Rosbif life

Ma vie c’est l’hystérie

Tuesday, November 3rd, 2009 | Bloguement Vôtre, Rosbif life | 13 Comments
"I never look back, darling. It distracts me from the now"

"I never look back, darling. It distracts me from the now" (Edna Mode)

… mais pas tant que ça!

Mes chers amis je reviens avec la promesse d’un peu plus d’assiduité, ça ne coûte rien d’essayer!

Ces dernières semaines ont été chargées, crevantes, entre le boulot et des fêtes de sa race qui déchirent que j’ai du adapter avec des horaires matinaux qui ne me vont pas du tout du tout au teint mais je m’éclate!

J’ai aménagé mon planning car je retourne à l’école 2 soirs par semaine, de 18h à 21h30 les mercredis et jeudis pour étudier le graphisme. Oui, parfaitement mes loulous: posters, emballages, étiquettes, chartes graphiques, brochures, magasines bref tout ce qui concerne le design graphique et la théorie qui va avec. L’éclate totale. Je suis même en train de devenir un geek de la typographie qui est un domaine fascinant. Entre le “sans sérif” et les types de typos, je commence à les reconnaître en regardant des posters dans le métro ou en lisant sur un écran (pour la petite confession Helvetica est le must du must moi je dis que). Mais il y a aussi l’alignement, la hiérarchie…. bref je passe mon temps sur mon Mac à délicatement tripoter In-Design, titiller Illustrator ou encore caresser Photoshop. Et c’est bon…

C’est l’éclate mais après des journées à se lever aux aurores c’est un peu dur le soir d’être créatif à l’école (on fait un brief à chaque fois). Qu’importe, le cours va s’étaler sur 9 mois avec un portfolio complet fait par mes petites mains à la clef. Et une possible reconversion qui sait?

Sinon on fait toujours autant la teuf, Parker va super bien on part 4 jours en Espagne à la fin du mois, j’ai la magic mouse d’Apple que j’en peux plus de triper et me ruine en beaux livres ès design. Bref on le voit, tout baigne et j’ai un tas de trucs à raconter… et si vous êtes sages je vous mettrai quelques une de mes œuvres graphiques créées par mes pauvres mains burinées ici sous peu!

Je vous laisse je vais rejoindre mon mec sur le canapé, pour une fois que je peux me vautrer un peu sans m’esquinter!…

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20 ans, déjà…

Saturday, September 12th, 2009 | Rosbif life | 25 Comments

Ouai 20 ans, ça fait 20 ans que j’ai pris cette décision et 20 ans que je me vautre et re-vautre dans l’échec. C’est une décision pleine de bon sens qui peut apporter joie, bonheur et retour de l’être aimé mais que je n’ai jamais réussie à mettre en œuvre. Tous les matins je me dis qu’aujourd’hui c’est le jour et que ça ne peut que fonctionner. En allant au taf ou à la piscine, encore pire les lendemains de fêtes bien arrosées. Car ça ne peut que fonctionner.

Y a même un groupe sur Facebook que je me suis empressé de rejoindre pour qu’on me coache intensément et qu’entre gens du même groupe on puisse se soutenir mais que dalle! Je pense ne trouver refuge et soutiens pour les cas dans mon genre qu’auprès des réunions de paroles comme les alcooliques anonymes.

Ca fait 20 ans -20 ans!- que tous les matins je me dis “Ce soir je me couche tôt!” (et que j’y crois en plus).

Putain, 20 ans!

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Mayfair-California

Monday, August 3rd, 2009 | Rosbif life | 16 Comments

CancelledBon ben finalement le Gin and Tonic World Tour® in California c’est plié, bordel… après un Vendredi passé à Roissy-CDG et deux à Londres-Heathrow et essayé plus de 10 vols en stand-by faut se rendre à l’évidence: c’est pas autant la crise que ça puisque les vols sont pleins!

