Les Conseils de Tatie Fabrice
De l’art d’appliquer Photoshop avec discrétion…
(surtout après le pic ès-pochetron du post précédent…)
The Soul of a Party
Sans être un hystérique qui montre son boule pour un oui ou pour un non en soirée je crois pouvoir dire que je sais -en général- plutôt bien me débrouiller en société. Cocktails, apéros dînatoires, dîners, goûters mondains, vernissages, Parker -qui lui-même excelle à ce genre d’exercice- me disait encore il y a quelques jours que je devais être celui qui avait parlé avec le plus de monde lors d’une petite sauterie au champagne organisée chez notre couple de voisins sensibles et méga-friqués dans leur super (quoiqu’un peu petit pour un duplex) appartement à 4 minutes à pieds de la Fabricé-Mansion. À part peut-être les hôtes qui eux ont naturellement rencontré tous leurs invités….
J’y réfléchissais aujourd’hui et ainsi, dans la générosité de mon cœur altruiste je vous donne, tel Nadine de Rotschild, mes tips pour que vous aussi puissiez jouir de conversations épanouissantes avec des gens hyper intéressant au lieu de rester toute seule avec une flûte vide dans votre coin telle une pauvresse. Merci qui? Merci Tatie Fabrice!
Rule number one: On arrive ja-mais à l’heure publiée sur l’invite! Arriver plus tôt que stipulé est très malpoli, à contrario être hyper en retard c’est très mal élevé. Prévoyez de débarquer avec au moins 20 minutes en retard au bas mot. Vous ne serez pas les premiers à arriver (c’est nase) et on a la certitude que tout est prêt et en abondance. Observez qu’en général les gens les plus intéressant / bombasses / coups potentiels / folles / marrant sont ceux qui arrivent le plus tardivement.
Rule number two: On ne balance pas ses bonnes vannes dès le début du raout. Si vous vous sentez un peu paumé au milieu de tous ces gens que vous ne connaissez pô commencez par réclamer un canon à votre hôte(sse) (ce qu’il/elle aurait du faire dès votre arrivée). Croyez-moi tout le monde est un peu coincé au début d’une réception… traquez les rires un peu trop forcés et comme les gens courent vers la seule personne qu’ils reconnaissent: ils sont comme vous, nerveux! (sauf que vous dans un instant vous allez leur montrer que vous valez bien mieux qu’eux en restant composed…). Rester affable et neutre c’est apprivoiser votre propre talent de bête de société.
Rule number three: Souriez, les enfants. Ca inspire confiance, les gens adorent qu’on leur sourie, c’est gentil et ça les faire venir (oui, vers VOUS, andouilles!). Mon truc: en arrivant à une fête où je ne connais personne j’embrasse mes hôtes, sourire ultra-brite en bandoulière et comme moi aussi je crève de trouille d’être la pauvresse dans un coin qu’on n’a même pas oubliée car on ne l’a jamais calculée je sourie vers le groupe d’invités le plus proche (signes qu’il sont fraîchement débarqués!), leur serre la pince et me présente. Rique d’échec: nul.
Rule number four: Intéressez-vous aux autres (ou, comme moi, faites semblant!). Surtout en arrivant, une fois votre premier groupe harponné et les présentations faites posez des questions et gardez le sourire. Parmis les questions championnes: “Comment connaissez-vous [nom de/des hôtes]?”, “Vous êtes de [mettez la ville dans laquelle vous vivez ou celle où se déroule la teuf]?”; un peu plus risqué mais incontournable pour dénicher les boulets: “Et quel est votre profession?”… attention toutefois de ne pas passer la soirée avec le même groupe, vous allez passer pour un crampon.
Rule number five: Pour passer d’un groupe à un autre avec grâce et naturel, mettez à profit le moment où votre hôte remplit votre verre pour demander qui est cette dame avec tous ces bijoux et les Manolos Blahniks. Neuf fois sur 10 l’hôte vous emmène et fait les présentations (passez ensuite à la rule number four).
Rule number six: Vous vous souvenez de la rule number two? Après une heure d’échauffement tout le monde commence enfin à se détendre, le brouhaha des conversations bat son
plein, les verres continuent de se remplir, des rires fusent et tous les invités sont enfin prêts pour vous! Et là croyez moi c’est du velour, avec votre sourire croisez le regard des gens en vous promenant nonchalament, balancez un “superbe fête, n’est-ce pas?” et c’est reparti… Autre méthode, ma préférée (requiert un minimum de culture ou alors un choix de la personne à laquelle vous voulez vous adresser assez stratégique pour ne pas passer pour un blaireau), écouter discrètement ce que les gens disent et hop! par ici la petite interjection: “Je m’excuse de vous interrompre mais vous pensez réellement que Lagerfeld n’est pas complexé? Victor Hugo, ce détrousseur de bonniches, un grand écrivain? Maurice Ravel, voilà le vrai compositeur avec un cœur d’enfant!”… compensez l’interjection par de l’humour! Vous allez être la reine de la soirée!….
