Rosbif life

Tintin and Me

Monday, November 7th, 2011 | Rosbif life | 6 Comments

Depuis le temps que je saoûle tout le monde avec Tintin, qui était ma deuxième cible après avoir vu l’innénarable Margaret Cho qui passait à Londres il y a de cela quelques semaines; l’annonce d’une adaptation par Steven Spielberg constituait donc en soi un événement. Ceci tombe d’autant plus à pic que Parker m’avait offert l’intégrale des albums, en français ET avec couverture cartonnée lors du dernier Noël. Probablement un des plus cadeaux que j’aie jamais reçu et la preuve que malgré mes plaintes répétées j’ai un jules qui m’écoute m’obéit m’entend (ma collection que j’avais depuis que j’étais petiot a brûlée quelques mois avant mon déménagement à Londres, le pyromane court toujours…).

Je suis donc allé retrouver l’idôle de ma jeunesse dans une salle de l’Odeon sise sur Marble Arch. J’ajoute que c’était en 3D. Perso je suis pas un grand fan de la 3D -marrant les 5 premières minutes mais fatigant et dont les effets s’estompent rapidement me concernant- mais j’étais avec un pote qui ne pouvait pas se libérer pour la projection en format vintage de 18:30… on a chaussé nos bésicles et vogue strike a pose la galère!

(à partir de là il peut y avoir du spoiler, you enter at your own risks!)

Premières impressions plutôt bonnes à la vue du générique dont le graphisme claque sa chatte et de la première scène du film que j’ai trouvée émouvante. Spielberg à l’évidence est tintinophile et a su re-créer et convertir de manière très vivide les décors des albums. On pense un peu à Dick Tracy, qui voulait reprendre la qualité graphique des comics dont il était issu. Les enchainements entre les scènes à mon humble avis sont simplement du domaine du génie, ainsi que certains mouvements de caméra. L’ambiance est bien restituée, chaussé de mes lunettes je contemple l’écran la bouche grande ouverte: “-Quand Fabrice content, lui toujours faire ainsi!”

J’avais saoulé prévenu tout le monde depuis des semaines: “Si “ILS” changent et détruisent l’histoire je vais salement ruer dans les brancards, ce serait une honte, non mais tu rends compte etc etc… et je devrais noyer mon chagrin dans l’alcool car je serais incapable me remettre d’une déception pareille.”
Bingo l’histoire n’est pas du tout restituée dans son intégralité et la fidélité au “Secret de la Licorne” est ma foi relative; bien que les grands moments -notamment la rencontre entre François de Haddock et Rackham le Rouge lors de l’abordage de La Licorne, narrée par le Capitaine Haddock- y soient. Spielberg donne à Mr Sakharine -personnage à la limite du nobody dans l’album éponyme- un rôle central à l’intrigue. L’aventure du “Crabe aux Pinces d’Or” , qui s’entremêle avec l’intrigue Licornienne, est très bien rendue.
Néanmoins j’ai cru donc faire une crise d’hystérie en plein cinéma et dénoncer la haute trahison de Steven Spielberg et sa bande de capitalistes corrompus.Arlette revival et toussa… passque c’est p’têt beau mais c’est pô fidèle!!!!! J’en étais à appeler la Court Martiale ET l’Inquisition depuis mon iPhone…

Sauf que. Sauf qu’en y réfléchissant bien tout le monde ne connait pas le monde de Tintin (et c’est un manque dont on devrait avoir honte, Madame! parfaitement: honte!). Tout le monde n’a pas cette familiarité avec cet univers. C’est -peut-être- donc une manière plutôt fine et intelligente d’amener le tout à la manière d’une introduction. J’attends néanmoins des prochains films une adhérence aux originaux un peu plus poussée!

Sinon, mention spéciale aux personnages d’Allan Thomson, la Castafiore, Les Dupondt et Nestor, magnifiquement campés et rendus. Par contre Milou est pathétique et ne parle pas (drame de la soirée: le Capitaine Haddock n’a pas la voix de mon père, voix que je lui ai toujours imaginée…).
On peut noter que Spielberg a présenté le décor et introduit tous les personnages-clés de Tintin. Ne manque que le Pr Tournesol, qui originellement apparait dans la suite du “Secret de la Licorne”, à savoir “Le Trésor de Rackham Le Rouge” dont la fin -mille sabords de nom de Dieu de bordel de bachi bouzouk de ta mère- est insérée dans le film. Ce qui me panique un peu quand à la suite… Dieu merci il me reste le vin rouge et Albator ze Movie sous peu.

