De retour au bureau…
…en dépit de ce post-partum post-JO qui tarde à se guérir de lui-même. Mais ça va, je gère comme vous pouvez le constater…
Pendant ce temps, à Veracruz
… Fabrice. M soigne sa dépression post-JO depuis une clinique sise en Bourgogne, perchée sur les coteaux.
London 2012, l’album souvenir à détacher et conserver…
Et toutes les photos n’y sont pas car NextGEN-mon cul-Gallery est un plugin de merde… mais bon you get the idea! Et après ça on tourne la page promis juré (jusqu’au moins Sochi 2014!)
Et aujourd’hui le journal quotidien The Times sort un supplément spécial dédié à nous les Games Makers… que c’est bon la vie de star! (même si on gratte pas une thune)
En Vrac…
- Suis complètement outré par le manque de couverture des Jeux Paralympiques de Londres 2012 dans les médias français. Pas un petit portfolio, un résumé explicatif, aucune couverture en direct, ou sinon sur des chaines publiques obscures et que tout le monde ne reçoit pas. Shame on you Le Monde, Le Figaro et Libération sans oublier France Télévision. Je pourrais accepter l’excuse du décalage horaire (et le bon prétexte pour passer ce truc qui n’intéresse personne la nuit…) mais putain c’est à coté de chez nous et accessible en train en 2h15m, et on fait comme si ça n’existait pas!
- Suis allé voir de la natation (Aquatic Centre) et de l’escrime (ExCel London) aux Jeux Paralympiques (je vous rappelle que je bossais sur aux JO) et moi qui croyait naïvement que ç’allait être de l’émotionnel et de l’humain et avait bourré mon sac de Kleenex en préparation des larmes que j’allais lâcher et ben j’en suis pour mon argent: ce sont les JO qui sont gnangnans, pas les JP! Durant les Jeux Paralympiques il n’y a pas photo les mecs sont là pour se battre et se mettre sur la gueule et je vous raconte même pas comme c’est bon de hurler pour les encourager. Et ils en redemandent de l’encouragement comme le nôtre! (hier un escrimeur a fait une pause pour lever les bras et nous encourager à l’encourager plus fort!)
- Cela a du me prendre au moins… laissez-moi réfléchir, oh allez 15 minutes en matant les JP à la télé que le handicap c’est un truc qu’on oublie en 15 minutes quand on regarde du handisport. À moins que ce ne soit l’inverse.
- Ai été choqué à en devoir changer de chaîne en regardant du rugby sur chaise roulante tellement c’est violent (à l’origine ça s’appelle “Murderball”)… et que ça se rentre dedans, et que ça se fout en l’air, que ça se cogne, que ça tombe, que ça se lance des regards de dogues, et que ça lève le poing. Virilité a-bso-lue! Complètement ma came!
- Moi qui ne suis ni chauvin ni compétitif (sauf à la piscine quand je fais mes longueurs mais c’est plus pour me motiver à améliorer ma technique, et pour draguer des fois aussi un peu) je me suis vu avec mon pote Hervé à hurler comme un poissonnier avec mon drapeau français, à scander le nom d’athlète dont je n’avais -honteusement- jamais entendu parler avant et en les appelant par leur prénom. Notamment Romain Noble en escrime hier soir qui en plus d’être joli garçon avait une cohorte de ses compatriotes (dont Hervé et moi) qui a fait chier l’assistance toute la soirée. Il a décroché la médaille d’argent et le public d’ExCel hier soir déteste dorénavant les français à tout jamais… j’adore! Je plaisante naturellement mais c’est vrai que nous les bleus on a fait du bruit, cf la vidéo faite hier par un membre du public.
- Me suis bien bidonné en matant des pros du foot valide tels que Beckham-chéri mettre un masque sur leurs yeux pour jouer au cécifoot. Enfin, pour TENTER de jouer au cécifoot! Gros moment ptdr lol koi…
- Enfin, super cool de voir des athlètes qui s’entrainent plusieurs heures par jour, autant sinon plus qu’un(e) athlète valide, devenir des stars à part entière. La demande pour le handisport ici a enfin percé, probablement parce que les JO et les JP ont été planifiés comme un seul événement. Le sponsoring d’athlète handisport n’est plus relégué à l’œuvre de charité qui fait apparaitre ta boite comme un employeur généreux et gentil, ils font l’objet de décisions commerciales et leur visage comme leur corps font les devantures des équipementiers, couturiers, dealers de bagnole, rognons de veau chez M&S… regardez des noms comme David Weir ou Ellie Simmonds, ce sont les nouveaux Oscar Pistorius!