C’est d’ailleurs ça le comble du billet à deux balles en stand-by, tu peux pas non plus pester vu que c’est plein de clients qui financent ton salaire (et ceux des collègues des autres compagnies sur lesquels j’ai tenté d’embarquer)… ce serait quand même méchant et malvenu. Je ne suis même pas amer (bon si quand même un peu faut pas déconner non plus), c’est la règle du jeu après tout. Le pire c’est qu’avant d’aller faire la folle à Majorque les vols ben y étaient bons, y a avait plein de sièges de libre donc pourquoi prendre un billet réservé, je te le demande?
Faut croire qu’il y a des gens qui ont finalement décidé de faire chauffer leur carte et de partir précisément en Californie (normal: puisqu’y a de la place!).

Le pire c’est de courir d’un terminal à l’autre après s’être fait jeté refusé d’un vol, et de passer son temps à attendre, attendre et attendre: attendre pour s’enregistrer, attendre pour passer les contrôles, attendre l’embarquement, attendre le verdict l’estomac noué puis faire bonne figure au moment de la mauvaise nouvelle. C’est très saoûlant, éprouvant, fatigant et j’ai dorénavant une connaissance quasi parfaite du circuit passager à CDG 2E et des terminaux 1,3 et 5 d’Heathrow (je me suis par ailleurs vautré au niveau départ du 3 un jour et au niveau arrivé du 1 un autre… Fabrice un jour, Fabrice toujours) .
À la fin y a même des personnels de sécurité qui me saluaient en me tenant la porte (même que desfois ils étaient encore plus déçus et emmerdés que moi: “You did not board? Ohhh sorry!”). Et si vous voulez vous muscler cul et cuisses et vous refaire des abdos c’est l’exercice souverain par excellence: j’ai une plastique de jouvenceau et le ventre émouvant, très bien la course avec valise à roulette (format cabine tout de même, hein! On est pas des sauvages….), j’ai les genoux un peu sensibles mais une bonne nuit de 11h (ndlr: la même durée qu’un vol Londres-Los Angeles!) m’a redonné le teint Célestin…
Il y a quelques années avec mon ex on avait voulu partir en stand-by sur San Francisco dans les même dates. Ca nous avait pris 3 jours (mais on était parti le 3ème jour, au moins!). Donc dorénavant leçon retiendue lors du fameux chassé-croisé des vacances tu pars avec une réservation!!!!!

Pendant que j’y pense je voudrais tout de même remercier les personnes et entités suivantes:
- Mes amis (et néanmoins collègues) de la Fabrice-Air Ltd à Paris-CDG qui ont vraiment été très sympatoches et supportifs
- Les staffs de chez British Airways (géniaux et efficaces comme d’hab’!), Virgin Atlantic (sympas et gentils comme tout), Air New Zealand (adorables et souriant)
- Parker pour le support moral tous les soirs et les encouragements à coups de bisous
- Mes amis sur Facebook qui ont suivi avec humour et décontraction mes trépidantes aventures
- MarcelD que j’ai eu au bigo hier soir à Los Angeles et qui a fait montre d’une très gentille compréhension (même qu’on se fait un trip ensemble les prochains mois)(avec billet confirmé de ta mère!)
- Mon pote DeeDee et ses muscles depuis le bureaux qui me radio-guidaient d’un vol sur l’autre et avec qui on bitchait via le portable

J’ai oublié de citer une compagnie aérienne sur laquelle techniquement j’ai tenté de tenter ma chance mais sur laquelle je me suis fait traiter comme un véritable merde et qui ne gérait rien du tout même avec ses passagers. J’en profite pour leur dire merde avec tout la punaisité hystérique dont je suis capable.

Et sans transition aucune je voulais vous faire part de la découverte de ce nouveau blog que c’est une fille qu’elle est trop bien: c’est Sonia de Bencouscous à laquelle je vole effrontément ses expressions dans la vraie vie avec tous ces vols complets dedans: “je me remets du gloss”, “je change mon protège slip” toussa quoi… je la mets dans la blogroll en compagnie des autres filles (je pense distinctement à Ève et La Peste) pleines d’érudition qui font de ma niche l’antre du bon goût, à vot’ bon cœur!

