Reviendu!

Mumbaï (ex-Bombay), le 18 Février 2009. Recruté et baptisé par un prêtre hindouiste (et rançonné de 50 roupies au passage)...
Ma Vie en Bollywood
J’arrive -enfin- à accéder à mon blog!
Il fait super chaud, c’est un pays de dingues! Pour reprendre les mots de mon ami diplomate R. Major qui est à Chennai l’Inde c’est “intolérable mais irrésistible”. Les routes sont pourraves (et la conduite très dangereuse mais j’ai notre chauffeur Nahil), la grande misère ne se cache pas, mais les traditions sont restées inchangées depuis des siècles et des siècles. Ici le bonheur est ailleurs. Mais il est là, dans le sourire des gens qui vous demandent d’où vous venez, les mendiants pieds nus et édentés qui rient de bon cœur à la vautre que vous avez failli vous prendre, et dans l’érotisme torride d’une soierie tombant d’un sari multicolore… on le voit, j’ai un peu changé de planète. Je rentre d’une visite chez une déesse aux yeux de poissons, Meenakshi, dont je vais voir le coucher ce soir, je vous promets de vous raconter son histoire c’est tout bonnement fascinant… je vous laisse là j’ai -littéralement- piscine!

Dans la série pas d’bol!…
… laissez moi vous présenter le lancement de la partie indienne du Gin and Tonic World Tour©. On a tout prêt pour partir normalement lundi matin avec les danseurs et les costumes, les diamants et le champagne.
Et bien sûr une vieille vague de froid nous arrive des steppes de Russie et de Scandinavie, avec -je vous le donne en mille- des chutes de neige de ta mère prévues à Londres et… et… Paris, bien sûr ce lundi matin pile poil!
Les vols étant blindés décision a été prise de lever le camp dimanche soir, en stand-by, pour aller sur Paris. Au moins si mon vol est retardé je m’en fous au moins je suis sur place (et vais pouvoir m’humilier à implorer un surclassement durant ce temps-là!)(ou un accès au salon!).
On part après le travail demain soir donc à partir de ce moment là je vous retrouve si Dieu dans sa grande bonté le veut à Chennaï, ex-Madras avant d’attaquer Mahabalipuram, Pondichéry (yeahhhhh), Trichy, Tanjore, Maduraï, Kanyakumar, Kovalam, Periyar, Cochin et enfin Mumbaï. J’ai vérifié y a du wifi dans tous les hôtels!
Namaste! Namaste!
Un peu mal aux Indes
Le monde est en crise économique, la récession menace et la consommation est au plus bas (comprendre: Ici en Albionie mais pourquoi les gens ne font plus de dettes à 1000% d’intérêt afin de s’acheter ce qu’ils veulent?). La monnaie frappée au Royaume ne vaut plus tripette: £1.00 = €1.00… non mais vous vous rendez compte? Tout les français le monde vient faire les soldes à Londres et nous dépouiller des derniers articles signés par des designers que nous pourrions encore tenter de saisir à des prix défiant tout concurrence (en 1948).
