Le travail, hélas

Fabrice. M à Poil Dans Ton Bureau!

Wednesday, May 7th, 2008 | Le travail, hélas, Rosbif life | 17 Comments

Une collègue mienne m’a demandé dans le cadre d’un projet photographique sur le thème de la peur si je voulais bien être son modèle. Dans un accès de vanité d’altruisme j’ai naturellement répondu “Yes, yes, yes! Me, me, me! Strike a  pose!”

C’est naturellement après cette interjection qu’elle m’a expliqué qu’elle voulait illuster certaines peurs inconscientes, genre quand on rêve que l’on arrive à l’école ou au boulot nu…

Je suis bon pour poser à poil Dimanche au bureau. Damned

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Frivolité

J’ai des envies de frivolité. C’est toujours comme ça quand je suis très fatigué. Envie de faire péter la carte pour acheter tout et n’importe quoi sans regarder à la dépense. De longs déjeuners et de bons petits dîners au resto avec les keupines, copieusement arrosés de bon rouge. De bitchages intensifs sur des conneries tranquillement improbables, en lisant son horoscope et tout en matant les beaux mecs qui passent. Envie de flirter grave. De balades et de piques-niques dans les parcs avec un bon petit rosé very chilled, les pieds dans l’herbe fraîche. Envie de nager sur le dos des longueurs infinies en regardant le ciel. De prendre le premier avion pour Chicago ou Hong-Kong. Envie de me marrer comme une connasse à la moindre blague foireuse et crue. De parler en anglais comme un charretier et ponctuer toutes mes phrases de fucking-ci ou fucking-ça. Envie d’être lové dans un grand canapé avec un gin et une bombasse qui me masse les pieds.
Et curieusement quand je suis aussi vanné c’est aussi là que je me sens le plus chaudasse… (C’est Parker qui va être content.)
Je suis de très bonne humeur, mais tellement crevé. J’ai des envies de frivolité…

Et je vais à Paris (France) voir mes blogueurs le week-end du 6 au 8 Juin. L’oracle a parlé.

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(Très) Envie De Bloguer

… mais pour être honnête j’ai pô grand chose à raconter!

J’attends les photos que les invités ont faites lors de ma super géniale soirée d’anniversaire (et je sais que ça va prendre du temps!); je vous tiens au courant et en balance dès que j’ai quelquechose, et j’ai passé ma journée avec une floppée de vols retardés. On le voit c’est passionnant.

En fait je fais pas mal de trucs et j’ai plutôt la pèche mais je crois pas que ça puisse vous intéresser!

Oh si! J’ai pas pu résister j’ai acheté un nouvel “Aduki“(modèle “Bling”) pour aller avec celui que les potes m’ont offert pour mes 35 ans. Sur le site ça rend moyen mais sur une table à l’heure d’un dîner entre potes ou simplement dans une pièce, posé près d’une cheminée ou une table basse; avec un peu de pénombre, toutes les personnes qui sont passées à la mansion cette semaine ont été conquis! Un bien bel objet (je l’ai en rouge à vert et rouge à bleu. I love my life!) Aduki powaaaa!

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Fatigué…

…vais dormir après un épisode de Judge Judy très mouvementé et une petite bouffe entre amis.
Et je vous donne un petit Birthday Update sous peu (yeahhhhh!)

Mais tomorrow is another day, là je suis sur les rotules et je suis levé depuis 5h (oui du mat’)… en plus on se pèle le derrière dans cette taule!

Jumbo Attitude

Wednesday, March 19th, 2008 | Culturisation, Le travail, hélas, Rosbif life | 27 Comments

C’était aujourd’hui en Albionie: l’A380 commence son service commercial entre Singapour et Londres-Heathrow (ici vu depuis Big Ben. Crédit photo: BBC). Next step: Herr Frunz entre Parisss, Tokyo et Montréal au printemps 2009 en super-jumbo.
(sans oublier le lancement de notre vol Heathrow-Los Angeles dans 11 jours en Boeing 777-300ER tri-classe… ta da!)(et on est en train de racheter Alipasta, la compagnie nationale transalpine… mais où s’arrêteront-ils, je vous le demande?)

a380.jpg

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Ritzy Trash

Friday, December 14th, 2007 | Gin and the City, Le travail, hélas, Rosbif life | 23 Comments

Christmas Party – Herr Frunz, Cuvée 2007

(On touche au grand cru cette année, parole de Bluec0smic!)