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Où on reparle de la classe et du bon goût

Friday, July 10th, 2009 | Rosbif life | 22 Comments

moquetteUne des choses qui m’a réellement surprise en arrivant au Royaume Uni il y a de cela quelques années dans une galaxie far, far away c’est l’omniprésence de la moquette. On en trouve partout, ça commence à l’aéroport (Heathrow par exemple en est garnie de kilomètres carrés…) puis ça vous suit à la fac, au bureaux, on en trouve même dans les salles de bain, ce que je trouve particulièrement anti-hygiénique and dégueulasse. Sortir de la douche pour marcher sur de la moquette, désolé moi je trouve pas ça sain et propre…

Pour ceux qui l’on visitée, la Fabrice-Mansion est garnie de moquette, bon là on peut rien faire c’est un logement de fonction mais j’ai tout de même réussi à faire enlever la moquette de la salle de bain, des chiottes (mais ouiiii!) et d’une partie de la cuisine (oui, vous avez bien lu… la cuisine!) mais pour résumer entre le palier et le premier étage où commence l’appartement proprement-dit il y a… si vous me suivez, de la… moquette. Sale, tâchée, une vraie honte.

Cet engouement tout albion et culturel fait donc que le marché de la moquette est plutôt consistant, et le reflet de leur propriétaire. En effet, on est plus dans le clivage moi j’ai de la moquette car j’ai de la thune / toi t’as pas de thune donc t’as du lino mais dans le clivage moquette haut standing versus moquette de pauvre à bon marché.

C’était il y a quelques semaines en rentrant de Strasbourg. J’avais décidé de rentrer le Vendredi soir car je bossais le lendemain. J’aurais pu prendre un vol tôt le matin et aller directement au siège de la Fabrice-Air Ltd  mais bon ça me saoûlait, quoi… j’ai donc laissé ma pote Patsy (toujours aussi belle et momentanément enceinte), bientôt rejoint ce soir-là par Love-Kiné et son inséparable Duchesse au brushing immaculé. Le temps d’aller m’acheter quelques bouteilles au Duty-Free (on ne se refait pas) et hop! deux heures plus tard mon jet me déposait à l’aéroport de Londres-City (et son accueillante moquette!).

Dans le métro, coup de fil de ma copine D (ndlr: alias Bree!) et une invitation à me rendre séance tenante à son domicile pour un cocktail-barbecue improvisé de sa race. “Ouai mais là bon, je descends d’avion je suis avec armes et bagages, fait chier, quoiiiii….!”
Rien n’y a fait, je me suis donc rendu avec mes bagages chez D qui est du coté ostentatoire de la force, moquettement parlant. Très belle maison,beaucoup de trucs design, beaucoup de blanc et beaucoup de moelleuse moquette… un plaisir de marcher pied-nus chez eux!
Je sors du métro, sonne à la porte… “Hellooooo gorgeous!!!! “, en plus sur ce coup-là j’avais mes bouteilles dans ma valoche. La fête allait pouvoir commencer. “Tiens, mmmhwua, entres, attends suis-moi on va stocker ta valise dans le petit cagibi à coté de la cuisine super design que t’en peux plus“. Pour aller au cagibi il faut traverser la maison, et à coté du cagibi il y a l’open-kitchen avec un bar bien rempli (ce soir-là: margharitas-maison qui déchirent suivi d’un très bon rouge (plusieurs bouteilles) qui tache et pousse au crime!).
C’est sortant du cagibi que D a crié. Plutôt gueulé, en fait. “What the fuck is this?“… suivi de “Fabrice, what (the fuck) have you done ?