Notre dernier espoir avec Parker est de trouver refuge avec mes billets à deux balles et pour lesquels nous payons plus de taxes que de tarif (car tant que la vache donne du lait on la trait…) afin de visiter des pays du Commonwealth (ex-British Empire… Notez que je vais tout de même à Pondichéry, qui m’intrigue et m’attire depuis des années! Les (ex-) Indes Française nom de dieux!!!) et assez pauvres pour que nous puissions nous en sortir une fois sur place. Je déconne vous vous en doutez car visiter l’Inde fait partie de mes fantasmes de touriste, au même niveau que le Japon ou Buenos Aires par le passé… et mes producteurs ont pensé que ce serait décidément très porteur que le Gin and Tonic World Tour© se déplace là-bas, les vaches sacrées sont dit-on dans la fièvre de faire l’objet d’une visite Fabricienne …
Eh bien -ou plutôt Oh, well… je suis déjà effaré par les frais engendrés par la mise en place de ce volet oriental au léger goût de curry home made de ce déplacement… de visas en vaccination sans oublier le traitement contre la malaria de nos jours il faut quelques ressources fiduciaires pour être un touriste dans le vent (la mousson?). Ceux qui me connaissent savent que je me moque de moi même en écrivant tout cela, la nièce de Parker qui nous visitait il y a de cela quelques jours et qui connait très bien l’Inde nous disait qu’on allait “dépenser une petite fortune pour être en règle afin de pouvoir entrer dans un pays où de toute façon tu vas chopper la chiasse à un moment ou à un autre, c’est inévitable… Fab pas de glaçons à l’eau du robinet avec ton Bombay Sapphire and tonic une fois sur place! Tu vas voir des choses ignobles concernant la misère mais des choses inoubliables et des images inouies dans ce pays si différent…” le tout dit en allaitant au nibard son rejeton d’un mois (pendant que j’enseignais le Vogueing à son choupinou tout blond de 2 ans et demi qui a toujours le sourire…).
Consolation: avec 100€ tu vis commes un Empereur sur place. Précaution: Immodium, Fucas, thé vert et Nurofen. Constatation: Parker a mis au point un itinéraire digne d’une tournée de Madonna (on change d’endroit et d’hôtel touts les 2 ou 3 jours et on a un chauffeur!). Malédiction: pas d’alcool en ce moment pour cause de pilules anti-malaria qui vous bousillent le foie. Contradiction: tous ces docteurs pour pécho la chiasse? Prédiction: Je vais faire des photos et des films de ta race avec moi au milieu! Miction: j’en peux déjà plus je me fais dessus de partir là-bas le 2 Février!
Pourquoi il faut aller en Afrique du Sud
Il faut y aller pour se rendre compte qu’en effet les problèmes ne sont pas encore vraiment/complètement résolus. Oui l’argent est encore dans les mains des blancs, il faudra attendre encore -au moins- deux générations avant qu’une classe moyenne noire tente d’émerger. Oui la grande majorité des noirs du pays habite dans les townships, ces agglomérations de maisons formées d’une seule pièce pour tout le monde par 4 murs en taule ou en planches sans sanitaires et parfois sans même l’électricité, a mi-chemin entre leurs cousine favellas de Rio de Janeiro et bidonvilles de Lima. Certes dans les townships, de Soweto à Johannesbourg (où je m’étais rendu il y a cinq ans), de Guguletu (“Notre Fierté”), Langa (“Soleil”) ou encore Khayelitsha (“Nouvelle Maison”, qui abrite plus de deux millions de personnes!) on s’entasse1 . C’est un peu comme les banlieues chez nous mais en plus grand… et curieusement en plus calme aussi, bien que la violence, la délinquance et la drogue y fassent aussi des ravages. Il faut y aller juste pour prendre la route entre l’aéroport et le Cap pour bien saisir la paradoxe de toute cette misère côtoyant la grande richesse de parfois (souvent?) quelques mètres.
Mais il faut aller en Afrique du Sud pour les visiter, ces townships (avec quelqu’un qui connaît le coin ou via une agence spécialisée si vous ne voulez pas vous faire braquer, tout de même) et se rendre compte de l’énergie, la foi et le dynamisme qui anime ses habitants. Du conteneur transformé en salon de coiffure à l’internet-café sous une tente artisanale aux couleurs très tendance et des Mac de récup’, visiter les townships c’est comprendre le pourquoi du comment du Comité Vérité et Réconciliation2, c’est comprendre que les townships ont fait partie intégrante du combat contre l’Apartheid depuis les années 20 et c’est s’accorder sur des choses que l’on savait déjà: Desmond Tutu et Nelson Mandela ont rendu le courage et une certaine forme de dignité et de fierté à une population qui plusieurs années après la fin de la ségrégation raciale organisée aurait le droit de dire “pouce, j’arrête” et de se révolter mais qui pourtant continue en vous expliquant à vous, Fabrice Michel, qu’un gouvernement, tout motivé qu’il soit, ne peut pas construire des maisons pour tout le monde en 3 secondes, enfin!… mais en une ou deux générations tout devient possible (il suffit d’y croire et d’attendre).