Dee and FabFacebook pic

Les 3 Graces

Glamourous babes

Photo 1: Avec Dee-Dee, et un sac à main empruntée à une inconnue (Oui: emprunté!)
Photo 2: Début de soirée (pic trouvé sur Facebook, vous y croyez, vous?)
Photo 3: Les 3 Grâces (Les 3 grasses c’est à la vie, à la mort et au gin)(ou à a la vodka)(voire parfois même à la bière quand y a pu de champagne…)
Photo 4: Moa et ma jumelle Strinella, un peu fatiguée mais néanmoins glamour pour qui sort d’une infection à un oeil, dotée d’un perruque (le charme des soirées à thèmes!) trop sophistiquée! Ma co-Team Leader for ever, I love you darling

Tchin et à la Bonne Vautre!

Friday, December 7th, 2007 | Le travail, hélas, Rosbif life | 10 Comments

Ma collègue et amie Vitoria (une superbe créature du Cap Vert, en passant) va sacrifier sa journée de Nawel pour faire du volontariat au sein de l’association “Crisis” qui aide les sans-abris à croire en eux et se réinsérer dans la société. Crisis pendant une quinzaine de jours durant la période festive fait également profiter à ces personnes du réseau étendu qu’elle a tissé ces dernières années: des cinémas, des églises, des théâtres ouvrent leur porte gratuitement pour réchauffer, nourrir, héberger, ranimer des passions et des aptitudes.
C’est aussi une assoce qui vit sur les dons donc ni une ni deux Vitoria hier avait organisé un charity lunch pour récolter de la thune. Good on her. Certains collègues d’origines diverses ont donc cuisiné des spécialités de leur pays qu’il nous revendaient à la portion à la cantoche de la boîte. Pour résumer: une très bonne idée (surtout quand on sait que facile trentes nationalités sont représentées au taf… l’effet London!)

Comme tout le monde dans mon équipe s’est investi là-dedans j’ai donc adopté le rôle de vigie: en gros ce petit monde vendait et servait en bas et moi j’étais au téléphone en haut au cas où y aurait du taf qui se présente. Et de l’obligation de bouffer à mon bureau en conséquence…

Je suis donc descendu vite fait au début du lunch à la cantine et mon appétit s’est porté chronologiquement sur une crêpe sauce chocolat-rhum-vanille (£1.00), un marbré léger mais intense (£1.00), des fairy-cakes les bien nommés (£1.00) et du putain de veijoada, une spécialité du Brésil ou du Cap Vert, je sais plus: du choux, des haricots rouges, des tomates, des épices sensuels, de l’ail et beaucoup de sauce. Sans oublier le riz! (£1.50 -une affaire, pain inclus!)

Je remonte avec mes assiettes (en carton), la bouche salivante à l’idée de dévorer comme une grosse vache à mon bureau bien peinard lorsqu’en ouvrant la porte de mon département avec mon badge je ne sais pas si c’est un de mes genoux qui a accusé un coup de mou, le poid des assiettes dans mes deux mains qui a perturbé mon équilibre ou un de mes talons-aiguilles qui a dérâpé sur la moquette élimée mais je me suis vautré comme… comme… une véritable merde. Il y avait du veijoada partout. Pendant une micro-seconde je me suis dit que c’était incroyable de pouvoir étaler une si petite portion sur une aussi grande surface.
Première réaction: un gros “OHHH FUCK!” bien colérique à 100 000 décibels et je reprends mes esprits (en vérifiant bien que personne ne m’aie vu me viander aussi inélégamment), puis commence à paniquer: à 3 mètre de moi il y a la salle de réunion où Number 1 (notre big boss) est en meeting pour la journée avec du beau monde de la maison-mère parisienne. Et c’est pratiquement l’heure du déjeuner!!!!!!! Au secours! Il vont pas tarder à sortir et à trouver ce merdier!!

Ni une ni deux je me mets à genoux et commence à ramasser à mains pleines le plus gros du foutu veijoada de sa mère. Et avec du riz ET des haricots rouges éparpillés dans un rayon de deux mètres c’est pas facile, et râcler avec des assiettes en carton détrempées c’est franchement pathétique. Finalement vomir c’est plus pratique: ça fait un tas plus ou moins compact.

