Archive for August, 2010
Bayreuth Année 0 (épisode 1)
Ca y est je suis débayreuthisé! En douceur mais avec fougue, même pô eu mal… moi qui ne pensait jamais avoir l’occasion, l’honneur, la chance d’aller au festival de Bayreuth je me suis retrouvé Mardi soir guess where? (DTC!) au FestSpielHaus à Bayreuth pour une représentation toute neuve de Lohengrin. Que grâce en passant soit rendue à Herr Parker mein Lieblin sans qui rien de tout cela n’aurait été possible, lui qui a postulé durant 18 longues années pour pouvoir enfin accéder au saint des saints (quand je pense qu’attendre la 2ème génération de l’iPad me rend dingue…). J’ai été très touché quand il a reçu ses billets (4 au total, 2 pour Lohengrin et 2 pour Parsifal, c’est la même famille… le tout à un prix carrément vulgos c’est un Fab avec un seul rein et un seul œil qui vous écris) qu’il m’aie demandé de l’accompagner. J’aime beaucoup l’opéra mais je trouvais que c’était un peu donner de la confiture aux cochons, mais il a vraiment beaucoup insisté et puis bon j’allais avoir un truc sur lequel gloser avec ma grande gueule pendant un bon bout de temps donc oui, je viens, top-là sister!
J’avais un peu lu sur le déroulé d’une soirée à Bayreuth pendant le festival mais je dois l’admettre rien ne m’avait préparé à l’expérience que j’allais vivre en terme de “première fois”. En fait en nous apprêtant (moi tout en blanc et John Galliano, Parker en James Bond méga puant le sexe) dans la chambrine de notre GastHaus garantie 100% châlet bavarois made-in-Bayern -je fais une allergie au bois depuis- le vrai spectacle c’était Parker, des yeux rieurs et contents, mais que j’ai du néanmoins menacer dans la bagnole (renommée Ortrud pour l’occasion) s’il osait remettre le CD de Lohengrin pour la 52ème fois. Mets plutôt Madonna ou Kylie, tiens. Et mouche-toi.
On est arrivé et on s’est jeté comme des mouches sur un étron vers les bars: bière (pour Parker, qui est encore là-bas jusqu’à Samedi soir et que je n’ai pas vu sans une chopine durant tout le séjour) et Riesling (classe et bon goût ,vous m’aurez reconnu), bretzels et saucisses (oui bon, quoi, on est en Bavière on va pas se priver non plus).
On a un peu visité les alentours mais il a plut comme vache qui pisse durant 2 jours (une vraie chance, je reviendrai là-dessus) donc on s’est immiscé dans le FestSpielHaus histoire de répérer les lieux (et les chiottes car bière bavaroise et Riesling en grandes quantités je ne fais pas de dessin. En plus moi j’ai une toute petite vessie continentale je tiens pas la route très longtemps, même avec de l’eau je fuis assez vite)(#JeudiConfession).
10 minutes avant le début de la représentation une partie de l’orchestre était à l’extérieur du FestSpielHaus et nous a joué (bourriné) un petit extrait du 1er acte, invitation express à nous rendre vers nos portes respectives pour pouvoir enfin pénétrer dans l’arène tant convoitée. Je ne sais pas si vous êtes déjà allé à un grand concert genre Madonna ou Michael Jackson mais nous avec Parker on commençait à sentir une légère transe nous envahir -et moi une légère humidité me gagner. Et coup de bol on est arrivé preum’s devant notre porte où une jolie Walkyrie toute wagnérienne et en uniforme attendait avec sa clef de nous laisser entrer. Je crois que c’est là aussi qu’avec mon chéri on s’est pris par la main, on était en train de vivre ça comme un trip et c’était vraiment bon de le sentir aussi excité et heureux… je veux dire, 18 ans quoi. Et on était ensemble. Je pense que c’est pour ça qu’il voulait que je sois là, je crois sincèrement qu’il avait complètement anticipé le bonheur qu’on allait avoir à vivre tous les deux (pourtant le FestSpielHaus n’a -accrochez-vous- même pas le wifi!).
Il y a eu un signal sonore et je pense encore voir la main de la jeune fille sortir la clef, tout comme ses collègues à leurs portes respectives, au ralenti, tourner la clef dans la serrure, ouvrir, et d’un geste nous inviter à entrer. Quand j’ai vu l’intérieur j’ai juste dit calmement “oh my god.” Parker était juste… émerveillé. On était comme deux nains à qui on ouvre les portes d’un Disneyland encore vide, devant une entrée de l’auditorium du FestSpielHaus, conçu par et pour Wagner et sa musique uniquement.
…to be continued (héhé)