Il faut aussi aller en Afrique du sud pour se régaler de la beauté des paysages, de la liberté prodiguée par la
Constitution qu’on soit homos, extra-terrestre, de droite et qui garantit le droit à la tolérance, des ambiances authentiques, de la gentillesse des gens -toutes couleurs confondues-, de la sophistication de la cuisine et la saveur unique de certains vins locaux3. Une journée au Cap c’est se lever pour regarder la Table Mountain, voir si une serviette (une “Table Cloth”) la recouvre (ou pas) car cela décide du sens du vent et de quelle plage ou direction on prend aujourd’hui. C’est aussi des africains dans des bars à cocktails branchouilles qui vous servent des choses dignes d’un moment à Miami-Beach, des africains qui pour 2 ou 3 Rands vous surveillent votre bagnole toute la journée, vous loue un transat à la plage (et le surveille aussi pendant que vous allez déjeuner) et qui viennent du Congo, à moins qu’il ne se soient enfuis du Zimbabwe, ou encore viennent-il du Mozambique. Une journée au Cap c’est rencontrer toute l’Afrique et des sourires grand comme ça en quelques instants.
Je pourrais aussi vous parler de Franschhoek, l’ex-enclave française dont descend une grande partie des sud-africains blancs (le nom de famille De Villiers là-bas c’est l’équivalent de Dupont chez nous), de Tulbagh et un restaurant miraculeux ou encore où on peut se gorger d’architecture Cape Dutch .
L”Afrique du Sud c’est positif et c’est bon. Mangez-en et allez-y!
Et pour mes photos c’est par-ici messieurs-dames
- Durant l’apartheid des millions de familles ont été déplacées à l’extérieur des villes avec pour seul recours celui de se construire une cabane. Si vous allez au Cap et ne voulez faire qu’un musée allez au District 6 Museum, situé dans le district du même nom d’où furent chassé toute une population bigarrée et cosmopolite. Un musée de la bêtise et de la bassesse des hommes si vous préférez ↩
- Voir le document de la Fondation Cordoue ici et je vous invite sauvagement à lire le livre d’Antjie Krog traduit en français sous le titre La douleur des mots au Éditions Actes Sud -attention y a des chapitres qui vous retournent un peu le ventre! ↩
- Je ne peux pas résister au plaisir de citer le Vin de Constance qui fait la gloire de l’Afrique du sud depuis le XIXè Siècle. Jane Austen parle de ce délicieux nectar -dont je m’enorgueilli de posséder une bouteille- comme le seul à “pouvoir guérir les déceptions du cœur“… ↩
Bisous du Cap…
J’ai -enfin- trouvé du WiFi dans ma super guesthouse de pédé qu’elle est vachement bien! (j’en reparle dès que possible). Ce World Tour se passe plutôt bien dans l’ensemble…
Un peu beaucoup de plage et pour le première fois de ma vie j’ai vu pas une mais des baleines dans la Walker Bay à Hermanus.
Il fait beau et chaud j’ai plein de trucs à vous raconter!
Bon Vent (qu’ils disaient)
Petit coucou super rapide du Cap où nous sommes arrivés malgré des retards olympiens… je rentre de la plage où nous sommes allé aujourd’hui pour la première fois car nous venons de passer 3 jours dans les pires vents, pluies, arbres qui tombent sur la route et les pires merdes possibles.
Tout est rentré dans l’ordre et je reviens plus longuement en début ou milieu de semaine prochaine (avec des photos). Je ne vais pas me mettre à écrire de longs billets alors que tout commence à rentrer dans l’ordre! Nanmého!
On the Road Again!!!