C’est vrai que deux lignes parallèles à la merde de chien, empreintes des roulettes de ma valise, maculaient la fabuleuse moquette -blanche, naturellement- de mes hôtes et permettaient de suivre son cheminement depuis leur entrée jusqu’au petit-cagibi-près-de-la-cuisine. Le seul truc qui m’est venu à l’esprit c’est de regarder sous mes chaussures (j’étais content, entre-nous, de ne pas y trouver de merde car Converses en cuir + étrons canins j’aurais été vénère!) et dans un deuxième temps de demander si la moquette était traitée Scotchguard®
Bon je vous rassure tout s’est arrangé et un nettoyeur pro est venu libérer la moquette des derniers vestiges de mes turpitudes quelques jours plus tard. On a réussi en s’y mettant les six à enlever le plus gros, même qu’on a bien rigolé… Bree aussi, c’est dire! Je n’ai même pas eu à payer le nettoyeur, D m’a appelé après qu’il fût parti. Je lui ai quand même demandé si elle voulait une participation, mais non: “C’est bon je sais que tu l’as pas fait exprès et puis ok c’est vrai que ça a mis de l’ambiance toute cette merde bien liquide et odorante finalement… mais ne recommence pas ou tu es banni de ma baraque pour toujours!”…

Aujourd’hui je vous livre l’anecdote car on ne sait jamais, il y a peut-être une personne à qui vous voulez faire un sale coup. Une personne que vous détestez s’il vous plaît, je ne voudrais pas être taxé de mec à l’humour un peu douteux, voire pipi-caca-boudin!

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Because y a pas que Paris: an Invitation

Sunday, June 28th, 2009 | Rosbif life | 14 Comments

(Faut que je mate mon agenda, si ça se trouve je bosse!…)

London pride

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Saudade

Tuesday, June 2nd, 2009 | Rosbif life | 9 Comments

Je ne suis pas un vétéran des catastrophes et la vérité c’est qu’on ne s’y fait jamais. Je vais fêter cette année mes 10 ans dans l’aérien, j’ai par exemple vécu avec mes collègues et mes proches (et tout comme vous j’imagine) le crash qui a signé la mise hors service de Concorde, les évènements du 11 Septembre qui ont changé l’image de notre métier à jamais, des accident graves qui ont aidé à comprendre un peu qu’être hôtesse ou steward c’est assurer la sécurité du passager avant tout, les crises telles que celle du SRAS ou celle financière qui secoue l’économie mondiale et nous pousse à continuer et préparer des jours meilleurs… je sais que j’en oublie, et concède en passant que moi-même j’ai parfois peur en avion.

Je suis très triste ce soir, et incrédule également. Je relis et pense à tous ces messages que m’ont envoyés mes amis, la famille, tous ces soutiens. Je pense aussi aux familles et aux amis de ces passagers qui ne pourront pas commencer à faire leur deuil tant qu’ils ne verront pas une épave ou -à défaut- une preuve tangible (à leurs yeux) les empêcher de se raccrocher à un espoir, fût-il infime. Je pense à tous ces messages d’amitié spontanés sur Facebook, ces emails qui nous rappelle que l’on est ensemble, ces petits SMS des gens qu’on aime et qui vous soutienne gratuitement, ces mails d’amis distant qui vous rappelle qu’ils sont là, et bien vivant. Et puis ceux qui ne vous envoie rien car vous savez qu’ils sont là, sur la même longueur d’onde et qu’ils savant très bien ce que vous ressentez. Tout un entourage auquel on ne dit pas très souvent combien on l’aime (et moi je reviens d’une semaine d’amour à l’état pur en plus, mais je suis un grand veinard, j’en ai conscience).

Je pense aussi à mes collègues, et ces embrassades solidaires et spontanées aujourd’hui, cette manière pudique de confirmer par un sourire à la cantine que l’on va se serrer une fois encore les coudes et surmonter ce nouvel écueil, avec une étincelle brillante et compassée loin dans le fond des yeux. Malgré cette tristesse et la désolation d’une tragédie que personne ne mérite on vit parfois au travail les plus grandes, les plus uniques et les plus belles expériences humaines; et j’ai le privilège d’un savoir empirique à ce sujet. Car je sais aussi que ce soir je ne suis pas le seul à avoir la tête remplie de cette “saudade” telle qu’on la rencontre à Rio les jours de pluie d’été. Je la connais, je l’ai vécue (15 jours de pluie!). C’est une période où on se relâche comme une jument à bout de souffle en rentrant chez soi, après toutes ces heures passées à transformer son choc et son incompréhension en énergie afin de montrer au monde la résilience et la force de la marque que l’on représente. C’est quand on se demande “pourquoi?” et qu’on ne peut rien faire d’autre que d’être navré pour soi-même et le pauvre monde, c’est quand on essaie de dormir et qu’on y parvient plutôt mal malgré la fatigue d’une journée accablante d’émotions en roller-coaster.