Inutile de dire qu’entre temps il y a le va-et-vient des collègues: et vas-y que je te marche là-dedans, en me demandant “Fâââââb! Hellooooo! Ben qu’est ce que tu fous là, dââââârling ? Ouh, t’as vu t’as les genoux maculés de… c’est quoi? Tu saignes? Ah ah ah!” et de répondre bien sinistre mais digne “C’est rien je me suis vautré, non pas la peine d’appeler une ambulance c’est de la sauce veijoada sur mes genoux, assortie à la languette de mes Pradas tu remarqueras!” avec un faux sourire bien tendu. Maudit veijoada! Connasses de collègues! Il n’y a plus de respect…

Bref ça a bien glosé bitché là-dessus hier après-midi. J’ai trouvé un de nos agents d’entretien, généralement fainéant comme une couleuvre qui dans mes yeux a probablement vu les deux fléchettes au venin qu’il allait se prendre au cul si par hasard il n’arrivait pas à dénicher un aspirateur. Mais c’est lui qui a proposé. Et j’ai donc pu redescendre racheter ma pitance. Mais j’avais moins d’appétit, et puis les pauvres et ce genre d’opération finalement ça commence par être coûteux! La prochaine fois faites des frites, merde!

Je crois que je suis la Hilary Banks des blogs (ai encore failli sévir ce soir avec une tasse de thé vert en montant au salon…). Mais le charity lunch a rapporté £251.00… y en a qu’on bouffé deux fois, c’est clair!

Last minute: …et Parker vient de me demander alors que je finissais ce billet d’aller redresser les plantes qui se sont renversées sur le balcon (il s’est détruit le dos et on a eu des sales rafales de vent la nuit dernière)… et guess what? Je viens de me péter un ongle! Je me demande ce que le week-end me réserve…

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Qu’est Ce Qui Nous Empêche D’Etre Heureux?


Je vais vous le dire: c’est cette pluie de la mierda, une légère angine attrapée après une journée de rêve, la fatigue d’une vie sociale trop riche (avec des gens qui parfois n’en valent vraiment pas la peine, rare certes mais ça vient d’arriver), le fait qu’on doit travailler alors qu’on est génétiquement programmé pour être rentier, et cette vérité qu’on serait bien mieux à deviser avec sa vraie famille, celle qu’on a choisie, à savoir ses blogueurs, ses potes et ses sisters et son Parker, avec un verre de délicieux gin à la main.

Ça ira mieux demain… enfin aujourd’hui!

Mbof….


ladeprimePas
trop la forme ces derniers jours, ça doit être le temps. Je ne m’aime
pas trop en ce moment et même Parker qui fait tout pour être gentil ben
ça me les casse un peu, je fais ma connasse (la Fée Daubette
devrait se méfier y a de la concurrence…).
J’imagine qu’il y a des
périodes comme ça… il faudrait bien que je retourne à la piscine,
c’est bon pour restaurer mon positivisme normalement. Et là je viens de
me rappeler que je taffe demain… Merde!

Pour me sortir un peu les doigts du boule et quitter mon PC sur
lequel je mate les pires conneries, vu que je ne fous rien de rien, je suis allé acheter des bouquins
aujourd’hui, presque tous en anglais (j’adore) dont un recommandé par Sainte Matoo, patronne des amateurs sensibles de culture (que grâce lui soit rendue en passant, j’ai choisi “Palimpsest“, la bio de Gore Vidal, comme quoi les blogs ça a du bon, je le dis toujours!), avec du David Sedaris
(un auteur américain qui n’écrit que sur des fait autobiographiques, un
vrai bonheur, le genre de type qui me fait pleurer de rire que je réveille
tout le monde en avion sur un vol de nuit, j’ai tous ses bouquins!),
James Baldwin (“Giovanni’s Room”), Primo Levi et Françoise Sagan (en
français celui-là, faut pas déconner!).

Donc certes je bougonne et boude dans mon coin mais au moins je me culturise un peu et ne fais chier personne…

Et la semaine s’annonce chargée: je suis hystérique de revoir mon ami Nicholas, un professeur à l’UNISA (UNIversity of South Africa, en
Afrique du Sud, donc! Et co-auteur du Historical Dictionary of South Africa) qui vient passer quelques jours à la mansion. Je ne l’ai pas vu depuis
4 ans, la dernière fois où on a vidé une bouteille de gin et mangé des pâtes dans sa sympathique maison à Pretoria, en très bonne compagnie. Il m’a montré et surtout expliqué son pays, la sublime Afrique du Sud… Il devrait y avoir de la Prom again aussi. Et Marcel doit rentrer bientôt aussi, il me manque ce chameau Mykonosique!