Je vous dis à bientôt, je reviens sous peu mais il faut d’abord que je digère la mini-dépression qui va s’emparer de mon âme (Mylène Farmer sort de mon corps) quand la Cérémonie de Clôture des Jeux Paralympiques se finira. Cela va signifier que c’est bien fini London 2012 après 2 mois à travailler et s’amuser sur/dans/auprès/avec les Jeux et 5 ans à en entendre parler et à piétiner d’impatience. Je crois que je ne veux plus faire de distinction entre JO et JP, juste dire Les Jeux. C’était vraiment un bel été que mon été 2012, avec plein d’émotions, la joie de réaliser un rêve de gosse, la fierté de mes amis et ma famille, des pin’s, un uniforme en polyester, des nouveaux amis et le monde en spectateur. Je vais tomber dans le cliché mais j’étais vraiment bien content d’être vivant cet été (si j’avais mourru en Mars dernier comme prévu j’aurais été vénère!)
À Bientôt!!!
Meet the Superhumans
Organisation olympique oblige, et après quelques semaines pour adapter et rafraîchir les installations existantes les Jeux Paralympiques d’Été débutent demain 29 Août 2012. D’ores et déjà ces jeux paralympiques sont les plus cotés (Rio fera sans doute mieux en 2016) avec un record de 2.2 millions de billets vendus, contre 1.8 millions lors de ceux de Beijing. Freak-show pour certains, opportunité d’ouvrir un peu plus la société à celles et ceux qu’elle a tendance à oublier pour d’autres les JP c’est certain ne laissent personne indifférent. Il y a aussi une cruelle ironie dans le fait que beaucoup d’athlètes de la Team GB sont des vétérans d’Iraq et d’Afghanistan, comme pour montrer à Tony Blair où cette politique de caniche de G. W. Bush nous a mené (je dis “nous” car je paie mes impôts en Grande Bretagne), fin de la petite parenthèse cynique.
Pour les paralympic virgins (comme moi récemment), sachez que 21 sports sont représentés dont 2 qui n’existent pas aux JO, à savoir la boccia (sport ressemblant aux boules, pratiqué avec des balles en cuir par des handicapés moteurs) et le goalball (sport de ballon pratiqué par des athlètes malvoyants ou non-voyants avec un ballon sonore). L’uniforme des volontaires est quant à lui adapté avec le polo remplacé par un polo de même coupe et couleur mais présentant le logo officiel des Jeux Paralympiques de London 2012 et le logo Paralympique dans le dos (voir photo). Et bon à savoir, le français n’est pas une des langues officiels du Comité Paralympique International, contrairement à son homologue Olympique.
Au niveau perso, je suis toujours sur la reserve-list pour apporter ma contribution mais je n’y crois plus trop, surtout à la veille de la cérémonie d’ouverture. Et qu’importe car j’ai eu la chance de vivre les JO coté volontaire, et qui plus est j’ai des billets pour aller voir ces jeux en tant que spectateur, ce qui va me donner l’occasion de marchander de nouveau des pin’s et surtout de me replonger dans cette putain de trop géniale ambiance olympique.
En attendant je vous laisse avec la vidéo officiel de Channel 4 qui couvre à la télé britannique l’intégralité de ces Jeux auxquels je suis ma foi impatient de montrer mon museau. Comme vous pouvez le voir, le ton est tout de suite moins gnan-gnan que pour les JO… perso j’adore.
À demain!
London 2012, Graphiquement Parlant
Alors là très franchement je dois dire qu’autant j’ai adoré l’atmosphère, l’organisation et toute la faune des JO autant la charte graphique dans son ensemble m’a semblé bof-bof.
Impressions-soleil levant (qui n’engagent que moi, mais le graphisme c’est un métier!)