Pour conclure je dirais que c’était bien, point. Je donne au global un 6.5/10 pour le rendu proche des albums, les personnages que j’ai préférés et l’univers graphique proche des albums qui se dégage du film. J’aurais voulu une adaptation fidèle avec les mêmes moyens mis à disposition pour ce film qui somme toute s’en sort bien -je sais, on sent que ça me coûte de l’admettre. C’est tout de même jouissif de voir son héros “en vrai” à grand renfort de coûteuses technologies…
J’espère juste que ceux qui ne connaissaient pas Tintin ne ne deviennent déçu par la différence d’intrigue et l’innocence juvénile teintée de bons sentiments du héros en ouvrant ses albums. Enfin, je note qu’en VO les voix des personnages transpirent d’un anglais britannique mâtinée d’accents écossais ou middle-class. Le moyen ultime pour d’indiquer que Tintin vient bien d’Europe. Je lui souhaite bonne chance en Décembre lorsqu’il se montrera au Nouveau Monde.

Tags: , , , , , , , ,

La Dernière Image (2/2)

Wednesday, June 29th, 2011 | Fabriché Mansion, Parkerama, Rosbif life | 15 Comments

(suite de l’Épisode 1, donc)

Vers 19:45, dans le taxi qui ramenait mon jules et notre pote vers la maison histoire de se péter la panse pendant que moi j’allais me faire opérer de la mienne (de panse) l’iPhone de Parker sonne. “Allô? C’est St Thomas’ Hospital, oui c’est au sujet de Fabrice, sa condition vient de se détériorer de manière subite et dramatique…

Car le méchant ulcère dans un acte de bravoure malsaine a décidé de lâcher plutôt que de se rendre. D’où perforation de l’intestin, fluides digestifs et caca qui se répandent dans l’abdomen en plus du sang vicié qui s’y trouve déjà. L’estomac  répond en provoquant des vomissements par spasmes dont une bonne partie va se loger dans les poumons. Et Septicémie, et péritonite. Enfin, le plus important, mon cœur, encore lui, s’arrête. On passe sur ce qu’ont pris les reins, le foie et le cerveau (plus la crise cardiaque quelques heures avant, don’t forget).
Le reste je ne m’en souviens plus, je me suis évanoui sous l’intensité de la douleur. C’est Parker qui m’a raconté ce que l’équipe soignante lui a rapporté à son arrivée:  On m’a réanimé, stabilisé, opéré puis plongé dans le coma en baissant ma température à 33 degrés Celsius pour limiter tout dommage neurologique (déjà que j’étais pas aidé dans la vie à ce niveau!).

Le pronostic est réservé, en chiffres on lui dit que ça tourne autour du 25% de chance de survie, 15-20% avec un cerveau intact. Nos amis partout dans le monde et ma famille sont prévenus par Parker. On dit à ma mère que “ce serait mieux qu’elle vienne”. Les amis proches localement se dévouent pour aider, traduire, donner un coup de main pour la logistique. On attend que le verdict de mon décès tombe, puisque c’est le scénario le plus probable.

Le Lundi matin on décide d’arrêter Hibernatus pour ramener ma température au confortable 37 degrés. La sédation est stoppée en soirée, vers 23:00. S’il reste de l’espoir, dans les deux heures suivant l’arrêt du coma mon corps peut reprendre une partie du relai des machines et de là je me réveille. Ou pas.
Toujours vers 23:15 ce Lundi soir je suis dans l’obscurité la plus totale, et j’entends du bruit. J’ai l’impression d’arriver de très très loin. Un peu comme un atterrissage en douceur tout de suite après une zone d’épais nuages, mais porté par une incroyable énergie (Anne c’est de ça dont je pourrais parler pendant des heures, cette sensation d’avoir été “déposé” par l’énergie de toutes ces bonnes vibrations). Au lieu des deux heures réglementaires je me réveille au bout de 2 minutes 15 secondes chrono (admiration et respect total de l’équipe soignante: “on a jamais vu ça!”). Je réussi enfin à ouvrir les yeux, en “poussant” mes paupières. En guise de premier réflexe j’arrache le tube à oxygène de ma trachée, brusquement.