C’est d’ailleurs comme cel que je me suis retrouvé il y a une semaine à taper une converse top-fascinante sur la mode et la haute couture avec un homme charmant (mais carrément anti-sexy) qui a adoré que je ne le reconnaisse pas, c’est un grand ténor (dont je n’ai jamais entendu parler, mais j’avais bien suivi toutes mes rules!). Je suis ensuite passé à un groupe très drôle avec un professeur d’université, un grand musicien, et un rédacteur du magazine Tatler (alerte à la bombasse)… on s’est marré comme des connasses! Faites-les rire vous les avez dans la poche, et les gens n’oublient jamais ceux qui sont venus les approcher tout en sachant rester eux-mêmes (car jouer une personne que l’on est pas ça foire à tous les coups, et on se mange un sale mur.)
Enfin, la Über-rule: vous êtes car vous avez un jules qui a des relations invité parce qu’on veut vous voir et que vous vous amusiez chez vos hôtes!!! Ça leur fait hyper plaisir de voir que vous êtes curieux des gens et que vous vous donnez en spectacle beurré comme un petit Lu éclatez grâce à eux. Les autres invités vous voudront à leur prochaine teuf!
Les enfants j’attends vos mails avec vos retours après avoir essayé la doctrine Fabrice pour être la reine du château. À vous le succès, le champagne et les diamants (ces deux derniers éléments seront mon thème récurrent en 2009…)(Quoi la crise? Quelle crise? Où ça?)
Tentative (avortée!) de Drague au Taf
Anecdote pour commencer le week-end avec Fabrice, de la célèbre compagnie aérienne Fabrice-Air Ltd, en ligne avec un passager il y a déjà quelques temps. Au moment de clôturer l’appel ce dernier me redemande la référence de sa réservation. A noter: le passager m’avait l’air un tantinet sensible (if you see what I mean) et je dois avouer que je suis moi-même doté d’une sensibilité très audible au bigo (bon ok, j’admet: une bonne voix de grosse tante), bien qu’il m’arrive de kiffer sur ma voix en écoutant mon message d’accueil sur mon portable. Mais bref, ce passager me redemande donc sa référence, composée de 6 caractères alphanumériques, et la ligne est un peu fritureuse, nous butons sur la dernière lettre, à savoir la lettre D.
Faisons donc péter le verbatim:
Fab: -”… et enfin la lettre D, monsieur.
Passager: – Pardon? le B?…
Fab: – Non monsieur: D
Passager: – P comme Patrick?
Fab: – Non: D!… D comme… comme… (ndlr: impossible de retrouver le terme consacré, à savoir “D de Delta”)
Passager: – D comme… défoncé ??
Fab (au bord de l’apoplexie pour cause d’éclat de rire rentré): – Euh bah… oui, D comme… comme défoncé oui, si vous voulez… Défoncé, voui, voilà. La lettre D!
Passager (sourire en coin): – Vous avez l’esprit drôlement mal tourné à la Fabrice-Air!…”
I love my job.
Le Pourquoi Du Comment Du Chic en Société…
…enfin révélés!
Car oui, enfin, dans ma grande bonté j’ai décidé de vous faire bénéficier des mes tuyaux de socialite acharnée et inépuisable. Vous ne rêvez pas, grâce à mes conseils vous aussi comme moi saurez être au top dans toutes les situations (vernissages, premières ou autres goûters mondains prout-prout). Cette décision fait d’ailleur l’objet d’une nouvelle catégorie: Les Conseils de Tatie Fabrice! Je vous gâte! Vous allez devenir des maîtres du bon goût!…
Nous commençons aujourd’hui avec la faune des toqués d’art contemporains. Faciles à reconnaître à leurs lunettes à montures épaisses et flashy, leur façon de se pâmer devant n’importe quelle installation (véridique j’en ai vu un au bord de l’orgasme une fois qui était en fait en train de décrire la cage d’escalier menant à l’expo la prenant pour une oeuvre: “This concept is Huuuuge, daaaarling, Huge!”) ils semblent souvent ne pas comprendre eux-mêmes les projets tortueux qu’ils vous décortiquent dans un sabire abscon.
Vous êtes donc invités (veinards!) par exemple à Tate modern, Beaubourg ou au MOMA pour l’ouverture d’une expo ou un vernissage, pour ne pas passer pour une sotte doublée d’un inculte observez ces précieux conseils:
- Devant le tas d’installation évitez de déclarer qu’il y en a beaucoup. Parlez plutôt de multitude.
- Très très important ne jamais jamais jamais mais alors jamais se laisser aller à dire que “c’est joli” voire “beau”. Non, ce n’est pas beau: c’est visionnaire. Nuance.
- Enchaîner d’une installation à une autre coupette de roteux en main peut se révéler ardu, on ne passe pas à l’oeuvre d’à coté. On passe plutôt à l’installation juxtaposée. C’est le mot idoine et il doit être usité juqu’à ce que douleur buccales s’en suivent.
- Montrer sa confiance en soi et sa légitimité devant un de ces étrons fumant et déclarer qu’il “est limpide que l’artiste a été implacablement marqué par l’oeuvre de Turner, même s’il utilise une technique et des matériaux à l’évidence radicalement différents”. Respect.
Enfin finir la soirée dans un bar branchouille, qui tire plutôt sur le modasse, et où les bouteilles de champagne sont juxtaposée dans un bordel-bohème édifiant, où les cocktails sont visionnaires et en multitude…
La semaine prochaine: Transformer une petite teuf d’anniversaire en raoût top-mondain: les pièges à éviter.