Le Logo
Tout le monde avait déjà pris peur il y a 4 ou 5 ans quand le logo officiel fut devoilé. Il représente le nombre ’2012′ de manière apparemment rock’n roll, qu’ils disaient. Perso je ne m’y suis jamais fait, et je passe pudiquement sur le coût de ce joyau graphique. Et au gré du temps les comparaisons n’ont pas manquées; la dernière étant que le logo représenterait Lisa Simpson pratiquant une fellation à son frère Bart(sic)…
Autant les logos d’Athènes 2004 et Beijing 2008 étaient en élégance et en finesse avec une palette relevée, autant Londres 2012 nous a bien endommagé la rétine. Les fushias et bleus electriques ont sans hésitation aucune fait la fête à l’orange et au vert fluo. Mention spéciale à l’Aquatic Centre avec son entrée des athlètes incluant des loupiottes or et bleues über-bling bling façon resto chinois, ainsi que l’arène de hockey rose et bleue . Le bleu de ce site tout comme celui d’Eton Dornay (aviron) et la Lee Valley (canoe-kayak) étaient trop pâles, voilà la vérité. Et le bleu pâle ça passe encore plus mal à la télé. Les opticiens ont de beaux jours devant eux si vous voulez mon avis…
La police de caractère
Just plain naff: bidon. Pourquoi utiliser une police aussi anguleuse quand le logo olympique est composé de 5 anneaux harmonieusement entrelacés?
Dans un pays fier de ses traditions comme le Royaume-Uni le résultat est trop années-80, alors qu’il y avait moyen de faire quelquechose de plus inspiré; Danny Boyle (ou moi) auraient du être consultés. Un bon vieil Helvetica des familles aurait également très bien fait l’affaire par comparaison, ou alors une police classique sans sérif mais glissant un peu vers l’Art-Déco, parfaite pour lier les différents sites, dont certains sont des institutions du début du XXè siècle (Wembley, Lord’s Cricket Ground, Wimbledon, Eton Dornay…). Le résultat aurait en plus bien claqué dans les manifestation publiques en pleine ville telles que le marathon ou le triathlon.
Les pictogrammes et les billets d’entrées
C’est certes un exercice très difficile de re-dessiner et renouveler les dépictions des 26 sports et disciplines présentes aux Jeux Olympique. Athènes s’y était illustré avec succès et énormément de talent. On va dire qu’à Londres ça passait mais l’illustration des disciplines afférentes à leurs billets respectifs (à part ceux des cérémonies d’ouverture et de clôture) pouvait parfois être un peu chargé et épais. Les palettes de couleurs pour chacune des dites disciplines ont été toutefois très bien choisies, rendons à César…
Mobilier Urbain
Pragmatique dans l’ensemble, efficace, et fuchia&violet-power! Londres s’est vue la charge d’organiser des Jeux économiques et démontables ce qui n’est pas toujours le plus glamour. Mais ces kilomètres de fushia se sont bien démarqués, et ça claque grave bien sur les photos! Et bonus-combo, l’uniforme des Games Maker raccordait parfaitement avec!
Idem pour les tentures aux couleurs chatoyantes sur tous les lampadaires de la ville et qui furent une vraie réussite, avec les anneaux olympiques et la devise “Inspire a generation” il n’y avait aucun doute, nous étions bien là où ça se passait, c’était inratable.
Les Venues
Bon je ne vais pas passer tous les sites en revue mais mon plus emblématique personnellement-tout-seul à moi restera Horse Guards Parade où se tenait le volley de plage. Les gardes de Sa Majesté et du volley, juste deux mondes aux antipodes l’un de l’autre, à 50m de la résidence du Premier Ministre. Mais au final une superbe Olympic Venue de 10 000 spectateurs entièrement démontable, une architecture somptueuse en arrière-plan, de la zique (de merde) à fond les ballons, un DJ déglingo. Horse Guards Parade ce fut Bondaï Beach durant 15 jours!
Je mentionne aussi le Stade Olympique aux sièges confortable et à la capacité réductible (post-Jeux), et l’Aquatic Centre conçu et réalisé par Zaha Hadid.
En conclusion, car je ne veux pas non plus déféquer sur ces super JO dont j’ai fait partie et qui me manquent cruellement, l’ambiance rosée et violette dans les sites était très agréable à l’oeil et j’en suis certain a contribué à l’atmosphère de fête. Les 3 mois de putain de pluie précédant les Jeux ont aussi permis à l’Olympic Park, en plus de nous sapper le moral, de produire une végétation luxuriante en profusion à la manière d’un gigantesque jardin anglais.
