7 December 2007
Tchin et à la Bonne Vautre!
Posted by Fab under: Le travail, hélas; My Rosbif life .
Ma collègue et amie Vitoria (une superbe créature du Cap Vert, en passant) va sacrifier sa journée de Nawel pour faire du volontariat au sein de l’association “Crisis” qui aide les sans-abris à croire en eux et se réinsérer dans la société. Crisis pendant une quinzaine de jours durant la période festive fait également profiter à ces personnes du réseau étendu qu’elle a tissé ces dernières années: des cinémas, des églises, des théâtres ouvrent leur porte gratuitement pour réchauffer, nourrir, héberger, ranimer des passions et des aptitudes.
C’est aussi une assoce qui vit sur les dons donc ni une ni deux Vitoria hier avait organisé un charity lunch pour récolter de la thune. Good on her. Certains collègues d’origines diverses ont donc cuisiné des spécialités de leur pays qu’il nous revendaient à la portion à la cantoche de la boîte. Pour résumer: une très bonne idée (surtout quand on sait que facile trentes nationalités sont représentées au taf… l’effet London!)
Comme tout le monde dans mon équipe s’est investi là-dedans j’ai donc adopté le rôle de vigie: en gros ce petit monde vendait et servait en bas et moi j’étais au téléphone en haut au cas où y aurait du taf qui se présente. Et de l’obligation de bouffer à mon bureau en conséquence…
Je suis donc descendu vite fait au début du lunch à la cantine et mon appétit s’est porté chronologiquement sur une crêpe sauce chocolat-rhum-vanille (£1.00), un marbré léger mais intense (£1.00), des fairy-cakes les bien nommés (£1.00) et du putain de veijoada, une spécialité du Brésil ou du Cap Vert, je sais plus: du choux, des haricots rouges, des tomates, des épices sensuels, de l’ail et beaucoup de sauce. Sans oublier le riz! (£1.50 -une affaire, pain inclus!)
Je remonte avec mes assiettes (en carton), la bouche salivante à l’idée de dévorer comme une grosse vache à mon bureau bien peinard lorsqu’en ouvrant la porte de mon département avec mon badge je ne sais pas si c’est un de mes genoux qui a accusé un coup de mou, le poid des assiettes dans mes deux mains qui a perturbé mon équilibre ou un de mes talons-aiguilles qui a dérâpé sur la moquette élimée mais je me suis vautré comme… comme… une véritable merde. Il y avait du veijoada partout. Pendant une micro-seconde je me suis dit que c’était incroyable de pouvoir étaler une si petite portion sur une aussi grande surface.
Première réaction: un gros “OHHH FUCK!” bien colérique à 100 000 décibels et je reprends mes esprits (en vérifiant bien que personne ne m’aie vu me viander aussi inélégamment), puis commence à paniquer: à 3 mètre de moi il y a la salle de réunion où Number 1 (notre big boss) est en meeting pour la journée avec du beau monde de la maison-mère parisienne. Et c’est pratiquement l’heure du déjeuner!!!!!!! Au secours! Il vont pas tarder à sortir et à trouver ce merdier!!
Ni une ni deux je me mets à genoux et commence à ramasser à mains pleines le plus gros du foutu veijoada de sa mère. Et avec du riz ET des haricots rouges éparpillés dans un rayon de deux mètres c’est pas facile, et râcler avec des assiettes en carton détrempées c’est franchement pathétique. Finalement vomir c’est plus pratique: ça fait un tas plus ou moins compact.
Inutile de dire qu’entre temps il y a le va-et-vient des collègues: et vas-y que je te marche là-dedans, en me demandant “Fâââââb! Hellooooo! Ben qu’est ce que tu fous là, dââââârling ? Ouh, t’as vu t’as les genoux maculés de… c’est quoi? Tu saignes? Ah ah ah!” et de répondre bien sinistre mais digne “C’est rien je me suis vautré, non pas la peine d’appeler une ambulance c’est de la sauce veijoada sur mes genoux, assortie à la languette de mes Pradas tu remarqueras!” avec un faux sourire bien tendu. Maudit veijoada! Connasses de collègues! Il n’y a plus de respect…
Bref ça a bien glosé bitché là-dessus hier après-midi. J’ai trouvé un de nos agents d’entretien, généralement fainéant comme une couleuvre qui dans mes yeux a probablement vu les deux fléchettes au venin qu’il allait se prendre au cul si par hasard il n’arrivait pas à dénicher un aspirateur. Mais c’est lui qui a proposé. Et j’ai donc pu redescendre racheter ma pitance. Mais j’avais moins d’appétit, et puis les pauvres et ce genre d’opération finalement ça commence par être coûteux! La prochaine fois faites des frites, merde!