Il y a plein de gentilles madames au-dessus de ma tête qui me mettent un masque à oxygène qui couvre mon nez et ma bouche. J’ai peur. J’ai froid. Une d’entre elle me tient la main et me demande mon nom: “Fabrice Michel” que je réponds (dans une petite voix murmurée, rauque et faible), ma date de naissance? “20th April 1973” (yes, en anglais), et est-ce que je sais où je suis? Je réfléchis et fonds en larmes, non je ne sais pas où je suis et j’ai encore plus peur car je n’ai pas la réponse. On me dit que “Parker va venir” et je pleure de plus belle, à gros sanglots (je dois vous l’avouer que je pleure un petit peu aussi en tapant ma note là, y a plein de trucs qui me reviennent…). J’entends aussi quelqu’un me dire “you have been sleeping for two days, luv!…” avec un accent un peu cockney délicieusement rassurant. C’est bien ma planète, c’est déjà ça.
J’ai dû me rendormir quelques instants car en rouvrant les yeux il était là, Parker le magnifique. On pleurait (moi je hoquetais comme un môme tellement j’étais épuisé et je pleurais, et avec un masque à oxygène c’est vraiment pas facile de chialer!), il m’embrassait il n’arrêtait pas de me caresser le visage et les cheveux, sa tête près de la mienne. Moi je lui répétais “I am sure of you” (je venais de relire le bouquin de Maupin en Floride, je voulais juste lui dire que c’est l’homme de ma vie). C’était parait-il la teuf dans l’unité de soins intensifs, les infirmiers et infirmières en larmes devant tant de romantisme. Les médecins susurrèrent le mot “miracle”…

Je passe sur la semaine en soins intensifs, mes attouchements le lendemain sur moi-même pour découvrir toutes ces perfusions, ces sondes, ces cathéters (surtout celui dans la zizouille, mein Gott quelle horreur…), ces tuyaux, et la balâfre de 15cm agrafée sur mon ventre. Le délirium tremens phénoménal -surtout la nuit- provoqué par la morphine (moins drôle ceci-dit quand on l’arrête et qu’il faut vaincre l’addiction), les hallucinations non-stop (genre tu veux aller à Cannes? Mais regardes-moi que je claque les doigts ça y est on y est que c’est grave trop réel quoi!). C’est aussi le pays où un tout petit pet discret se transforme en tragédie. Bref 2 semaines de travail parfois acharné de ma part pour sauver ma peau. Il n’y a rien à admirer, c’est une question toute simple de survie. J’ai aussi compris qu’en me réveillant j’avais eu le choix: celui de vivre (et se battre) ou de repartir dans le noir.

Enfin, je revois le visage de ma mère le Mardi soir (le 8 Mars donc), avec mon frère, à mon chevet, tout frais descendus de l’Eurostar. Qui prenaient sur eux pour masquer leur peur et leur chagrin de me voir aussi amoché, aussi pitoyable et encore en danger (ce que je ne savais pas). Je suis allé dire bonjour et merci aux soins intensifs il y a 3 semaines à St Thomas, et c’est aussi à elle que j’ai pensé en parcourant ce long couloir, et comme elle a dû se demander “dans quel état vais-je le trouver?”
Je revois aussi le visage de Dominique, Hervé et Jorge. Je disais parfois pour plaisanter en parlant d’eux que nous  c’était “à la vie à la mort” avec mes partners in crime. Je ne croyais pas si bien dire. Ils ont soulagé Parker, organisé la venue de ma famille, aidé, expliqué, traduit, guidé, distrait, accompagné… ils sont mes héros, pour toujours.
Je revois bien sûr Anne et Tidou, et mes larmes à leur vue, et mon admiration pour leur détermination à tout lâcher pour être là. Je crois pouvoir encore sentir leurs mains respective et leurs baisers sur mon front. De la gonzesse authentique du meilleur calibre, mes copines de lycée.

J’arrête ici, abruptement. Ce blog peut reprendre son cours normal, fin de l’invendable scénario.

Tags: , , , , , ,

La Dernière Image (1/2)

Monday, June 27th, 2011 | Fabriché Mansion, Rosbif life | 16 Comments

Le retour après une courte absence (si, si, c’était court!) bloguesque. Cela me titillait depuis pas mal de temps mais finalement je crois que l’envie d’écrire des conneries est en train de revenir tout doucement. Qui plus est ma vie a récemment changé: certains ne trouveront peut-être pas ce premier jet de billets très joyeux, mais je vous jure que d’ores et déjà nous avons réussi à plaisanter et rire à gorge déployée sur ce sinistre épisode que je vous livre aujourd’hui (et demain peut-être pour la suite). C’est aussi une manière d’évacuer (mais je n’y crois pas trop) mais surtout de remercier publiquement certains et certaines qui sont depuis devenus dans mon petit Panthéon mes héros personnels. Merci également d’éviter les commentaires graveleux, c’est du passé et tout est bien qui finit bien.



