophée!
Elle (après avoir rigolé un peu bêtement): – En même temps ce n’est pas comme si c’était de la prostitution!…
Moi (un peu plus froidement): – Non, you are right, ce n’est pas de la prostitution que ça s’appelle ce genre de pratique pauv’ conne. Ça s’appelle de l’esclavage!…
…car dans le circuit les cons sont généralement beaucoup plus cons que la moyenne. Idem pour les connes.
(Je pense qu’ils peuvent littéralement se le permettre…)
Spring round the corner…
Je me demande si le printemps n’est pas en train de pousser: on pisse joyeusement sur nos murs respectifs sur Facebook (réminiscences des joies des jeux en plein air?), il fait certes encore frais dehors mais il y a du soleil. Les gens dans la rue sont sympa malgré la morosité ambiante, crise oblige. Et aujourd’hui on a rigolé comme des cruchottes autour d’un très bon thé en terrasse avec mes keupines même qu’on portait nos lunettes de soleil (ainsi que nos manteaux et nos écharpes, faut pas déconner non plus).
Même au taf l’atmosphère me semble au printemps aussi, pourtant c’est la crise dans l’aérien aussi… non, décidément, je pense que le printemps n’est pas définitivement pas loin. C’est ce que je me disais aussi hier en rentrant de ma pause en pénétrant dans l’ascenseur du bunker de la Fabrice Air Ltd, en entendant un agent de sécurité se lever pour bailler de manière très sonore et lacher un pet intergalactique tandis que la porte de l’ascenseur se refermait. Les célèbre giboulées de Mars sont là en tout cas, visiblement.
Et si on allait à la Bourboule finalement?
J’avais très envie d’écrire sur mon blog aujourd’hui, jour où j’avais projeté d’aller chercher mon visa pour l’Inde. Je devrais normalement récupérer mon passeport nanti du dit visa Vendredi et en rentrant je me suis dit qu’il fallait que je vous narre cette quête du Graal qu’est la demande de visa pour l’Inde (spécifiquement!). C’est une aventure. Une longue aventure. une trèèèèès longue aventure. Je pourrais raconter comment meubler 3 heures d’attentes avec mon numéro de ticket dans la poche, comment c’est trop la foire avec des centaines de personnes autour de soi qui piaillent (ce qui n’est rien à coté de ce que je vais voir et vivre dans des patelins comme Mumbaï). C’est une expérience ma foi assez singulière et unique. L’expérience de la gentillesse et de la patience résignée tout indienne, avec ce léger dodelinement de la tête que seuls les représentants de cette nation ont, et des sourires sincèrement irritant aimables lorsque vous perdez pied.
Car j’ai perdu pied naturellement, au bout de trois heures d’attente et le cul à moitié paralysé, quand ce fut mon tour d’aller au guichet numéro 5 avec ma demande de visa dûment remplie (la dame m’a d’ailleurs complimenté sur ma belle écriture). N’étant point détenteur d’un passeport Britannique -nul n’est parfait- je dois donc prouver par une pièce justificative que je vis au Royaume Uni (ex-British Empire, propriétaire des Indes) depuis plus d’un an… et je me suis énervé. Tout seul j’ai commencé à m’enfoncer dans la médiocrité à balancer que moi je suis Fabrice Michel, que moi je veux juste aller me promener en Inde, que non je ne me trimballe pas avec mes 11 années d’archives albionnes sur moi, que ça fait trois heures que j’attends que maintenant ma journée et foutue et que moi je ne vais pas tarder à pleurer de colère et d’énervement et que toute ce cirque n’est qu’une perte de temps… moi moi Moi MOI!!!!
Je pourrais aussi raconter comment la gentille Madame est restée très zen devant ce petit trou du cul de français, m’a dit que je pouvais revenir avec la bonne pièce en allant directement la voir à son petit guichet (elle a quand même de la chance que je n’habite qu’à une station de métro…). Que l’on pourrait jurer qu’une tornade est passée dans ma chambre alors que je cherchais juste un petit “justificatif-de-plus-d’un-an-de-vie-au-Royaume-Uni”. Enfin, une fois la transaction achevée et un petit mot sur Pondichéry (nous aussi on a eu notre petite enclave dans les Indes galantes!) je pourrais vous parler de la vautre que j’ai failli me prendre devant un parterre de visa applicants lorsque je me suis désolidarisé du guichet numéro 5 mais que j’ai réussi à rattraper très inélégamment pour ensuite me diriger avec la plus grande dignité et indifférence possible vers la sortie (mais j’en ai entendu qui rigolaient…)
Oui je pourrais vous raconter tout ça mais la lassitude m’étreint, là maintenant tout suite… j’ai même envoyé péter Parker qui m’appelait sur mon portable pour me parler d’une nouvelle idée géniale qui l’a eue et qui pourrait nous transporter à Strasbourg et Besançon au printemps. Mais “écoute chouchou là si tu veux je m’en fous je suis super occupé à conchier la Indian High Commission et j’ai franchement pô la tête à ça et que tout ça me fait chier bordel de merde!…” (Et j’ai raccroché. Puis envoyé un texto d’amour et d’excuse pour avoir -peut-être- été un peu abrupt tout à l’heure).
Stay tuned, il pourrait y avoir gonade dans le velouté Vendredi quand je vais aller chercher mon passeport. On en reparle…
Mon 35ème Nawel C’était.