Je crois que je suis la Hilary Banks des blogs (ai encore failli sévir ce soir avec une tasse de thé vert en montant au salon…). Mais le charity lunch a rapporté £251.00… y en a qu’on bouffé deux fois, c’est clair!
Last minute: …et Parker vient de me demander alors que je finissais ce billet d’aller redresser les plantes qui se sont renversées sur le balcon (il s’est détruit le dos et on a eu des sales rafales de vent la nuit dernière)… et guess what? Je viens de me péter un ongle! Je me demande ce que le week-end me réserve…
10 Comments so far...
Annie-Claude Says:
7 December 2007 at 21:52.
Oh que j’imagine la scène ! drôle toujours les histoires de vautre… des autres…
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ditom Says:
7 December 2007 at 22:47.
Alors, on se la joue moins Miranda tout de suite, hein, à quatre pattes dans les haricots rouges en train de râcler comme une pauvresse le sol de son bureau… Je te verrais bien dans le rôle de princesse Sarah… Petite souillon!
All the little things you do will end up coming back to you…
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MarcelD Says:
7 December 2007 at 22:53.
Je me souviens d’une note où sa majesté se moquait de son Parker qui se vautrait de son lit et que sa majesté riait bêtement. Et bien j’espère qu’il lira cette note avec autant de satisfaction que moi à s’esbaudir joyeusement.
Est-ce que le caca tâche plus ou moins que le veijoada sur le pantalon blanc ? gnark gnark gnark!
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love kiné Says:
8 December 2007 at 14:25.
Me revoilà aussi après un bon moment hors blogs et que vois-je??? Il s’en passe de belles par ici. Bon Parker à mal au dos, j’arrive. je vais te redresser tout ça et puis j’ai plus de thé vert…
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Fab Says:
8 December 2007 at 16:59.
“Petite souillon”… venant de quelqu’un qui fait des billets spécial fête du caca photos à l’appui, j’aurai tout entendu! Et Marcel si tu remplaces les genoux de mon pantalon par le fond de tes slip post-gastro la réponse est fatalement dans la question (Hin hin hin :)) (au fait ça va mieux?)(Et bonne chance pour Dimanche!)
Il n’y a que Love-kiné et Annie Claude qui m’aiment et me comprennent. mais c’est vrai que ça m’apprendra à me foutre de PArker (quoique ce soir-là il était -bien- bourré!)
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chondre Says:
10 December 2007 at 20:37.
T’ain…je viens de m’apercevoir que je n’avais pas modifié ta nouvelle adresse dans mon agrégateur…J’suis conne alors.
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Fab Says:
11 December 2007 at 00:31.
Tiens, Chondre-baby-love! Ça tombe bien car tu es le sujet de mon prochain billet, ou plutôt ta personne va être au centre de le blogosphère (inutile d’alerter la CNIL je suis en GB)… gniark gniark gniark!
I love power! Ah ah AH AHAHAHA HA AHAHAHAHAHHAHAH (bref rire diabolique)
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Dr Stone Says:
11 December 2007 at 09:10.
j’ai bien ri ! En imaginant la scène bien sûr et puis surtout parce que l’expression se vautrer comme une merde, ça me fait toujours penser à toi !
Bon quand tu seras mon témoin faudra que tu fasses gaffe dans ta robe en satin rose de ne pas te vautrer comme une merde dans la chapelle, parce que si du coup on voit ton panty, ça ferait désordre !!
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TarValanion Says:
11 December 2007 at 09:54.
Gacher une si bonne nourriture, c’est tres mal, Fab. Pour la peine (et pour resoudre ton probleme de jambes), interdiction d’utiliser un quelconque ascenceur, où que ce soit, pendant deux mois.
Et dix Pater pour te laver des mauvaises pensées que tu as eu! ![]()
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Fab Says:
11 December 2007 at 16:21.
Patsy t’as raison et je crois que je vais abandonner la traine… trop dangereux! ![]()
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