Avec Parker on se réfère à l’image qui illustre ce billet comme “la dernière photo“. Je l’avais mise sur Facebook avec la cosmopolite légende “Joie de vivre!” le 26 Février dernier, juste après qu’elle fut prise depuis mon téléphone. Avec Parker on était à Miami pour 4 jours, on prenait des cocktails, on arrivait de Contadora et Panama-City, probablement les grave plus belles vacances qu’on aie jamais passées tous les deux. On l’appelle “the last picture” car c’est la dernière photo de moi prise avant le 5 Mars 2011. La date est devenue une frontière, on sait toujours maintenant quand on raconte ou se souvient d’un truc si c’est avant ou après le 5 Mars 2011…

Car le 5 Mars 2011 -promis j’essaie de ne pas tomber dans le pathos- c’est le jour où Parker, après que Fabrice ait quasiment passé 24 heures à agoniser avec une douleur aiguë dans l’abdomen (et je veux pas me vanter mais je suis pas une chochotte avec la douleur), un teint verdâtre et une nuit blanche, a dit “on arrête les frais j’appelle une ambulance…” il était midi et demie.

C’est le jour où le paramedics, dans l’ambulance qui -nous le pensions- m’emmenait à St Mary’s Hospital sur Paddington (“Plus pratique pour les visites” dixit Parker avec son pragmatisme tout britannique) m’a déclaré sur un ton étonné par sa découverte “Vous êtes en train de faire une crise cardiaque, demi-tour on vous emmène sur St Thomas’ Hospital qui a la meilleure Coronary Unit.” J’étais déjà sous morphine et oxygène et j’ai gardé mon calme. En plus une news comme ça c’est tellement gros je crois que je n’ai franchement trop pas saisi la gravité de la situation… c’est aussi depuis ce jour que j’ai le cœur qui se serre (sans jeu de mot) chaque fois que je vois une ambulance foncer au mileu des voitures, signal sonore à donf’.

C’est le jour où en arrivant à l’hosto façon “Urgence” (inclue l’option “portes qui s’ouvrent avec fracas quand le brancard fonce dedans!”) on m’a dit “on va opérer tout de suite, on va vous insérer un stent au cœur via l’artère fémorale, par la cuisse quoi!“. Une dame s’affairait déjà à découper mon pull… je m’en rappelle  -c’était sous anésthésie locale- par bribes (je pense faire un billet dédié entièrement à la morphine-mon-amour un de ces quatres). Surtout la gentille Madame qui m’a montré sur un moniteur mon cœur “avant” (moche et surmené) et “après” (régénéré et souriant du ventricule) avec une jolie petite bague façon piercing dans une artère sur le ventricule gauche. J’ai le ventricule qui passe grave bien à la télé.

C’est également le jour où un scanner (dont je ne me rappelle absolument pas) a ensuite montré un saignement de l’intestin dans l’abdomen (qui aurait amené à un épaississement du sang de taré, dixit les docteurs, et provoqué l’épisode cardiaque). Et que j’ai rencontré mon chirurgien-du-bidon indien qui m’a dit que tout ça c’était la faute d’un vilain ulcère du duodénum au stade adulte et au maximum de ses capacités pas gentil du tout, et passé depuis quelques heures du coté obscur de la force après avoir aplati la rébellion. De la gentillesse et de la compassion à l’état brut le chirurgien, vraiment une belle personne. J’étais dans le cirage mais je n’oublierai jamais quand il m’a pris la main et m’a dit “tout va bien se passer” (quoique nous le verrons, il a méchamment raté une opportunité de la fermer). L’idée étant de faire deux petits trous de rien du tout, colmater la fuite à l’intérieur en recousant, et refermer. Plus une bonne cure d’antibios pour lacérer la méchante bactérie qui accouche des ulcères qui passent du coté obscur. Tout bénèf’ et pas de cicatrices. Easy!

Parker -qui n’avait pas pu venir dans l’ambulance du fait d’une obligation professionnelle- est arrivé à ce moment là. Vers 17:30. Je lui ai dit fièrement “on vient de m’opérer du cœur, on repart pour  une opération du bidon en soirée. I love my life…” Il a souri, il m’a embrassé. J’étais vraiment content de voir enfin un visage familier, depuis 12:30 que je gérais tout seul. Il est ensuite allé voir le personnel soignant histoire d’être un peu mieux briefé que par sa junkie de french sauterelle sous morphine…

Vers 19:30 Parker est revenu à mon chevet avec un de nos amis. On s’est embrassés. J’étais grave crâmé du cerveau à cause de la morphine, ma vision était passée en noir et blanc. Ils m’ont souhaité bonne chance pour l’opération et une bonne nuit. Parker serait là pour le réveil post-opératoire. Et ils sont sorti prendre un taxi pour aller dîner dans le petit bar à tapas en face de la Fabriché-Mansion.

(…to be continued )

 

Tags: , , , , , ,

Back in the Game!!!!

Je l'admets j'étais un peu bourré mais j'étais avec mon chéri, mes potes et mes co-étudiants et ce document coûte la bagatelle de £7000!