Pour finir, je suis allé sur le site Internet du Comité International Olympique car je pensais plannifier une petite visite à leur musée qui, bien sûr, est fermé jusqu’à fin 2013 pour rénovation (j’ai entendu Parker derrière moi pousser un soupir de soulagement…). J’en ai néanmoins profité pour acheter leurs affiches des Jeux passé et j’avoue être en amour total avec Tokyo 1964, Mexico 1968 et le plus beau, le plus simple et le plus effectif reste mon amant éternel Moscou 1980… mir spassiba pravda absolut vodka!
À très bientôt!
(et oui je couvre les Jeux Paralympiques, coté spectateur!)
London 2012 c’est fini… :(
“Volunteers are the lifeblood of any Olympics
But, in London, they’ve also been its heart.”
The Chicago Tribune, August 2012.
Il parait que lorsque l’on prend des drogues dures l’atterrissage est douloureux et déprimant. J’ignore si c’est vrai mais je sais que l’arrêt brutal de Jeux Olympiques est une torture. Surtout si comme moi vous en aviez anticipé avec délectation la vue pour mieux en goûter la saveur une fois en uniforme, à faire les Jeux de la XXXè Olympiade. (la XXXIè vient de commencer aujourd’hui à minuit).
Je parlais il y a quelques minutes avec un pote au bigo. Je lui avouais que j’avais eu une grande fierté à servir bénévolement l’institution Olympique, et à être une fois dans mon uniforme le défenseur des valeurs de l’Olympisme. Je ne cacherai pas cependant que certains aspects m’ont déplu, notamment concernant l’importance donnée par la Famille Olympique à la Famille Olympique. Certains privilèges me semblent être abusifs et prompts à la corruption. Mais je crois pouvoir dire qu’une fois recouvert de polyester j’ai donné le meilleur de moi-même, et j’ai défendu mordicus les valeurs que l’on m’avait confiées. Pour ceux qui ne le savaient pas j’officiais donc au Protocole et au Language Service, à Wembley Stadium pour les rencontres de football masculin et féminin. J’ai d’ailleurs couvert tous les matches dans cette Venue. Et je ne suis pas peu fier des missions dont j’avais la charge, car ce sont des postes à responsabilité.
J’ai aussi eu le privilège dans mon expérience olympique de rencontrer des personnes connues, des personnes que j’admire… d’autres moins. J’ai adoré voir Jacques Rogge tourner la tête vers mon visage et sourire après que je l’ai salué en français; je suis fier d’avoir serré la main d’Henry Kissinger; je souris encore à ma rencontre avec le Prince William, et je garde un souvenir attendri de David Beckham, un type bien, et ses enfants si bien élevés. [Fin du chapitre "balance moi du celeb'"]
J’avoue aussi avoir savouré le moment où Sepp Blatter, président misogyne de la FIFA et qui a un jour déclaré que “si les footballeuses mettaient des shorts plus échancrés là au moins on irait regarder leur matches”, s’est fait proprement hué par 80 000 spectateurs (à partir de la 3è minute sur la vidéo, ndlr) lors de la remise des médailles du foot chez les dames jeudi dernier. Je ne m’étendrai pas sur la FIFA (ces gens n’en valent pas la peine)… mais j’ai aimé voir un connard récolter ce qu’il avait si bien semé.
J’ai également savouré big time les séances d’interprétariat “à chaud” avec mes collègues du Olympic News Service dans la Mixed Zone, à poser les questions aux athlètes et recueillir leurs réactions au milieu du bruit des journalistes, des micros, des caméras… Juste à coté de ladite zone mixte il y avait l’Anti-Doping Station où bien que le fond de commerce soit très sérieux on y rigolait à gorge déployé….
Pour finir avec ce billet un peu cafardeux (ce dont nous avions été prévenus en formation, le fameux “withdrawal symptom”) je ne peux qu’aborder, sinon on en a pour 3 jours, l’ambiance de malade, mon équipe si motivée et si drôle, notre façon de nous protéger les uns les autres, avec la conscience d”être un maillon dans les chaines d’un événement planétaire. Durant deux semaines nous avons défendu le bout de gras en sachant que le monde entier nous regardait. Nous avons reçu et pris soins d’officiels, de dignitaires, de célébrités, du public et travaillé coude à coude avec d’autres volontaires dans une atmosphère certes de travail acharné mais en compagnie de Games Makers au sourire et à l’enthousiasme permanent.