Je crois que je préfère ce style à la tradition familiale (quoiqu’en même temps peut-être que j’y reviendrai un jour); prenez votre mec/mari, un couple d’amis aimant la bonne chère, boire un coup, cuisiner, partager, rire de blagues un peu grasses ou carrément spirituelles, causer de choses terre-à-terre ou carrément profondes, enfermez-les dans le même espace pendant 3 jours et laissez mijoter…
En plus cette année c’était une tranche de luxe car je ne travaillais pas et j’ai été gâté par mes amis et Parker-dââââârling! Sans oublier la bonne bouffe, les cadeaux… et le clous de Nawel, une bouteille de Dom Pérignon cuvée 2000 généreusement offerte à Parker par un de ses bons clients. Une expérience unique.
…Quoique la soirée d’hier soir était unique aussi, c’était un cadeau de Nawel de mes deux amis aimant la bonne chère etc etc…. différent et rempli de bombasses! (et de trucs bizaroïdes aussi, il y en a pour tous les goûts, je crois qu’on appelle ça Burlesque -en anglais dans le texte!)
Vivement l’année prochaine! (vous avez vu le pic de mon blog en version Iphone sur les photos? Avec la neige! Que c’est trop bien et que je vous gâte!) Et c’est juré je fais mon shopping de Noël bien avant le 24 Décembre en 2009… Juré juré juré. C’était trop dur!!!
On passe au prochain réveillon les gars? C’est dans moins d’une semaine maintenant…
Job Done!
Achats de Nawel: Completed
Emballage des cadeaux de Nawel: Completed
Plaçage stratégique des cadeaux sous le sapin pour un accès facilité (voir photo): Completed
Maquerellage pour soupeser et deviner c’est quoi mes cadeaux: presque Completed
Ce soir je fais la fête avec mes potes (pas de réveillon ici, mais orgie de bouffe demain au déjeuner), je vous souhaite à tous un très bon Noël, et surtout de pouvoir oublier en bonne compagnie la morosité ambiante avec vos proches autour d’une bonne table.
Oh my god… je viens de découvrir 2 caisses de Premier Cru de Champagne à la cave (je fais des kilomètres dans ma maison aujourd’hui!). Pour le raoût de ce soir chez Malcolm, dixit Parker! (50 personnes au bas mot… Yesssss!!!) Et j’ai une Fée à débusquer, elle est à Londres!
Le Monde est mon Huître
… traduction littérale du célèbre “The world is my oyster“1 si britannique!
Je le cite car en ce moment je fais ma poule luxe, celle qui est trop sophistiquée et qui fait des aller-retours entre le bar et le sapin de Nawel pour maquereller et secouer pour savoir ce que c’est quelques cadeaux, je peaufine mon expo de cartes de Nawel sur un fil à linge tiré au plafond de mon petit salon, on fait les courses (champagne, bon vin, et whisky écossais), on rigole et on se prépare à faire la teuf avec 3 potes mais ce que je ne dis pô c’est que sous mes airs bonhommes je commence un peu à stresser: je n’ai encore RIEN acheté, pas de Christmas shopping de fait, zilch, nothing, nade, nixnix. Je suis rentré du Royaume de France et j’ai repris le taf… ma seule et dernière chance réside dans la journée de Mercredi, marathon de ta race afin de dénicher des bricoles branchouilles et tendances pas trop chères et en nombre suffisant (pour pas faire radine).
Point positif: vu qu’ici on ne réveillonne pas le 24 en Albionie j’ai jusqu’à la fermeture des magasins et l’arrivée de mes invités vers 19h30 pour tout emballer et mettre sous mon sapin trop gay et design. Je vais me lever tôt Mercredi. Vers 10h30… au moins.
Point négatif: je ne sais toujours pas si Parker m’a acheté une Wii ou une imprimante et ça m’énerve d’aller sous ce maudit sapin pour soulever les paquets car lui il est organisé, il a tout prêt, bien et emballé et ne travaille pas en horaires décalés, LUI!!!!! (Vous me croyez si je vous dis que je suis même allé sur des sites internet pour me renseigner sur le poid de mes souhaits… quand je pense que mon doudou veut une montre!). Et il y a risque de se planter et de ramener deux pitoyables articles rescapés d’une foir’fouille glauque et incertaine…. (quoique c’est pas le genre du quartier)
Et si vous avez des idées lâchez vos com’s les enfants. Je sais que je suis souvent beaucoup plus productif sous pression donc on y va, on y croit, hein: le monde est my fucking huître!!!!! De toute façon on a plus le choix je suis condamné à réussir… mais j’ai un peu peur! )Je vous tiens au courant(
(quoi les parentèhses?)
- Le proverbe est tellement ancré dans la culture que l’équivalent Londonien du Passe-Navigo s’appelle ici l’”Oystercard“, car le monde vous appartient avec cette carte, il est votre huître! Malin, non? J’en parle car je dois voir la Daubette-Fairy sur mon territoire dans les prochaines 72 heures et que cela pourrait lui servir. Sauf le 25, darling, où tout sera closed de chez closed… London ville fantôme! Mais on se voit!!!! ↩
The Last Mission
La der de l’année avant de s’amuser à Londres entre keupines pour Nawel: demain direction la Haute-Saône (70) pour l’opération “Pôpa et Môman”. 2 heures d’avion 3 heures de train, 30 minutes de bagnole et plein de temps à perdre au milieu, lever à 6h pour arriver à 17H30 (moi, ne pas avoir envie d’y aller?… naaaaah! Mais qu’est ce qui vous fait dire ça?)
Mais bon je vais voir mon frère, ma copine P et son mari, j’emmène mon Mac, des livres et des dvd (parce qu’il n’y a pas d’internet et il neige et donc on risque de se faire salement chier) et si tout va bien je suis là Vendredi soir comme si de rien n’était. De toute façon je re-bosse Samedi matin..
A très vite!
(et plaignez-moi siouplait car je n’ai vraiment pas envie d’y aller!)(plaignez moi… juste un petit peu! Please please please…)