Alors dans l’ordre absolument pas chronologique:

- J’avais cassé mon blog (genre tout était lô mais j’arrivais plus à y accéder que même j’ai eu hyper peur)
- Mon blog il est réparé (que même que j’ai tout réinstallé tout seul que j’ai eu hyper peur)
- Apparemment mon blog servait à vendre des substances qui rendent le phallus plus dur et plus longtemps (c’est mon hébergeur qui me l’a dit et m’a même menacé de suspendre ce blog que j’ai envoyé un mail bien pommé tu peux me croire!… mais je dois admettre que sur le coup j’ai eu hyper peur)
- Je ne vais plus à l’école depuis Jeudi dernier. Ma graduation était trop de la balle de sa mère je suis arrivé 5ème, t’y crois toi? Avec en plus la mention spéciale du jury “étudiant qui donnait tous les signes de trop se planter et ben que nenni non point il se les a sorti et il a bossé comme une brute! (n’empêche que j’ai passé toute la journée à psychoter même que je me suis engueulé avec Parker alors que c’était son anniversaire. J’ai eu hyper peur)
- Je pense renommer ce blog “Absolut Raspberries and Tonic”  car je viens de découvrir ce mélange et mine de rien l’addiction me guette et j’ai trop hyper peur (un peu)…
- Ma libido est dans une passe intense qui me faire hyper peur (et à Parker aussi mais il a l’air de bien tiendre le coup)
- Je suis donc un Graphic Designer (que même que j’ai un certificat pour le prouver. T’as hyper peur là, hein?)

Je suis reviendu!!!!!!!

Je suis un Graphic Designer!!!!!!

World peace!!!!!

…et bientôt mon site de graphic design qui nique sa race!!!!! (teaser)

Tags: , , , , , , , , , , ,

Ma vie c’est l’hystérie

Tuesday, November 3rd, 2009 | Bloguement Vôtre, Rosbif life | 13 Comments
"I never look back, darling. It distracts me from the now"

"I never look back, darling. It distracts me from the now" (Edna Mode)

… mais pas tant que ça!

Mes chers amis je reviens avec la promesse d’un peu plus d’assiduité, ça ne coûte rien d’essayer!

Ces dernières semaines ont été chargées, crevantes, entre le boulot et des fêtes de sa race qui déchirent que j’ai du adapter avec des horaires matinaux qui ne me vont pas du tout du tout au teint mais je m’éclate!

J’ai aménagé mon planning car je retourne à l’école 2 soirs par semaine, de 18h à 21h30 les mercredis et jeudis pour étudier le graphisme. Oui, parfaitement mes loulous: posters, emballages, étiquettes, chartes graphiques, brochures, magasines bref tout ce qui concerne le design graphique et la théorie qui va avec. L’éclate totale. Je suis même en train de devenir un geek de la typographie qui est un domaine fascinant. Entre le “sans sérif” et les types de typos, je commence à les reconnaître en regardant des posters dans le métro ou en lisant sur un écran (pour la petite confession Helvetica est le must du must moi je dis que). Mais il y a aussi l’alignement, la hiérarchie…. bref je passe mon temps sur mon Mac à délicatement tripoter In-Design, titiller Illustrator ou encore caresser Photoshop. Et c’est bon…

C’est l’éclate mais après des journées à se lever aux aurores c’est un peu dur le soir d’être créatif à l’école (on fait un brief à chaque fois). Qu’importe, le cours va s’étaler sur 9 mois avec un portfolio complet fait par mes petites mains à la clef. Et une possible reconversion qui sait?

Sinon on fait toujours autant la teuf, Parker va super bien on part 4 jours en Espagne à la fin du mois, j’ai la magic mouse d’Apple que j’en peux plus de triper et me ruine en beaux livres ès design. Bref on le voit, tout baigne et j’ai un tas de trucs à raconter… et si vous êtes sages je vous mettrai quelques une de mes œuvres graphiques créées par mes pauvres mains burinées ici sous peu!

Je vous laisse je vais rejoindre mon mec sur le canapé, pour une fois que je peux me vautrer un peu sans m’esquinter!…

Tags: , , , , , , ,

20 ans, déjà…

Saturday, September 12th, 2009 | Rosbif life | 25 Comments

Ouai 20 ans, ça fait 20 ans que j’ai pris cette décision et 20 ans que je me vautre et re-vautre dans l’échec. C’est une décision pleine de bon sens qui peut apporter joie, bonheur et retour de l’être aimé mais que je n’ai jamais réussie à mettre en œuvre. Tous les matins je me dis qu’aujourd’hui c’est le jour et que ça ne peut que fonctionner. En allant au taf ou à la piscine, encore pire les lendemains de fêtes bien arrosées. Car ça ne peut que fonctionner.

