Archive for May, 2009
En route pour nos terres, doux Sire!
J’ai eu une semaine de merde, j’en peux plus et rien ne vaut les copains (voir la rubrique “One Big Happy Family” qui ne parle que d’eux sur ce blog) pour décompresser…
Alors on se retrouve dans la capitale de la Franche-Comté, Besançon dans quelques heures ou demain puis à Strasbourg à partir de Mercredi. Grâce à Parker on est déjà à la bourre (valise pô prête as I write!) ce qui me laisse le temps de poster un petit billet… j’en suis presque à souhaiter un petit retard du jet de la Fabrice-Air Ltd pour être sûr de ne pas le rater!
Patsy Stone, Love-Kiné, Mr President, Epony Rae and Ze Duchesse préparez les bouteilles!

Foire aux Vanités
Aujourd’hui j’ai décidé que sur Gin and Tonic on allait oublier toute cette morosité sur fond de crise économique et de grippe porcine et qu’on allait se faire plaisir et rêver à de belles choses chères et inatteignables. Parce que c’est simplement trop bon ces derniers temps de se laisser aller à des choses futiles et de faire plaisir à ses yeux -qui ne peuvent plus voir un JT même en peinture- surtout quand on a pas les moyens. Trop bon de voir encore néanmoins des choses belles et de lire des articles décalés sur des trucs apparemment inutiles alors que tout le monde se demande de quoi demain sera fait et n’ose plus lâcher de thune. Aujourd’hui on fait les princesses!
Je suis abonné au magazine Vanity Fair (bon ok j’ai eu un prix de faveur grâce à mon mec qui connait les gens de chez Condé-Nast…). C’est ZE mag’ qui entre un article sur “Qui était Bernard Madoff”, “2 ans chez le Klu-Klux Klan” et “Un tour d’horizon détaillé des pratiques des Hedge-funds” hyper bien documentés et sérieux glisse des images et des réflexions sur la mode ou les parties des friqués et people de ce monde (le dernier numéro avec notamment un inventaire des grands héritiers à harponner était fascinant!). Vanity Fair c’est Vogue, Newsweek, Point de Vue, The Economist et Voici en un seul produit et ce soir je lisais leur dernier-né dans le métro à finir le papier sur cet atterissage en catastrophe d’un vol dans l’Hudson à New York il y a quelques mois lorsqu’en tournant la page: “La Haute Couture: OUI!“, extrait choisi (et traduit grosso modo par mes soins) de ce petit article…
“(…)est-ce que cette extravagance hors de prix va dorénavant être toujours considéreee comme de bon goût? Mauvaise question. Nous devrions plutôt nous demander “Voulons-nous réellement un monde sans Couture? Sommes-nous prêt à jeter ce qu’il nous reste après tout ce qui a été perdu? N’y a-t-il plus de place pour le beau et l’exclusif? Pour l’indulgence hystérique? Pour des objets fabriqués avec finesse et savoir-faire?
Il est impossible de correctement saisir combien un vêtement Couture est sensationnel jusqu’au moment où on l’a simplement touché, ou essayé, à la manière insouciante et victorienne d’Emily Blunt (ndlr: en photo ci-dessous). La dextérité dans le soin, la satisfaction d’un artisanat, la délicatesse des perles et du laçage, la douceur et la solidité, le tombé et la légereté d’une silhouette… c’est la forme la plus pure de la chirurgie plastique temporaire, et détachable!
Les artisans qui fabriquent ces pièces sont les dépositaires de siècles de patientes explorations des possibilités, et de fines et précises observations passées de fil en aiguille par des petites mains artistes. La Couture est une promesse faite par le futur au passé: il y aura un autre jour des grandes entrées et des orchestres, des carrosses et des candélabres, des réceptions grandioses et des Saisons.”