Heureusement que j’avais Chondre qui est venu a Londres, on a pu bitcher!

Tout devrait rentrer dans l’ordre dans la semaine après une nagette, un peu de lecture et une perfusion un verre de gin -of course- tant attendu avec Nicholas. J’aime pô la déprime!…

Moi, Fabrice. M, 34 ans, Employé d’Air France

Wednesday, July 11th, 2007 | Le travail, hélas, Rosbif life | No Comments


AFJ’ai lu aujourd’hui dans Libé (ici et ) et Le Monde (ici) que le Comité d’Entreprise (et non pas les syndicats comme le cite Le Monde) d’Air France allait déposer une motion à l’assemblée générale des actionnaires -dont je fais partie- ce Jeudi.

Cette motion porte sur le traitement infligé aux expulses du territoire français, notamment sur les vols vers l’Afrique où Air France -il faut le dire- détient un quasi-monopole au départ de l’Europe.

Je ne veux pas faire de procès d’intention et m’engager dans un débat politique sur le bien-fondé du statut des expulses et de la justice ou injustice de décisions qui découlent de la loi. On parle de leur traitement lors du processus d’expulsion. Mais les pilotes comme les navigants commerciaux s’insurgent sur les conditions parfois inhumaines infligées à ces passagers. Certains pilotes en arrivent à refuser de les embarquer pour cause d’atteinte à la dignité de la part de certain types d’escortes.

Ces passagers spéciaux, dans le jargon, nous les appelons “déportés”, et nous les classons selon 2 catégories:

  • L’”INAD” (pour “INADmitted”) qui voyage sans escorte et est simplement reconduit sur le vol de retour car il n’a pas les documents (ex: visas) nécessaires. En passant, le transporteur paie egalement une amende pour avoir laissé voyager une personnes qui n’aurait pas du être a bord. Dans le cas d’un vol complet nous devons débarquer un passager payant et le compenser pour que l’INAD prenne sa place…
  • Le “DEPU” et le “DEPA”, généralement des personnes mises en examens, voire condamnées et des expulsés. Ils voyagent sous escorte policière (en civil la plupart du temps) et leur nombre à bord est soumis à quotas. Commercialement quand on a un DEPU/DEPA dans l’avion on perd de 4 à 6 sièges que l’on aurait pu vendre…

Généralement, pour être honnête, ça se passe plutôt bien, et discrètement, avec des policiers en civil (ndlr: on embarque tout le monde en priorité avant les passagers commerciaux). C’est plutôt quand on “invite” les CRS en uniforme à bord que ça se passe moins bien. Parait-il, hein! Je ne suis pas navigant.

Je trouve cette idée de motion admirable. AF est depuis quelques années une société privée dans laquelle l’Etat est minoritaire. Ces expulsions nuisent à son image, et sa perception par la clientèle, notamment africaine.

Dénoncer ces traitements (et c’est vraiment ce dernier mot qui compte, je le répète) en assemblée des actionnaires c’est rappeler à ces derniers que s’ils veulent leurs dividendes il faut que l’entreprise attire et plaise aux clients. Et on est d’accord que sur le quotidien Paris-Bamako pour ne citer que le plus connu c’est pas triste. En fait si. C’est triste…

Malheureusement il semble que la direction ne l’entende pas de cette oreille
C’est dommage mais cela m’aura au moins donné l’occasion de féliciter mes collègues navigants et du CE qui se mouillent au nom des salariés pour dénoncer une réalité empreinte parfois de beaucoup de violence, de douleur et aux antipodes de ce qu’une compagnie aérienne peut représenter dans les yeux de nous autres qui faisons rimer voyager avec “s’amuser” (et “travailler” desfois aussi) , pas “se faire expulser”.

Sorry les gars c’est un peu sérieux ce soir (et pour ré-équilibrer le billet on est en pleine négo salariale au taf c’est pas toujours rose non plus, Herr Frunz, hein!) mais le week-end se rappoche… on va se remettre à se marrer!
(au fait hier au resto on a RIEN payé, même pas le pinard, c’est le resto qui régalait! Classe, non?)(j’aurais du bouffer tout ce qu’il y avait de plus cher, j’ai merdé…)


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