Y a même un groupe sur Facebook que je me suis empressé de rejoindre pour qu’on me coache intensément et qu’entre gens du même groupe on puisse se soutenir mais que dalle! Je pense ne trouver refuge et soutiens pour les cas dans mon genre qu’auprès des réunions de paroles comme les alcooliques anonymes.

Ca fait 20 ans -20 ans!- que tous les matins je me dis “Ce soir je me couche tôt!” (et que j’y crois en plus).

Putain, 20 ans!

Tags: , , , , ,

Mayfair-California

Monday, August 3rd, 2009 | Rosbif life | 16 Comments

CancelledBon ben finalement le Gin and Tonic World Tour® in California c’est plié, bordel… après un Vendredi passé à Roissy-CDG et deux à Londres-Heathrow et essayé plus de 10 vols en stand-by faut se rendre à l’évidence: c’est pas autant la crise que ça puisque les vols sont pleins!

C’est d’ailleurs ça le comble du billet à deux balles en stand-by, tu peux pas non plus pester vu que c’est plein de clients qui financent ton salaire (et ceux des collègues des autres compagnies sur lesquels j’ai tenté d’embarquer)… ce serait quand même méchant et malvenu. Je ne suis même pas amer (bon si quand même un peu faut pas déconner non plus), c’est la règle du jeu après tout. Le pire c’est qu’avant d’aller faire la folle à Majorque les vols ben y étaient bons, y a avait plein de sièges de libre donc pourquoi prendre un billet réservé, je te le demande?
Faut croire qu’il y a des gens qui ont finalement décidé de faire chauffer leur carte et de partir précisément en Californie (normal: puisqu’y a de la place!).

Le pire c’est de courir d’un terminal à l’autre après s’être fait jeté refusé d’un vol, et de passer son temps à attendre, attendre et attendre: attendre pour s’enregistrer, attendre pour passer les contrôles, attendre l’embarquement, attendre le verdict l’estomac noué puis faire bonne figure au moment de la mauvaise nouvelle. C’est très saoûlant, éprouvant, fatigant et j’ai dorénavant une connaissance quasi parfaite du circuit passager à CDG 2E et des terminaux 1,3 et 5 d’Heathrow (je me suis par ailleurs vautré au niveau départ du 3 un jour et au niveau arrivé du 1 un autre… Fabrice un jour, Fabrice toujours) .
À la fin y a même des personnels de sécurité qui me saluaient en me tenant la porte (même que desfois ils étaient encore plus déçus et emmerdés que moi: “You did not board? Ohhh sorry!”). Et si vous voulez vous muscler cul et cuisses et vous refaire des abdos c’est l’exercice souverain par excellence: j’ai une plastique de jouvenceau et le ventre émouvant, très bien la course avec valise à roulette (format cabine tout de même, hein! On est pas des sauvages….), j’ai les genoux un peu sensibles mais une bonne nuit de 11h (ndlr: la même durée qu’un vol Londres-Los Angeles!) m’a redonné le teint Célestin…
Il y a quelques années avec mon ex on avait voulu partir en stand-by sur San Francisco dans les même dates. Ca nous avait pris 3 jours (mais on était parti le 3ème jour, au moins!). Donc dorénavant leçon retiendue lors du fameux chassé-croisé des vacances tu pars avec une réservation!!!!!

Pendant que j’y pense je voudrais tout de même remercier les personnes et entités suivantes:
- Mes amis (et néanmoins collègues) de la Fabrice-Air Ltd à Paris-CDG qui ont vraiment été très sympatoches et supportifs
- Les staffs de chez British Airways (géniaux et efficaces comme d’hab’!), Virgin Atlantic (sympas et gentils comme tout), Air New Zealand (adorables et souriant)
- Parker pour le support moral tous les soirs et les encouragements à coups de bisous
- Mes amis sur Facebook qui ont suivi avec humour et décontraction mes trépidantes aventures
- MarcelD que j’ai eu au bigo hier soir à Los Angeles et qui a fait montre d’une très gentille compréhension (même qu’on se fait un trip ensemble les prochains mois)(avec billet confirmé de ta mère!)
- Mon pote DeeDee et ses muscles depuis le bureaux qui me radio-guidaient d’un vol sur l’autre et avec qui on bitchait via le portable

J’ai oublié de citer une compagnie aérienne sur laquelle techniquement j’ai tenté de tenter ma chance mais sur laquelle je me suis fait traiter comme un véritable merde et qui ne gérait rien du tout même avec ses passagers. J’en profite pour leur dire merde avec tout la punaisité hystérique dont je suis capable.