Mais j’aimerais bien que ça s’arrête ces cataclysmes violents, injustifiés, inutiles. Je voudrais bien arriver à m’abaisser à prier, aussi, parfois, je l’avoue. On doit pouvoir y trouver une paix formidable, certainement. Cependant au vu du gâchis de la nuit dernière au milieu de l’Atlantique je n’arrive pas à m’y résoudre, cela m’apparait comme dire merci bien de nous pourrir la vie…

Foire aux Vanités

Tuesday, May 19th, 2009 | Fabriché Mansion, Rosbif life | 10 Comments

Aujourd’hui j’ai décidé que sur Gin and Tonic on allait oublier toute cette morosité sur fond de crise économique et de grippe porcine et qu’on allait se faire plaisir et rêver à de belles choses chères et inatteignables. Parce que c’est simplement trop bon ces derniers temps de se laisser aller à des choses futiles et de faire plaisir à ses yeux -qui ne peuvent plus voir un JT même en peinture- surtout quand on a pas les moyens. Trop bon de voir encore néanmoins des choses belles et de lire des articles décalés sur des trucs apparemment inutiles alors que tout le monde se demande de quoi demain sera fait et n’ose plus lâcher de thune. Aujourd’hui on fait les princesses!

Je suis abonné au magazine Vanity Fair (bon ok j’ai eu un prix de faveur grâce à mon mec qui connait les gens de chez Condé-Nast…). C’est ZE mag’ qui entre un article sur “Qui était Bernard Madoff”, “2 ans chez le Klu-Klux Klan” et “Un tour d’horizon détaillé des pratiques des Hedge-funds” hyper bien documentés et sérieux glisse des images et des réflexions sur la mode ou les parties des friqués et people de ce monde (le dernier numéro avec notamment un inventaire des grands héritiers à harponner était fascinant!). Vanity Fair c’est Vogue, Newsweek, Point de Vue, The Economist et Voici en un seul produit et ce soir je lisais leur dernier-né dans le métro à finir le papier sur cet atterissage en catastrophe d’un vol dans l’Hudson à New York il y a quelques mois lorsqu’en tournant la page: “La Haute Couture: OUI!“, extrait choisi (et traduit grosso modo par mes soins) de ce petit article…

“(…)est-ce que cette extravagance hors de prix  va dorénavant être toujours considéreee comme de bon goût? Mauvaise question. Nous devrions plutôt nous demander “Voulons-nous réellement un monde sans Couture? Sommes-nous prêt à jeter ce qu’il nous reste après tout ce qui a été perdu?  N’y a-t-il plus de place pour le beau et l’exclusif? Pour l’indulgence hystérique? Pour des objets fabriqués avec finesse et savoir-faire?
Il est impossible de correctement saisir combien un vêtement Couture est sensationnel jusqu’au moment où on l’a simplement touché, ou essayé, à la manière insouciante et victorienne  d’Emily Blunt
(ndlr: en photo ci-dessous). La dextérité dans le soin, la satisfaction d’un artisanat, la délicatesse des perles et du laçage, la douceur et la solidité, le tombé et la légereté d’une silhouette… c’est la forme la plus pure de la chirurgie plastique temporaire, et détachable!
Les artisans qui fabriquent ces pièces sont les dépositaires de siècles de patientes explorations des possibilités, et de fines et précises observations passées de fil en aiguille par des petites mains artistes. La Couture est une promesse faite par le futur au passé: il y aura un autre jour des grandes entrées et des orchestres, des carrosses et des candélabres, des réceptions grandioses et des Saisons.”

L’art, le talent, la tradition au service du superficiel c’est bien aussi. En tout cas c’est vachement beau, je trouve. Et puis la plupart des créateurs de ces merveilles pour les yeux sont très sensibles. Faut bien s’entraider…

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