L’art, le talent, la tradition au service du superficiel c’est bien aussi. En tout cas c’est vachement beau, je trouve. Et puis la plupart des créateurs de ces merveilles pour les yeux sont très sensibles. Faut bien s’entraider…
La vallée des rombières
Instant “punaise hystérique” hier en rentrant du boulot. Je pose mon sac dans MA cuisine, pendant que Parker donne sa petite sauterie hebdomadaire avec des fontaines de champagne dans le salon et la salle à manger que tout ce petit monde a investi (vous remarquerez que je ne suis pas invité à ces petites sauteries, Parker ne sait pas ce qu’il manque, pourtant je sais mettre de l’ambiance dans les cocktails! Avec ma grande culture et mon (bon) goût internationalement connu). Et je décide séance tenante de me servir un verre, après tout y a pas que la petite troupe Parkerienne qu’a le droit de se goberger et moi aussi j’ai eu une dure journée.
Je me sers tranquillement un petit Gin and Tonic® et voilà qu’une rombière bien décrépie et décorée comme un sapin de Nawel à coup de joaillerie de grand prix, dans les 65-70, ans déboule dans ma cuisine, ni bonjour ni merde, et me demande sèchement “Vous êtes qui?” sur un putain de ton que je lui ai répondu du tac au tac “et vous vous êtes qui?”. Cette vieille vache -probablement millionnaire- était soufflée!
Parker est arrivé dans la cuisine et la vieille, en m’ignorant superbement, a déclaré “qu’ il était temps qu’elle parte”, n’écoutant que ma grande gueule et ma vexation je n’ai pas pu réfréner le “oui moi aussi je crois qu’il est temps” (Dieu merci Parker était déjà reparti vers ses invités car je crois que je me serais fait tancer vertement après coup s’il avait entendu…). J’ai cru qu’elle allait se décomposer par tant d’impertinence.
Car sans blagues c’est quoi ces vieille biques qui se permettent de vous parler comme à des domestiques alors qu’elles ne vous connaissent même pas? Si elle m’avait seulement dit bonjour j’aurais laissé passer le truc. La connasse.
…rien que de le sortir ca va mieux, là, tiens! Comme quoi avoir un blog c’est un exutoire de choix. Et tout le monde en profite…
De l’utilité du Maquerellage
Car être une connasse c’est un art de vivre…
Je suis en train de tourner autour de mon mec et de son ordi ces derniers temps car il me semblait que quelquechose se tramait. Déjà Parker va s’acheter un iMac (bon j’admet j’ai un peu fait le forcing mais ça lui plait et c’est beau)(en passant Marcel Dugomier, sur mes précieux conseils va aussi sauter le pas et investir dans le précieux verger) (promis j’arrête avec les parenthèses après mais je trouve qu’Apple pourrait bien me faire un petit cadeau avec tous les clients que je leur rabats…), et ensuite je le vois à consulter des trucs avec des piscines, des machins qui flottent en bord de mer… bref je maquerelle: un bisous par-ci pendant qu’il tapote sur son clavier, et que je te ramène une petite tassounette de thé, oh et pis je vais faire un peu de ménage sur ton bureau, là.. sans oublier le petit coup d’œil sur l’écran miniscule de sa bécane (vivement son iMac 24 pouces!).
C’était dur mais j’ai percé la clef du mystère. Il est en fait en train d’organiser son anniversaire (cette année son âge se termine par un zéro, donc on fait dans le festival de Cannes). Et mon mec ce soir m’a invité à une bouffe -en discount certes mais je m’en fous- dans un très grand hôtel londonien pour fêter le fait qu’il a enfin trouvé quoi faire pour le “moment A”: une grande villa sur une île dans la Méditerranée (pour nous, les keupines et les keupins) avec un petit tour en yacht avec roteux à volonté à bord… je n’ai pas encore tous les détails mais j’y retourne! Et il semblerait que le prix n’est pas aussi épouvantable que ça, et je vous assure que j’ai un mec qui ne balance pas son blé comme ça, pas comme moi! Chez les Parker on a compris le sens du mot “comparer”, “faire jouer la conccurence” et “value for money” ce qui explique pourquoi il est retranché derrière sa merde de pc son portable à compiler et comparer pour avoir la meilleure mouture au meilleur prix.
Princesse Fabrice: toujours dans les meilleurs coups! Même que ma White Party fait figure de pause-clope à côté!
(et si Parker voit que j’ai déjà ramené ma gueule je risque la lobotomie pure et simple…)