Et sans transition aucune je voulais vous faire part de la découverte de ce nouveau blog que c’est une fille qu’elle est trop bien: c’est Sonia de Bencouscous à laquelle je vole effrontément ses expressions dans la vraie vie avec tous ces vols complets dedans: “je me remets du gloss”, “je change mon protège slip” toussa quoi… je la mets dans la blogroll en compagnie des autres filles (je pense distinctement à Ève et La Peste) pleines d’érudition qui font de ma niche l’antre du bon goût, à vot’ bon cœur!

Tags: , , , , ,

Où on reparle de la classe et du bon goût

Friday, July 10th, 2009 | Rosbif life | 22 Comments

moquetteUne des choses qui m’a réellement surprise en arrivant au Royaume Uni il y a de cela quelques années dans une galaxie far, far away c’est l’omniprésence de la moquette. On en trouve partout, ça commence à l’aéroport (Heathrow par exemple en est garnie de kilomètres carrés…) puis ça vous suit à la fac, au bureaux, on en trouve même dans les salles de bain, ce que je trouve particulièrement anti-hygiénique and dégueulasse. Sortir de la douche pour marcher sur de la moquette, désolé moi je trouve pas ça sain et propre…

Pour ceux qui l’on visitée, la Fabrice-Mansion est garnie de moquette, bon là on peut rien faire c’est un logement de fonction mais j’ai tout de même réussi à faire enlever la moquette de la salle de bain, des chiottes (mais ouiiii!) et d’une partie de la cuisine (oui, vous avez bien lu… la cuisine!) mais pour résumer entre le palier et le premier étage où commence l’appartement proprement-dit il y a… si vous me suivez, de la… moquette. Sale, tâchée, une vraie honte.

Cet engouement tout albion et culturel fait donc que le marché de la moquette est plutôt consistant, et le reflet de leur propriétaire. En effet, on est plus dans le clivage moi j’ai de la moquette car j’ai de la thune / toi t’as pas de thune donc t’as du lino mais dans le clivage moquette haut standing versus moquette de pauvre à bon marché.

C’était il y a quelques semaines en rentrant de Strasbourg. J’avais décidé de rentrer le Vendredi soir car je bossais le lendemain. J’aurais pu prendre un vol tôt le matin et aller directement au siège de la Fabrice-Air Ltd  mais bon ça me saoûlait, quoi… j’ai donc laissé ma pote Patsy (toujours aussi belle et momentanément enceinte), bientôt rejoint ce soir-là par Love-Kiné et son inséparable Duchesse au brushing immaculé. Le temps d’aller m’acheter quelques bouteilles au Duty-Free (on ne se refait pas) et hop! deux heures plus tard mon jet me déposait à l’aéroport de Londres-City (et son accueillante moquette!).

Dans le métro, coup de fil de ma copine D (ndlr: alias Bree!) et une invitation à me rendre séance tenante à son domicile pour un cocktail-barbecue improvisé de sa race. “Ouai mais là bon, je descends d’avion je suis avec armes et bagages, fait chier, quoiiiii….!”
Rien n’y a fait, je me suis donc rendu avec mes bagages chez D qui est du coté ostentatoire de la force, moquettement parlant. Très belle maison,beaucoup de trucs design, beaucoup de blanc et beaucoup de moelleuse moquette… un plaisir de marcher pied-nus chez eux!
Je sors du métro, sonne à la porte… “Hellooooo gorgeous!!!! “, en plus sur ce coup-là j’avais mes bouteilles dans ma valoche. La fête allait pouvoir commencer. “Tiens, mmmhwua, entres, attends suis-moi on va stocker ta valise dans le petit cagibi à coté de la cuisine super design que t’en peux plus“. Pour aller au cagibi il faut traverser la maison, et à coté du cagibi il y a l’open-kitchen avec un bar bien rempli (ce soir-là: margharitas-maison qui déchirent suivi d’un très bon rouge (plusieurs bouteilles) qui tache et pousse au crime!).
C’est sortant du cagibi que D a crié. Plutôt gueulé, en fait. “What the fuck is this?“… suivi de “Fabrice, what (the fuck) have you done ?

C’est vrai que deux lignes parallèles à la merde de chien, empreintes des roulettes de ma valise, maculaient la fabuleuse moquette -blanche, naturellement- de mes hôtes et permettaient de suivre son cheminement depuis leur entrée jusqu’au petit-cagibi-près-de-la-cuisine. Le seul truc qui m’est venu à l’esprit c’est de regarder sous mes chaussures (j’étais content, entre-nous, de ne pas y trouver de merde car Converses en cuir + étrons canins j’aurais été vénère!) et dans un deuxième temps de demander si la moquette était traitée Scotchguard®
Bon je vous rassure tout s’est arrangé et un nettoyeur pro est venu libérer la moquette des derniers vestiges de mes turpitudes quelques jours plus tard. On a réussi en s’y mettant les six à enlever le plus gros, même qu’on a bien rigolé… Bree aussi, c’est dire! Je n’ai même pas eu à payer le nettoyeur, D m’a appelé après qu’il fût parti. Je lui ai quand même demandé si elle voulait une participation, mais non: “C’est bon je sais que tu l’as pas fait exprès et puis ok c’est vrai que ça a mis de l’ambiance toute cette merde bien liquide et odorante finalement… mais ne recommence pas ou tu es banni de ma baraque pour toujours!”…