Décollage demain à 18:00 depuis Londres-Heathrow du volet Sud-Africain du Gin and Tonic World Tour® vers Paris, Johannesbourg et Le Cap. Valise bourrée de trucs coutures et d’un peu d’immodium (on ne sait jamais), mon Mac, sans oublier mon méga maillot de bain de te-pu! Oh et mon mec aussi!
Au programme: glamour et décadence:
Demain: LCY-SXB!
Je rentre d’aller faire quelques emplettes car après Parisss Mardi dernier avec Marcel, Chondre et Snooze et ma copine DeeDee (faut d’ailleurs que je vous raconte l’affiche que je me suis collé au resto avec eux à propos d’un blackberry…) demain je pars sur Strasbourg voir ma meilleure keupine et son mari que je n’ai point revus depuis leur mariage en grande pompe et pour lequel j’étais témoin (et sappé couture! La photo a d’ailleurs été prise en Touraine quelques heures avant que je ne me transforme en bombasse top-fataaaaale!). Je suis d’ailleurs revenu de mon shopping trempé comme une soupe; je ne sais pas si c’était une douche écossaise mais c’était froid et humide, je ressemblais à un pétard mouillé! Une pluie fine et intense je me suis déshabillé à la porte d’entrée pour ne pas maculer le parquet et me faire engueuler par mon jules et aussi pour provoquer mes connards homophobes de voisins.
Je ne vais pas révéler les deux ou trois tours de magie et poussière d’étoile (c’est un indice) que j’emporte donc avec moi dans mes malles, c’est une (petite) surprise. Départ demain de Londres-City Airport (LCY) où la Fabrice-air Ltd a une base permanente et un jet toujours à ma disposition et arrivé à SXB un peu après l’heure du déjeuner. Parker-chéri est vert de na pas pouvoir venir, occasion en or de pouvoir maugréer et faire la connasse…
Je vous laisse j’ai un peu de repassage à faire, mon prochain billet sera rédigé soit de mon MacBook (l’ancien, le nouveau arrivant en fin de semaine voire au début de la semaine prochaine, z’inquiétez pô je vais bien vous saûler avec ça!) soit du nouvel iMac 24 pouce de ma keupine Patsy (si elle ne me laisse pas utiliser ses jouets je prends sa fille Epony Rae en otage! Rahah… on rigole moins déjà!) mais en tous cas depuis SXB!
Fabrice. M s’habille comme une Te-pu
Pour vous cher lectorat l’image que vous vous faites de Fabrice. M c’est plutôt ça:
C’est en parlant de l’Uruguay où le Gin and Tonic World Tour© faisait escale en Janvier dernier que j’ai été obligé de préciser (y avait pô moyen de se dénigrer, Parker aurait pû cafter) qu’au milieu de tous ces jeunes et vieux, bombasses et laiderons, homos ou hétéros avec leurs maillots de bain qui leur arrive parfois à mi-mollet et qui cache tout que ben moi je ne ne me suis jamais senti aussi pute et allumeuse qu’en portant ça (remarquez bien que Parker ne s’en plaignait pas, bien au contraire, comme quoi investir dans la lingerie…):

(Oui c’est môa le mannequin sur la photo!)
(Et le maillot de bain est un peu mal ajusté car je venais de sauter sur le lit, ce qui fait qu’il a donc tendance à bien souligner le… la… enfin à bien souligner, quoi!))
Il n’y bien qu’avec les gonzesses que je me suis senti des affinités: normal, on en avait chacun autant sur le boule. J’avoue que mon Aussiebum est un peu juste serré à porter et plutôt révélateur (et encore, c’est une notion plus que discutable) mais bon j’ai bien senti que je ne faisais vraiment pas couleur locale. Un peu comme quand vous rêvez que vous arrivez au boulot à poil si vous voyez ce que je veux dire… ou alors c’est mon maillot qui n’est pas en adéquation avec mon âge (ce qui me la fout mauvaise pour mon syndrome de Peter Pan).
(À moins que j’aimasse m’habiller en te-pu? OMG!!!! )