C’était intense, magique, une expérience qui change ta vie. J’envie mes collègues qui vont bosser aux Jeux Paralympiques. Jeux qui vont bénéficier ici d’une énorme couverture et dont les billets sont pratiquement tous vendus. Je ne sais pas encore si j’en suis mais j’ai des billets pour aller voir les compétitions, alors stay tuned!
Pour conclure, mes remerciements et tout mon amour à mon chouchou-love à moi Parker qui m’a soutenu à fond les manettes dès le début (citations choisies: “You go and do it, bitch!!!”, “Show them your shit!”, “Kill’em all!!!”), et qui m’a vu lors de ma sortie de l’hôpital l’an dernier me reconstruire avec le projet Games Maker en ligne de mire. Il y a cru tout du long que j’allais en être, le Parker, et il avait raison ce rosbif de mon cœur!
Je vais également mentionner mes amis Anne, Tidou, Michel, Stephan, Iwan, Michael, Dom, Jorge, Hervé, Pascal, Marion… à qui je dédie cette aventure inoubliable, et qui ignorent probablement à quel point j’ai pensé à eux durant ces Jeux et combien leurs “good vibes” me sont précieuses. Merci également à LOCOG pour avoir lourdement plébiscité les volontaires lors de la Cérémonie de Clôture.
Je reviens bientôt, avec un dernier billet ès-London 2012, plus branché graphisme et le-bon-goût-dans-tout-ça…
À (très) Bientôt!!!
(et merci à vous mes petits lecteurs chéris!)
Le Saviez-vous: l’Anti-doping aux JO
- Les athlètes doivent fournir deux échantillons d’urine. Idem pour les chevaux.
- Si un volontaire chaperonne un athlète, il peut avoir à aller avec lui quand il se douche (c’est arrivé à un de mes collègues volontaires; pas dans la douche mais la cabine est inspectée par les mecs de l’anti-doping et il faut être certain que rien n’est emmené à l’intérieur par l’athlète. Le volontaire attend directement à l’extérieur quitte à passer la serviette.)
- L’EPO n’est pas visible en soi dans les urines. On n’en voit que les traces hématologiques a posteriori, ce qui prouve que l’athlète est positif.
- Si un athlète bloque et n’arrive pas à faire pipi il ne peut boire qu’une eau spéciale, en bouteille scellée, conservée par l’anti-doping station. Interdiction au volontaire d’y toucher. Mais obligation de poireauter en attendant que la vessie veuille bien se détendre (ai failli suggérer “Vous avez essayé de vous mettre un doigt? ça donne parfois de bon résultats…“)
- C’est incroyable comme les athlètes peuvent vous raconter leur vie et des trucs méga-intimes quand on les chaperonne.
- Un examen sanguin n’est nécessaire qu’en cas de doute relatif à une tentative de changement du métabolisme (oxygène, hormones) suite à un examen d’urine.
- Les gens de l’anti-doping station sont über-cool qu’on est des potes à la vie à la mort.
- Les kits de réception du pipi des athlètes sont en verre (cf. photo), stériles naturellement, de format vase à méga gerbes de fleurs, avec couvercles en métal, de fabrication suisse et qui pèsent à vide le poid d’un âne mort. Il n’est pas nécessaire de les remplir, mais c’est néanmoins impressionnant, et ce qu’on soit athlète ou cheval. (cf. paragraphe 4)
- L’anti-doping station de mon Olympic Venue fait genre 4 mètres sur 3 ou la taille d’une chambre de gosse, et il y a les responsables, les médecins, les assesseurs, les coach, les représentants de fédérations ou comités internationaux, les athlètes, les chaperons, les chaperonnes. Ça piaille et ça discute on se croirait au pub avant que la cloche sonne.
- Le volontaire a interdiction de nommer l’athlète qu’il a chaperonné, et signe une décharge avant et après la prise en charge de l’athlète. Avec son sang.