Aujourd’hui je vous livre l’anecdote car on ne sait jamais, il y a peut-être une personne à qui vous voulez faire un sale coup. Une personne que vous détestez s’il vous plaît, je ne voudrais pas être taxé de mec à l’humour un peu douteux, voire pipi-caca-boudin!

Tags: , , , , , , ,

Because y a pas que Paris: an Invitation

Sunday, June 28th, 2009 | Rosbif life | 14 Comments

(Faut que je mate mon agenda, si ça se trouve je bosse!…)

London pride

Tags: , , , , , , , , , , ,

Saudade

Tuesday, June 2nd, 2009 | Rosbif life | 9 Comments

Je ne suis pas un vétéran des catastrophes et la vérité c’est qu’on ne s’y fait jamais. Je vais fêter cette année mes 10 ans dans l’aérien, j’ai par exemple vécu avec mes collègues et mes proches (et tout comme vous j’imagine) le crash qui a signé la mise hors service de Concorde, les évènements du 11 Septembre qui ont changé l’image de notre métier à jamais, des accident graves qui ont aidé à comprendre un peu qu’être hôtesse ou steward c’est assurer la sécurité du passager avant tout, les crises telles que celle du SRAS ou celle financière qui secoue l’économie mondiale et nous pousse à continuer et préparer des jours meilleurs… je sais que j’en oublie, et concède en passant que moi-même j’ai parfois peur en avion.

Je suis très triste ce soir, et incrédule également. Je relis et pense à tous ces messages que m’ont envoyés mes amis, la famille, tous ces soutiens. Je pense aussi aux familles et aux amis de ces passagers qui ne pourront pas commencer à faire leur deuil tant qu’ils ne verront pas une épave ou -à défaut- une preuve tangible (à leurs yeux) les empêcher de se raccrocher à un espoir, fût-il infime. Je pense à tous ces messages d’amitié spontanés sur Facebook, ces emails qui nous rappelle que l’on est ensemble, ces petits SMS des gens qu’on aime et qui vous soutienne gratuitement, ces mails d’amis distant qui vous rappelle qu’ils sont là, et bien vivant. Et puis ceux qui ne vous envoie rien car vous savez qu’ils sont là, sur la même longueur d’onde et qu’ils savant très bien ce que vous ressentez. Tout un entourage auquel on ne dit pas très souvent combien on l’aime (et moi je reviens d’une semaine d’amour à l’état pur en plus, mais je suis un grand veinard, j’en ai conscience).

Je pense aussi à mes collègues, et ces embrassades solidaires et spontanées aujourd’hui, cette manière pudique de confirmer par un sourire à la cantine que l’on va se serrer une fois encore les coudes et surmonter ce nouvel écueil, avec une étincelle brillante et compassée loin dans le fond des yeux. Malgré cette tristesse et la désolation d’une tragédie que personne ne mérite on vit parfois au travail les plus grandes, les plus uniques et les plus belles expériences humaines; et j’ai le privilège d’un savoir empirique à ce sujet. Car je sais aussi que ce soir je ne suis pas le seul à avoir la tête remplie de cette “saudade” telle qu’on la rencontre à Rio les jours de pluie d’été. Je la connais, je l’ai vécue (15 jours de pluie!). C’est une période où on se relâche comme une jument à bout de souffle en rentrant chez soi, après toutes ces heures passées à transformer son choc et son incompréhension en énergie afin de montrer au monde la résilience et la force de la marque que l’on représente. C’est quand on se demande “pourquoi?” et qu’on ne peut rien faire d’autre que d’être navré pour soi-même et le pauvre monde, c’est quand on essaie de dormir et qu’on y parvient plutôt mal malgré la fatigue d’une journée accablante d’émotions en roller-coaster.

Mais j’aimerais bien que ça s’arrête ces cataclysmes violents, injustifiés, inutiles. Je voudrais bien arriver à m’abaisser à prier, aussi, parfois, je l’avoue. On doit pouvoir y trouver une paix formidable, certainement. Cependant au vu du gâchis de la nuit dernière au milieu de l’Atlantique je n’arrive pas à m’y résoudre, cela m’apparait comme dire merci bien de nous pourrir la vie…

Archives